06 novembre 2013

Dernière semaine de vacances scolaires

Lundi 28 Octobre


Petit coup de fil à ma filleule en ce jour où elle fête son 4ème anniversaire.Tout avait été prévu à l'avance, l'achat des cadeaux cet été, l'envoi de la carte musicale 2 semaines avant et d'une virtuelle elle aussi programmée plusieurs jours en avance pour être sûre de ne pas rater l'événement (oui je sais, je suis une vraie mamie). Restait juste à caler le petit appel téléphonique qui va bien, en tenant compte des 2 heures de décalage que nous avons à présent avec la France ! Ca fait du bien d'entendre ses proches, même si ça a été court ! Encore tous nos meilleurs voeux ma louloute et joyeux anniversaire !

Lundi, piscine pour les p'tits gars. Raf à l'eau avec le grand, et moi avec Gab qui ce coup-ci, pleure déjà dans la pataugeoire ! Tandis que quasi tous les enfants sont déjà en mode ventral, le mien reste obstinément à la verticale, trop peur de basculer en avant ! Et le maître nageur et moi avons beau nous relayer pour essayer de faire rentrer dans sa tête qu'avec la frite et nous dans l'eau il ne peut rien lui arriver, rien n'y fait. Comme on dit chez nous, quand il a quelque chose dans le crâne, il ne l'a pas ailleurs ! Tête de pioche comme dirait son papi Riri ! Et moi je rajouterai "hérédité chargée", merci papi, le mien (et je peux vous dire que je sais de quoi je parle ! En tant qu'amatrice de généalogie, je sais de quoi mes ancêtres étaient capables, pour certains d'entre eux ! Lol !). A force de persuasion et de calme, il finit par faire des petites longueurs et il a l'air de s'amuser ! Mais bon, nous sommes branchés sur la fréquence "suisse" (bonjour mes amis suisses, je sais c'est cliché), les copains sont déjà passés à la vitesse supérieure, la planche contre la frite. Mais on progresse, à la vitesse djiboutienne certes, mais on progresse ! J'entends déjà Raf utiliser cet argument pour essayer de me convaincre de rajouter une année supplémentaire ! Lol ! Eh ben je t'arrête tout net, c'est raté ! Na !


Ce mardi, petite sortie avec les enfants, puisque ici aussi, ils sont en vacances. Le club a organisé un petit déjeuner au cercle mess du Héron, suivi, pour ceux qui le veulent, d'une baignade. Petit déj sur la terrasse au bord de la mer, cool ! R.V. (théorique) à 8h30, mais la plupart des convives sont à l'heure locale et arrivent plus vers 9h (nous laissant en train de marquer la table avec les traces de nos dents en les attendant. Car oui, nous petit déjeunons habituellement entre 6 et 7h tous les matins, faîtes le compte !). Le temps de tout mettre en place, il n'y a qu'un seul serveur pour autant de monde (qui en plus de faire le service, s'emploie à effrayer et chasser les corbeaux qui gravitent. Euh, mais quand je dis chasse, c'est à la manière locale, un épouvantail serait plus vif !). Les responsables de la section du club jouent les hôtesses et font également le service.
Une chocolatine et la mer, le bonheur !
Petit déjeuner très classique, mais je ne vous dis pas le bien que ça fait de manger un petit pain au chocolat (chocolatine pour mes amis girondins). Ca fait tellement du bien que certains se sont resservis, obligeant nos 2 charmantes responsables à quémander quelques mini-viennoiseries en cuisine pour elles, le pain n'était pas rationné, les petits pains, si ! Et encore, les corbeaux n'ont pas eu leur part, il y a tellement longtemps que nous n'avions pas mangé de viennoiseries que nous avons défendu nos parts becs (c'est le cas de le dire) et ongles ! Le reste de la matinée s'est passé dans une eau très bonne, seul bémol, cette impression d'être dans une essoreuse à salade avec toutes ces algues qui viennent nous chatouiller de tous les côtés ! Mais Ô miracle du jour, Gab, frite sous le bras, me lâche pour faire sa petite vie, pas super loin, mais qu'importe, il s'amuse bien à faire le "taxi-brousse" (merci Bruno !). Belle matinée avec Sylvie et ses enfants, et grosse pensée pour amis et familles dans la brume matinale et les températures fraîches !
Il y a le ciel, le soleil et la mer !













