14 janvier 2014

Au revoir 2013 et bonjour 2014 !

Mardi 31 Décembre



Dernier jour de l'année, nous sommes la St Sylvestre ! Beaucoup d'endroits ont prévu un Réveillon, mais à force de ne pas savoir, d'hésiter, de comparer, de trouver certains prix trop excessifs,.... le temps a passé, et les places se sont vendues. Pas grave, on va faire la soirée à la maison. Un peu de cuisine, menu "tour de magie en cuisine, recettes bluffantes pour se régaler sans trop dépenser" (je vous fait un mix des titres des magazines féminins de cette période), un peu de déco achetée au cash center (kit cotillons et autres babioles), et une dose de talent ! Lol ! Petite soirée sympa et tranquille, on trinque et on pense bien aux amis et à nos familles. A minuit, coup de fil à nos mamans respectives, avec "oh c'est pas vrai, c'est vous les jeunes ?" (oui oui ! Vous connaissez beaucoup de monde qui vous téléphone avec l'indicatif +253, vous ?!) pour l'une,  et "mais vous êtes trop tôt, il n'est que 22h !" (oui mais nous, on sera déjà couchés quand il sera minuit en France) pour l'autre !
Bisous pour la nouvelle année
Décompte montre en main, ça y est, Djibouti est déjà passé en 2014 ! Alors meilleurs voeux à tout le monde, que cette nouvelle année vous apporte santé, prospérité et bonheur ! Nous nous couchons au son des "bzz bzz" agaçants des moustiques et de la musique des voisins, et essayons de trouver le sommeil entre 2 conversations bruyantes de chouffs et 47 sonneries de leur téléphone auquel personne ne répond ! Rien ne change ! 2013 reste identique à 2014. Les garçons à l'ordi et moi.... en train de faire le repas et la vaisselle ! Encore que, pas trop cassée la tête pour ce midi, le poulet cuit tout seul au four, c'est qu'il faut répondre à tous les voeux envoyés par e-mail et sur FB.


Alerte à Djibouti
Petite après-midi à la plage du Héron, pour le premier bain annuel. Nous sommes bien le 1er janvier ! Benj voulait son sempiternel wisky-coca pour trinquer sur la plage, pas de bol pour lui, les boissons extérieures sont interdites ! Bizarre que les bons jus de fruits frais de la paillote ne le tentent pas ! Vous connaissiez James Bond et son inséparable Martini, Benj c'est whisky-coca sinon rien ! Même sur la plage ou en rando, à ne pas oublier ! Idée à lui soumettre en tant que bonne résolution de 2014 : changer de boisson favorite !
On retrouve des copains, tout le monde s'est donné R.V. sur la plage pour faire LA photo du bain du 1er janvier, histoire de faire bisquer les amis et la famille à côté de leur chauffage en métropole ! Petits messages dans le sable pour nos proches (pour atténuer aussi un peu les effets de la photo qui fâche ! Ben oui, faudrait encore avoir des amis quand on va rentrer, et pas les avoir tous perdu, à force de balancer des photos de sable fin, de ciel bleu et de mer turquoise, lol !). Le soleil se couche sur ce premier jour de 2014. Bonne année !

Jeune homme 28 ans (hum hum) recherche jeune femme.......