Les crêpes

Viande et omelette

Retour à la maison pour mon cours de cuisine, aujourd'hui, c'est fatira. Nima a préparé les crêpes en avance à la maison pour gagner du temps. C'est un plat de la région, une sorte de mille-feuille local. C'est une succession de morceaux de crêpes, viande, tomates, oignons, omelette, jusqu'à épuisement des ingrédients. Et on finit par des rondelles de bananes et de la salade verte finement hachée. Le tout est servi avec une sauce à base de mayonnaise, moutarde et citron. Vous vous demandez ce que les bananes font là ? Moi aussi la première fois, mais je peux vous dire que c'est très bon ! Et en plus, tu peux faire la fête des voisins, il y en a pour un régiment !

Oignons et tomates
La fatira
Vendredi, le club de tennis de Raf organise un barbecue pour faire connaissance. Une des plages du Héron et sa paillotte ont été réservées pour l'occasion. Déjeuner en terrasse les yeux dans l'océan et les pieds dans le sable, quel bonheur ! Ambiance bon enfant, on se sert directement les boissons fraîches à la kubaya (sorte de grande glacière, absolument indispensable pour survivre à Djibouti). Ici les consignes ont été données avant l'assaut, à savoir combien de brochettes et de saucisses il allait y avoir par adulte et par enfant ! Au moins, c'est clair pour tout le monde. Le repas finit par un petit quizz tennistique, permettant de gagner balles et t-shirts. Chou blanc sur toute la ligne, je connaissais certaines réponses, mais "pas assez rapide petit scarabée", le sport c'est pas forcément mon domaine de prédilection (mais ça vous le saviez déjà). Bon moment de détente en compagnie de Marie et de sa famille, j'ai pu en plus jouer l'entremetteuse, sportivement parlant bien entendu, pour trouver de nouveaux futurs partenaires de jeu à Raf ! Merci qui ?! Baignade tout aussi agréable que mardi, quelques vaguelettes en plus. Et je (re)pense à la France et ses frimas en ce début novembre. Entre les 2 mon coeur balance ! Plaid, cheminée et chocolat chaud, ou maillot de bain, soleil et boisson fraîche ?!