Dernière grande excursion pendant le séjour de Benj, nous partons pendant 2 jours sur Ditillou. Ditillou est situé dans le district de Tadjourah, dans le Mont Goda (pas loin de 200 km de Djibouti ville). C'est à nouveau notre G.O. préféré, Jean-Louis, qui s'est occupé de faire la réservation auprès de Yayo, qui sera notre guide pendant ces 2 jours.
Nous sommes 14 à partir à l'aventure. R.V. chez l'une des participantes pour garer nos véhicules persos et décharger nos affaires, car nous  partons avec les 4X4 de l'agence (et valait mieux). Nous devions partir avant 14h, car la route est longue, mais à cause d'une erreur sur le point de R.V., nous partons avec plus d'1 heure de retard déjà. Les gars chargent toutes nos affaires et nos glacières sur le toit, le tout est bien harnaché et recouvert d'un filet (on va aussi comprendre pourquoi un peu plus tard), on se répartit dans les 2 véhicules, et c'est parti. Banquettes l'une en face de l'autre, elles sont plutôt pas mal, par contre, pas de ceintures. L'habitacle est garni du calendrier de la Bank of Africa, de l'incontournable tapis moumoute sur le tableau de bord, du drapeau du pays et de divers autocollants. Le chauffeur voit à peine au dessus du volant, nous par contre, de l'arrière, on ne voit pas à travers le pare-brise (fêlé comme il se doit). Nous sommes dans la voiture de Yayo, nous avons donc droit à toutes les explications en chemin. Nous traversons Balbala, et le trafic commence à se faire plus dense, beaucoup de camions en provenance ou à destination de l'Ethiopie.
A peine sortis de Djibouti, les paysages commencent à changer. C'est toujours aussi minéral, mais plus joli, plus diversifié. On traverse des villages, on croise des singes en bord de route, des dromadaires,.... et quelques gendarmes pour des contrôles, histoire de voir si nous ne sommes pas des clandestins ! Les routes sont meilleures que je ne le pensais, les km défilent, les paysages aussi : sable et pierres, petites montagnes, des coins de verdure, le Mont Goubet dans son eau bleue foncée, les palmiers dattiers de la côte,...On ne fera qu'un seul arrêt avant d'attaquer la piste, car nous sommes en retard sur l'horaire prévu. Dommage pour Benj qui rêve de voir le Lac Assal ! Nous stoppons non loin de Tadjourah. Comme dit le guide, pause obligatoire avant d'attaquer la dernière partie du parcours (et ma vessie lui dit merci aussi).
Nous quittons la route goudronnée plutôt pas mal (même si elle s'arrête de temps à autre pour se transformer en piste sur quelques mètres à chaque passage d'oueds) pour entrer dans le vif du sujet ! Il fait déjà nuit, nous entamons les 13 derniers km qui vont durer plus d'1h15 ! Moi je ne nommerai même pas ça une piste ! Le chemin (appelons le comme ça) suit les lits d'oueds, c'est donc une succession de sable, cailloux, rochers, pentes, descentes,.... Et là, on comprend le pourquoi du 4X4, mais du vrai 4X4, pas du genre que nous avons qui est plutôt un 4X4 de ville. Je croyais avoir vu le pire avec Kohr Ambado, j'étais bien loin du compte. Je ne sais pas comment fait le guide pour s'y retrouver, par moment ça va, on voit la piste, c'est franc et net, et par moment, c'est juste des tonnes de gravas et de rochers qu'il faut escalader, on ne peut pas dire autrement. Et dire qu'on est secoué n'est pas un terme encore assez fort pour décrire ce que nous vivons. Les oueds, lorsqu'ils sont remplis d'eau, charrient des tonnes de pierres, de sable et de rochers, et tout reste tel quel quand ils sont à sec. C'est juste incroyable d'arriver à passer sur ces chemins encombrés, avec juste la place de la voiture, entre de gros rochers qu'on frôle à quelques cm. Le fait qu'il fasse déjà nuit accentue l'effet "je suis pas rassurée", on sait qu'il y a le ravin d'un côté et la montagne de l'autre, ou alors le ravin des 2 côtés, ou 2 rochers,... Bref, dans tous les cas de figures, on est mal si le conducteur fait une fausse manip ! Je peux vous dire que j'ai crû ma dernière heure arrivée (oui encore), principalement lorsque la voiture a calé en plein milieu d'une montée très hard jonchée de rochers qui nous font glisser en arrière ! Le temps est suspendu, et nous aussi, à ce qu'on peut, la voiture est en pente, nous collés vers les portes du fond (pas parce qu'on le veut, mais par la loi de l'attraction terrestre), on ne bouge plus, on ne respire plus. On est comme figé, ça ne dure que quelques secondes, mais ça a l'air d'une éternité. La seconde voiture s'est immobilisée pas trop près de nous (on ne sait jamais), et je pense que les passagers ont eu peur aussi (mais moins que nous). Le chauffeur fait crisser les pneus et le moteur gronde, on est projeté en avant lors du redémarrage. Ouf ! Mais je vous dis pas l'angoisse, je commençais à me confesser à Raf ! Je ne sens plus mes bras tellement je suis cramponnée et crispée, ni mes jambes que je cale comme je peux, tout en essayant de maintenir Gabriel et en lançant des "oh la la", "ah c'est pas vrai", "seigneur",.... ! Le fait qu'il fasse nuit noire rajoute à l'effet angoissant et oppressant. Et dire que demain nous allons voir ça de jour. Brr, j'en frissonne déjà d'effroi ! Au bout d'interminables minutes sur cette longue piste escarpée, nous arrivons enfin. En ce qui me concerne, je suis courbaturée, crispée, ecchymosée, et le sang s'est retiré de mon visage, mais à part ça, tout va bien !