Et pour finir sur un petit sourire, on m'a changé ma table de salle à manger dont le pied menaçait de nous tomber... sur les pieds justement. Et là, je me crois au milieu d'une blague (celles qu'on fait à propos d'un certain service de l'état, vous voyez de quoi je parle ?), 2 qui bossent et 1 qui regarde (et qui disparaît bien vite), puis les 2 mêmes qui tentent de monter la table, sans presque aucun outil ! Je sais que l'adage veut que les cordonniers soient plus plus mal chaussés, mais quand même ! Heureusement que Raf a tout ce qu'il faut, j'ai donc pu leur prêter les outils nécessaires, et avoir ma table montée ! Ouf ! Il s'avère que le chef n'a pas voulu envoyer le menuisier, je ne sais pas quelle était la spécialité de ceux là, ils s'en sont quand même tirés (en regardant toutefois d'un air interrogateur le porte-embouts qu'un des deux avait dans la main). Comme je le dis souvent, ça fait parti du charme de la vie locale ! A ce propos, et pour continuer dans la même veine, je vais vous faire partager quelques petites "tranches de vie" trouvées sur un autre blog, tout à fait par haasard, "djibouti.arta.2011.over-blog.com". Bravo à son auteur qui a bien su retranscrire ce qui fait notre quotidien. Toute ressemblance avec des faits ou des personnages existants serait..... tout à fait volontaire (avec mes petits commentaires en prime) ! Dans la série "Tu sais que tu habites depuis un moment à Djibouti, quand" :
- tu as froid dès que le thermomètre passe sous les 26° (bon, moi je n'en suis pas encore là)
- tu ne regardes plus la météo du soir pour savoir quel temps il va faire le lendemain, tu le sais déjà, ça change jamais (ça c'est un avantage, ça évite la solitude devant son placard)
- tu ne trouves plus surprenant de voir traverser chèvres et dromadaires, ni âne circulant sur la route comme un véhicule lambda, qui se fait donc klaxonner à tout va (euh pas moi, j'ai pas encore atteins ce stade)
- tu connais un certains nombre d'arnaques (et tu en parles avec les amis pour partager, on n'est jamais trop prudent)
- tu peux faire tes courses sans sortir de la voiture, il y a toujours un vendeur ambulant sorti de nulle part (bon, faut pas être trop regardant sur la marchandise, on trouve pêle-mêle chaussettes, essuie-glaces, raquettes à moustiques,...)
- si la police t'arrête, tu négocies le prix de ton infraction (si si, ici tout se négocie, et même si tu n'aimes pas, tu t'y mets pour éviter de te faire plumer)
- tu en viens à oublier qu'il y a un code de la route à force de ne plus voir de panneaux ( tu es toujours en train de te demander si tu es dans le bon sens de circulation, si tu peux tourner à gauche ou à droite. Du coup tu fais comme les locaux, mais le savent-ils, eux, s'ils sont dans le bon sens ?!)
- si ton klaxon est en panne, tu coures 5 fois plus de risques d'avoir un accident
- tu ne téléphones jamais à tes amis entre 13h et 16h (sieste oblige, et elle est sacrée, tout s'arrête)
- tu te laves les mains 20 fois par jour, te rinces les pieds 10 fois, et ne sors jamais sans ton désinfectant
- le Boiteux et le Voleur sont des enseignes de magasins, et non des noms de personnes (quoique)
- tu ne portes plus que des tongs tout au long de l'année (dur le retour en France dans des chaussures fermées, j'ai déjà mal aux pieds rien qu'en y pensant)
- tu connais 10 Momo et 15 Ali (ils doivent se dire que c'est plus facile à retenir pour nous)
- tu ne consommes plus l'eau en bouteille de 1,5L mais en bombones de 19L
etc...........
Si ça vous a plu, n'hésitez pas à découvrir le reste de cette liste sur le lien que je vous ai indiqué plus haut, c'est vraiment du vécu ! Et ça va vous procurer un peu de sourire dans la grisaille ! Bonne lecture et à bientôt pour de nouvelles aventures !


28 octobre 2013

Bye Bye Octobre !

Les jours filent à vive allure ! Entre les rencontres sympathiques pendant les courses (une petite anglaise avec un teint de porcelaine et des tâches de rousseur qui cherchait "le cwème pour bronzer tout seul parce que je me twouve twop blanche, mais s'il n'y en a pas, c'est pas gwave, c'est du luxe, je suis jolie comme ça aussi, non ?!") ou les retours plus agités ("ne rentres pas tout de suite, prends ton temps pour faire tes courses, il y a une mini émeute devant les grilles de la résidence, la police et les militaires ont été appelés"), et les cours de salsa qui me font penser que peut être, je ne suis pas faite pour danser en duo, nous arrivons à la fin de ce mois d'octobre, qui n'a ici, d'octobre, que le nom, pas les températures ! A l'heure où j'écris cet article, il est 9h30 et mon thermomètre affiche 31.5°. Le paréo reste donc plus que jamais la tenue de rigueur (surtout assise pendant 2 heures dans un fauteuil de bureau, en mode macération) ! C'est comme un long été indien, mais qui tiendrait plus de l'été que de l'indien !