Le campement, dans un écrin de verdure


Le campement touristique est aménagé en village de huttes traditionnelles organisées en terrasse,  et nichées dans un cirque de montagnes. C'est le plus ancien de Djibouti, crée en 1988 par l'ingénieur agronome Baragoïta Saïd. Les glacières sont transportées dans la "salle de restaurant", et nous nous répartissons les toukoules. Ces derniers sont des habitations circulaires en bois et toit de chaume. Une longue étoffe fait office de porte d'entrée, on devine une lampe tempête à l'intérieur pour nous accueillir. Tout l'intérieur du toukoule est garni de couvertures pour éviter les courants d'air, elles sont colorées et de divers motifs. Un grand lit et 2 lits de camp surmontés d'une moustiquaire, avec couvertures, draps et coussins, nous attendent. C'est rustique, mais effet "cabane en bois dans les arbres" de notre enfance garanti ! Un peu plus bas, on nous montre les toilettes. Les portes ne ferment pas, mais à l'intérieur c'est grand pour 10 personnes, toujours garni de ces couvertures colorées et gaies tout autour, il y a un tronc qui sert à accrocher vêtements ou objets, et comble du luxe, il y a une chasse d'eau (et pas de seau avec sa petite pelle) qui fonctionne et du papier toilette à profusion. A l'extérieur et en face, 2 lavabos enchâssés dans des rondins de bois, et juste à côté, un bâtiment en dur avec 4 douches individuelles (dont les guides humains et littéraires s'accordent à dire que l'eau est très revigorante ! Eh oui, nous sommes en montagne). On ne voit pas grand chose du camp puisqu'il fait déjà nuit, mais tout ça a l'air bien sympa. Nous rejoignons la "salle à manger", décorée de guirlandes de Noël en papier et électriques ! Petite veste polaire de rigueur, tout autant que l'est  l'apéritif pour nous remettre de nos émotions ! Samossas en entrée, puis brochettes de poissons et pâte à la sauce tomate (il nous faut des sucres lents pour ce qui nous attend demain) et salade de fruits ananas. On se met d'accord avec le guide sur le programme et l'horaire du lendemain. Certains ont voulu tenter la douche, mais l'eau du camp est coupée pour la nuit. Reste l'option eau en bouteille ou lingette. Personne ne fait long feu, il faut se reposer avant la longue marche de demain. Et comme je ne veux pas renouveler l'expérience Khor Ambado, je fais l'impasse alcool, boisson gazeuse, thé et café, et je prends mon petit cachet homéo pour me détendre.
Notre toukoule
Comme il fait frais, on garde pantalon et un lainage pour dormir. Mais les couvertures qui nous sont fournies sont très douces et bien chaudes, et Raf et moi avons notre bouillotte en la personne de Gab, qui dort entre nous dans le grand lit. Tout est calme (mis à part Benj qui se bat avec un papillon qui a réussi à rentrer sous la moustiquaire, et qu'il essaye par 2 fois de faire sortir), on entend les bruits de la nature, le vent, quelques oiseaux, et les chats qui se promènent dans le campement (pas les hyènes comme à Khor Ambado, avec leurs ricanements genre "je me fiche de toi !"). Même si mon sommeil est entrecoupé, j'ai plutôt pas mal dormi.



On prend des forces !
Lever à 6h, on entend réveils et portables sonner dans tous les toukoules. Petite toilette rapide, on rejoint le restaurant, le petit déj était prévu à 6h30 pour partir à 7h-7h30 max ! Ben nous, on était là, pile à l'heure ! Mais pas le petit déj ! Le fameux 1/4h djiboutien citadin fait 1/2h dans la montagne. On retrouve vite le sourire à la vue de belles galettes chaudes qu'on nous apporte. C'est pas light, mais comme on va se dépenser, peu importe. Et comme on n'est plus à quelques calories près, on rajoute gaiement confiture et pâte à tartiner. Un régal. Oublié le "pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé" ! Juste le temps de se préparer, et c'est parti. Yayo amène un second guide, au cas où certains d'entre nous ne souhaitent pas faire la rando en totalité, il y a possibilité de rentrer à partir des jardins avec lui. Ca grimpe d'entrée dès la sortie du camp, le temps est gris, les nuages sont accrochés sur les sommets, ça fait comme du brouillard, et il tombe une espèce de crachin. Pas de quoi être grandement mouillé en tous cas, et heureusement, il pleut tellement peu ici que je n'ai même pas pensé à emporter des K-Way. Quelques explications sur la flore et la faune, nous rencontrons des arbres dont le tronc est comme vert fluo, c'est assez étrange. Ca se voit que c'est plus humide ici, ça sent vraiment la forêt, cette odeur de terre mouillée et de champignons (euh, hallucinogènes les champignons, vu qu'il n'y en a pas ici ! Lol !).
Ca fait un bien fou cette verdure, et ces quelques fleurs entre les pierres et les rochers. Pour un peu on prendrait une touffe pour la mâchouiller et avoir notre dose de chlorophylle (notre khat à nous en somme). Et ça grimpe toujours, on escalade, on passe par-dessus des troncs d'arbres, on escalade les rochers, on marche sur les cailloux. Je tiens Gab fermement par la main pour l'aider, c'est haut par moment, et ça glisse pas mal. Les pierres et rochers prennent des teintes diverses, rouge foncé, ocre, beige, noir, le sol est tantôt sablonneux, tantôt terreux. On trouve même sur le chemin des plants d'un basilic très odorant et des tomates. On croise des dromadaires, des dikd-diks, des damans, des vaches. Et on grimpe, encore et toujours, mais comme il ne fait pas trop chaud, ça va, même si ce n'est pas une petite promenade de santé ! On profite bien du paysage, tout en restant vigilant car les chemins que nous empruntons ne sont souvent pas larges, avec le ravin en contrebas. Nous arrivons au "jardin", divers arbres plantés en terrasse, et de longs tuyaux jaunes qui sont installés tout le long pour permettre l'irrigation. Tout le monde est décidé à faire la rando entièrement, on repart pour une nouvelle grimpette. Un petit bonjour au gardien de la forêt (un crâne de dromadaire installé à l'orée) et on découvre des palmiers. Pour un peu, on se croirait vraiment dans une jungle amazonienne !
La cascade 
Après de longues heures de marche, nous voilà arrivés comme dans un couloir à ciel ouvert, des 2 côtés des falaises rouges, quelques trous de ce de là, et quelques arbres qui poussent sur la roche on ne sait comment, du sable et des cailloux entre, et un super écho. Impressionnant ! Et au fond de ce cirque, la petite source pour laquelle nous avons fait tous ces efforts ! Petite pause bienvenue, on croque quelques biscuits, on se réhydrate, et moi je dépose mon sac car j'ai le dos trempé! On repart, mais la grimpette c'est presque fini, on redescend en marchant dans les lits d'oueds ! Mouais, à la réflexion, je me demande si j'aimais pas mieux grimper. Les oueds sont remplis de cailloux et de rochers, il faut marcher là dessus, c'est l'enfer. Pour moi en tous cas. Comme il y a l'enfer du Nord et ses pavés pendant le tour de France, il y a les cailloux des oueds ici. Et on va en bouffer de la caillasse, je vous dis pas ! Ca + le fait que ça descend + mes baskets pas adaptées dans lesquelles j'ai mal aux pieds en toutes circonstances + mes pieds de paysannes = de gros bobos à venir ! Pour freiner la descente les pieds sont tout devant dans la chaussure et les doigts de pieds et ongles cognent sans