Les contrôles se sont renforcés à l'entrée de la résidence, du moins quand le "chef" est là ! Les files de voitures devant faire demi-tour sont plus nombreuses, et le non respect des règles de circulation dans la résidence pointé du doigt (rouler en sens interdit pour éviter à son enfant chéri de faire 15 mètres à pied). Mais quand le chat n'est pas là, les souris dansent, dit le proverbe. Là, c'est disons, un peu plus aléatoire ! Sauf pour les nouveaux, qui eux, font carrément du zèle ! Mais bon, quand on n'a rien à se reprocher, il n'y a pas de problème, ils ne font que leur travail ! Quant à mon "ami", il est toujours là, à me faire de grands sourires ! Toute tentative de "séduction" est vouée à l'échec, je ne suis pas sensible à son "charme" ! Le mode "fayot" c'est pas du tout mon truc !

Les cours de piscine ont enfin débuté. Les garçons sont dans le même créneau horaire, dans lequel il y a 2 groupes. Les plus petits, et les plus grands qui se débrouillent un peu mieux déjà. Gabriel et ses petits camarades commencent dans la pataugeoire par s'éclabousser et faire de petits exercices comme se déplacer à plat ventre dans l'eau, ou sur le dos avec les oreilles immergées. Je le sens à l'aise, je suis contente (pas pour longtemps). C'est Raf qui est dans l'eau avec lui, moi je surveille Geoffrey en même temps, prête à mouiller le maillot  s'il le faut. Mais pour lui, ça a l'air d'aller, il en est déjà à descendre au fond de la piscine le long de la corde. Du côté des petits, après avoir fait les crocodiles dans la pataugeoire, on passe dans le grand bain, et là, ça se corse ! Mon Gab a décidé d'apprendre à nager à la verticale, et refuse de se mettre sur le ventre. Et ce qui devait arriver, arriva. Pendant que Geoffrey est en mode "grand bleu", on entend un enfant, un seul, qui hurle et qui pleure (et en plus à la piscine ça ne résonne pas, mais alors pas du tout), c'est mon Gab ! Je suis sûre que même à 3 mètres de profondeur, son frère l'a entendu ! Le monde du silence n'est plus ce qu'il était ! Je me jette à l'eau, mais rien n'y fait, impossible de le placer sur le ventre, ******de tête de pioche ! C'est donc loin d'être gagné ! Mais le pire c'est qu'une fois sorti de l'eau, il nous fait son malin ! Il en faut des nerfs, je vous le dis !!

Au dîner, on pense se consoler et se regonfler (un peu) le moral avec le plat concocté par Nima (riz, poisson, pommes de terre et tomates, le tout cuit ensemble et bien mijoté), mais dès la première bouchée, le poivre et les épices sur les lèvres nous donnent une impression de gonflement au collagène, nous laissant avec des lèvres genre "bouche de poisson", comme après une injection mal dosée (voir les photos de certaines stars américaines ou françaises pour vous faire une idée) ! Si tu arrives à vider ton assiette tu ne crains plus rien la fois suivante, normal, tu n'as plus ni oesophage, ni estomac ! Après le rajout d'un yaourt nature, c'est déjà bien plus soft. Donc à enregistrer dans un petit recoin du cerveau,  penser à avoir toujours un yaourt nature dans le frigo en cas d'incendie culinaire ! Ce sera mon petit conseil du jour pour les nouveaux arrivants !

Le mardi, c'est salsa. Après m'être "gavée" de vidéos diverses (plus ou moins digestes) sur internet pour m'entraîner et essayer de comprendre ce qui n'allait pas sur certains de mes pas, passant des pros originaires des pays qui ont la salsa dans le sang (à vous dégoûter d'oser seulement essayer), aux amateurs de tous bords qui vous embrouillent encore un peu plus avec leurs explications, j'ai laissé tomber ! C'est pendant le cours que le déclic est venu, il me manquait un pas ! Indispensable pour passer à l'étape suivante, "enchoufla doble". Bon ben il faudra encore persévérer et ne pas se laisser déconcentrer ! Il est grand temps que j'aille aux soirées "danse" du mercredi au Kempinski moi, "désolée chéri, c'est indispensable pour progresser !".  Lol !! Raf a voulu voir les pas et m'a trouvé une radio latino. Sauf que, s'entraîner dans la cuisine quand on n'en n'a pas une qui ait les dimensions de celle de Buckingham Palace, c'est risqué ! Et on finit toujours par se cogner dans les tiroirs et les portes des placards ouvertes (j'étais en train de faire la vaisselle, je sais, c'est pas malin, sauf si on veut un nouveau service de table) ! En attendant, ça m'a permis de faire la connaissance de cousins d'un couple d'amis de Gironde qui sont dans le même cours de salsa que moi. Trop fort, non ?! Comment dit-on déjà ? Le monde est petit ! Et bien ça se vérifie certaines fois ! Alors bienvenue à eux !