arrêt au bout. L'impression qu'un lanceur de couteaux me transperce les doigts de pieds. Du coup je marche les doigts de pieds recroquevillés à l'intérieur de la chaussure pour essayer de limiter les dégâts. Ben, c'est pas très efficace, ça fait perdre du temps, tout le monde est déjà loin, et ça fait perdre l'équilibre. Je marcherais là-dedans avec des talons aiguilles que ça serait pas pire ! Je ne prends presque plus le temps de regarder le paysage tellement j'en ch.., peur de me tordre la cheville, de me casser la figure et de me ramasser sur les cailloux. Raf reste un peu avec moi, et le second guide aussi, pour fermer la marche. Le soleil est revenu, il fait chaud, c'est pas fait pour arranger mes affaires. C'est mon chemin de croix à moi en somme !
Dans le lit de l'oued
Je ne sais pas comment font les 2 guides pour faire tout ça en tongs, sans quasi avoir les pieds sales, alors que moi je suis dégueu jusqu'au dessus de la cheville et que même en baskets, j'ai du mal. A croire qu'ils naissent avec des tongs déjà aux pieds ! Le reste du groupe qui est déjà bien avancé fait plusieurs pauses en attendant the boulet, si bien que lorsque j'arrive enfin à les rejoindre, ils repartent aussitôt. Donc je crapahute depuis 8h ce matin sans avoir arrêté, là ça commence à déborder et je laisse parler la râleuse qui était en sommeil (résolution de la nouvelle année. Aura pas duré longtemps celle-là !) et qui ne demandait qu'à se réveiller. Comme si le fait de râler allait arranger mes affaires ! Euh, non ! J'ai toujours aussi mal aux pieds ! A chaque pas, j'ai l'impression qu'on abat un marteau sur mes ongles, donc vous l'aurez compris, je déguste ! Raf m'a débarrassé de mon sac à dos et me tire dans la dernière montée à l'aide du gilet de Gab que nous tenons chacun d'un côté ! Le mec qui tire sa mule ! Je dois m'arrêter de temps à autre, histoire de souffler un peu. Sauf qu'une fois en haut, panique totale, impossible de reprendre mon souffle, j'ai comme une boule dans la gorge qui m'empêche de respirer. En mode hyperventilation la fille ! Je crois que j'ai fichu la trouille à une partie de la troupe (euh à moi aussi celà dit). Trop la honte !! Mise K.O par mes enfants, par Geoffrey que je vais désormais nommer "Chamois d'Or" (chamois car il a grimpé tout ça comme un rien, et or car il a bien mérité la médaille d'or, pendant 5h à la hauteur du guide sans jamais le lâcher, ce dernier n'en revenait pas, lui qui avait dit d'entrée qu'aucun des 2 gamins n'arriverait au bout ! Bluffé le gars !), et même par Gab, 5 ans 1/2 ! Ainsi que par tous les autres, même les plus âgés que moi ! Et comme si ça ne suffisait pas, le guide veut m'achever en voulant chercher la voiture pour me véhiculer jusqu'au camp ! Bon OK, je ne suis pas sportive, mais il me reste un tout petit (bon d'accord, juste un infime) brin de fierté (que Raf nommerait plutôt une tête de cochon) ! Si je suis allée jusque là, je peux encore tenir 10 minutes pour rentrer. Il semble que j'ai pris un coup de chaud et une fringale (comme si j'avais pas pu puiser dans mes réserves, il y a pourtant de quoi faire), Benj et Raf me renversent le peu d'eau de ma gourde qui reste sur la tête et dans la casquette pour finir la marche. On rentre par l'autre côté du camp, côté jardin, c'est très joli, mais j'ai à peine le temps de regarder, je me fais envoyer me reposer quelques minutes sur le lit de notre toukoule. Puis direction la douche pour faire descendre la température, sous la surveillance de Raf, des fois que je fasse un malaise. La douche est fraîche, mais bienvenue, je suis sûre qu'au contact de ma peau, il y a eu des volutes de vapeur qui se sont échappées.  En mode cocote-minute sous le robinet d'eau froide pour faire retomber la pression, avec le "pchhhhhh" qui l'accompagne ! Après le repas, je suis totalement remise, j'ai repris des couleurs. Ce que je peux dire, c'est que ce n'est pas de tout repos, il faut un minimum de condition physique tout de même ! Ca tombe bien, nous sommes début d'année, c'est pas le moment des bonnes résolutions ? Donc, essayer d'utiliser moins la voiture et faire plus de choses à pieds !


Après le déjeuner, c'est déjà l'heure de repartir, d'autant plus que nous avons prévu une petite halte dans un village voisin. Nous reprenons donc le chemin en vision de jour (c'est pas plus rassurant pour autant), idem que la veille à l'aller. Par moment, mieux vaut fermer les yeux ! Notre pause dans le village est la bienvenue. Nous sommes accueillis par le chef qui nous fait une petite visite. Ce sont principalement les habitations qu'il nous montre, toukoules nous connaissons déjà, et daboïta, qui représente l'élément de base de l'habitat nomade afar.
La daboïta forme un dôme que l'on recouvre de nattes. Une partie du village s'est rassemblée autour de nous, et bien que les gens aient l'habitude de voir des visiteurs, nous restons une attraction ! Nous sommes invités à prendre le chaï (mais le vrai, sucré et bien parfumé, bien foncé aussi, pas l'ersatz qu'on nous sert parfois en ville) et à partager les galettes de maïs. Les enfants nous rejoignent intrigués, ils s'assoient à côté de nous, l'heure du goûter a sonné ! Comment voulez-vous résister à ces frimousses ?! Ils sont une aide précieuse, les galettes sont très bonnes, mais nous sortons de table, et refuser serait malpoli. Nous partageons donc nos galettes avec les enfants ravis, chacun y trouve son compte, c'est gagnant-gagnant ! Nous les prenons en photo, il y a une petite fille pas farouche qui pose comme une star.... et qui a déjà tout compris de la société de consommation, voulant me prendre mon appareil alors que je voulais simplement lui montrer comment elle était en photo ! Lol ! 3 petites filles regardent mon Gab d'un air intéressé, mais pas lui qui les ignore. Ca c'est fait !
Quelques enfants du village
Nous reprenons la route, un petit arrêt pour un panorama sur le lac Assal (avec un vent à décorner les boeufs), au canyon de Dimbya (impressionnant le paysage.... et le fait que même là, on trouve des vendeurs ambulants) et enfin au niveau de la faille où les plaques africaines et eurasiennes s'écartent (la faille fait 12 km. Les séismes dans cette région sont fréquents, de 15 à 20/ jour, mais sont, heureusement, très rarement perceptibles).
On arrive à la faille
Le temps de rentrer, il fait déjà nuit noire, il n'est  pas loin de 20h. Chacun reprend ses affaires et son véhicule. Très beau week-end malgré cette sensation de m'être pris le train Djibouti-Adis Abeba sur le corps pendant les jours qui vont suivre. A refaire avec une meilleure condition physique et des chaussures une taille au-dessus (et là c'est pas gagné, soit je mets des baskets pour hommes, soit je me contente des boîtes et pas des chaussures, au choix !). Un bon bol d'air et de dépaysement en tous les cas. A faire absolument !
Canyon de Dimbya