21 octobre 2013

Bonne année 1434 !

Même les doudous ont besoin d'une glace pour se rafraîchir !
Nous sommes à présent mi-octobre, et toujours pas de vraie accalmie sur le front des températures. Pendant que vous en êtes à mettre bottines, manteaux, et écharpes, nous nous promenons toujours en débardeurs avec tongs aux pieds (et pieds en l'air tous les 100 mètres en alternant le gauche et le droit, pour faire sortir les cailloux qui s'infiltrent régulièrement ! Je me fais l'effet d'être un soldat grec, vous savez ceux qui lèvent la jambe assez haut, restent statiques, puis changent avec l'autre pied ! Quelle est donc cette secte étrange et bizarre ?!). Petit cadeau de Noël en avance (enfin si on peut considérer de l'electro-ménager comme un cadeau féminin), on vient me changer la gazinière qui avait à peine quelques jours. Tout le lot avait un défaut de fabrication, qui aurait réduit le quartier (et nous par la même) en petits confettis en route pour l'espace ! Bon j'exagère un peu ! Me voilà avec du matériel tout neuf et comme m'a dit le livreur, "elle est top, avec des tas de fonctions et allumage électrique des plaques de cuisson, plus besoin d'allumettes" (cool, j'en pouvais plus de craquer 10 allumettes à chaque fois, entre celles qui s'éteignent, celles qui se cassent, .... je vais pouvoir sauver des forêts !). Une vraie vitrine de téléachat ce technicien ! Le lendemain, au moment de reprendre ma voiture, deux hommes à moitié couchés sur le capot, à l'aise Blaise ! Là je me dis que je vais ouvrir mon clapet (un peu) et je leur lance un joyeux "elle est confortable ma voiture ?". Et là, je me rends compte que l'un des deux est mon livreur d'hier ! C'est tout moi ça ! Bon, ils se sont quand même vite relevés pour me répondre par un  "alors Madame, vous en êtes contente de votre nouvelle gazinière ?".

Poulet aux noix de cajou
Dans la série les testeurs de restaurants,  nous voilà repartis (toute la petite bande habituelle) pour un établissement de cuisine asiatique du centre. La ville est décorée de nombreuses guirlandes, les artères principales sont illuminées. On se croirait à quelques jours de Noël à peine, les guirlandes sont très similaires à ce que nous avons en France en guise de décorations de fin d'année (nous nous attendons donc à quelques coupures de jus de temps à autre). Mais pourquoi est-ce décoré ? Et bien le monde musulman s'apprête à fêter l’Aïd el Adha (fête du sacrifice), appelé aussi l’Aïd el Kébir (la grande fête). C'est la fête la plus importante dans le calendrier musulman. Elle commémore la soumission d'Ibrahim (ou Abraham) à son dieu, symbolisée par l'épisode où il accepte d'égorger son fils Ismaël sur ordre divin. Mais au dernier moment, Dieu envoie l'ange Gabriel substituer l'enfant à un mouton. En souvenir de cette soumission, les familles musulmanes sacrifient un animal, traditionnellement un mouton ou un bélier. Le sacrifice doit être accompli selon les rites par le chef de famille. Une partie du sacrifice est offert aux nécessiteux. C'est un jour de fête durant lequel les enfants reçoivent cadeaux et vêtements neufs. 

Ca c'était pour la petite note culturelle, passons maintenant à la réalité du terrain. Car figurez-vous que certaines traditions occidentales sont parvenues jusqu'ici, et mon "ami" compte bien en profiter ! Je veux bien sûr parler des étrennes ! Mais oui ! C'est avec son aplomb habituel que le voilà réclamant à mon Raf, tout dégoulinant de sueur à la sortie de son cours de course à pied,10 000 FDJ pour les fêtes  ! Et rebelote, le voilà qui nous tope le soir d'après quand nous nous apprêtions à sortir, moteur déjà en marche et tous attachés ! Moi au volant, légèrement excédée, prête à faire un démarrage en trombe à la Starsky et Hutch version "même pas peur de te rouler sur les pieds !".  Ambiance ! Et "cherry on the cake", hier, il demande à laver la voiture, et à être payé pour cette fois et la prochaine ! Alors comme il est censé partir, un jour ou l'autre (le temps et le calendrier sont des notions toutes relatives ici), notre voiture aurait-elle été lavée 2 fois pour autant ?! Et en plus monsieur préfère les billets aux pièces, et en remet une couche avec ses 10 000 !! Je ne pensais pas ressembler à un pigeon, mais il faut croire que si ! Après une petite discussion avec Patricia (docteur es-survie à Djibouti) sur le sujet, et vu ses yeux ronds et ses commentaires, ça me conforte dans l'idée que nous sommes pris pour ce que nous ne sommes pas ! Les "étrennes" se font ici, Patricia qui habite en maison a un chouff qui s'occupe de sa voiture, mais qui ouvre et ferme le portail, l'aide à porter ses courses, l'eau,..... Et la somme donnée est en général moitié moins que celle réclamée ! Même si je ne suis pas hyper douée en math, je sais que 1 + 1 = 2 ! Conséquence,  plus d'argent à la maison (trop dangereux, certaines légendes racontent que les murs ont des yeux et des oreilles ici) ! C'est un peu casse-pieds d'être sans arrêt pris pour une caisse enregistreuse ! De temps à autre, je préfère donner des vêtements, des chaussures ou quelques denrées alimentaires. Je n'attends pas de louanges ou de médailles, et je ne rêve pas d'avoir mon buste trônant à côté de celui de Ghandi dans le rond-point devant la base ! Un merci est suffisant, mais malheureusement, certains considèrent tout ceci comme un dû ! Tant pis pour eux ! Bref, je vous tiendrai au parfum pour la suite, je pense que l'épisode n'est pas fini !

Les fameuses gambas !
Et encore deux  restaurants dans la foulée (c'est pas comme ça qu'on va retrouver la ligne), gambas à la feta à la Mer Rouge (et un sommeil en pointillé à force de se lever pour hydrater mon gosier, c'est que la feta, c'est salé) avec retour ambiance le silence des agneaux : nombres de pick-up avec un ou plusieurs moutons à l'arrière, ça fait bizarre de savoir comment ils vont finir ! Pas à la fête, eux ! Et mardi, déjeuner au Héron, la salade de gésiers s'est transformée en salade de tomates avec dés de gruyère, et les fraises Chantilly en tiramisu. A cause de l'Aïd, le restaurant n'a pas été livré, il a fallu faire avec, pas grave ! Moi qui me faisais une joie de goûter aux fameuses fraises de Djibouti ! Ce sera pour une prochaine fois ! Lol !!

Trop dur de faire la tournée des restaurants !
Et pour faire glisser tout ça, cours de salsa du mardi. Révision des pas de la semaine passée, plus apprentissage d'une passe, "enchoufla" ! Mouais ! Ben c'est pas gagné ! Va falloir s'entraîner, mais alors pas qu'un peu. Et vu que mon partenaire (dans la vie)  ne l'est pas au cours de salsa, j'ai plus qu'à me rabattre sur mon balai ! Et là (pour la seule et unique fois), je suis heureuse d'habiter au dernier étage, personne pour me voir m'entraîner dans mon salon, me déhancher avec mon balai ! Lol ! C'est le prix à payer pour être au top !


Bonne année !