07 janvier 2014

Benj continue sa découverte du pays

Jeudi 26 Décembre


Petit Noël à la maison ce midi, puisque nous n'étions pas à la maison les 2 derniers jours. Les hommes partent faire un tennis, les petits jouent et moi..... aux fourneaux comme souvent ! C'est que le repas de Noël ne va pas se faire tout seul, même si je ne me suis pas trop cassée la tête : en apéritif, petits choux au fromage blanc et oeufs de poissons et financiers scandinaves (au saumon fumé); en entrée, carpaccio de pommes, foie gras et jambon crû; en plat cuisses de canard sauce sangria et fruits secs avec galettes de maïs; et en dessert, la bûche au chocolat réalisée chez Sylvie. Ca vous fait saliver ? Oui, moi aussi sur le papier. Et c'était bon, juste pas au goût de tout mon petit monde ! Du coup, l'année prochaine, au lieu de passer 3 heures en cuisine et d'avoir une tonne de vaisselle, je vais faire une salade de pommes de terre et des knacks ! Na ! Ou alors je demande à Raf de m'écrire un programme informatique qui me sorte le menu idéal en fonction des "j'aime" et "j'aime pas" de chacun ! Le soir, c'est ciné et chawarima, sous le regard inquiet de Benj en observant le "boui-boui" dans lequel j'ai pris le repas (et encore, il est resté dans la voiture, il n'a pas tout vu), il avait peur de tomber malade ! Au final, il trouve ça plutôt bon (tu vois, il n'y a pas que le hamburger-frites dans la vie).
Ouf ! Car s'il a peur du chawarima, il n'est pas encore prêt à aller chez Youssouf ! Pas de tourista ou de problèmes de digestion, mais une jolie cloque sous la fesse due à des moustiques voraces (en même temps, c'est pas comme si je ne lui avais pas dit de se crémer à cause de ça, je ne vis ici que depuis 1 an !!). "Non, non, ça ira" ! Mouais, j'ai vu le résultat ! Les moustiques ont eu leur petit Noël aussi. "Allez les gars, ce soir, c'est open-bar ! Sang frais made in Paris ! Y'a qu'à se servir !".

Ma bûche chocolat une fois décorée
La seconde entrée du Kempinski
Ce vendredi, journée détente, nous avons prévu d'amener Benj au Kemp pour le buffet-piscine (histoire de refaire son stock d'hémoglobine). Interdiction de manger trop au petit déjeuner (principalement vue l'heure tardive de son lever), c'est pas qu'on soit trop près de nos sous (à part un peut être, lol), mais bon, il faut le dire, au prix de la journée, il serait bien d'amortir un peu en mangeant de bon appétit au buffet ! Mais la journée démarre mal, car la voiture, elle, ne le fait pas ! Et là, grosse panique, je me demande si je n'ai pas oublié d'éteindre les phares en rentrant du ciné hier. Il semblerait que non, mais ça ne m'enlève pas le poids que j'ai sur l'estomac (ça tombe mal), c'est pas comme si t'avais besoin de ta voiture ici ! Jamais 2 sans 3, après le pneu crevé et la vitre arrière de Gabriel qui ne se relève plus, c'est la panne de démarrage. Les copains sont tous partis, il ne reste que la solution du taxi ! Il y en a toujours sur les parkings des écoles en face de chez nous, de ce côté là, ça va ! Vu le nombre que nous sommes, nous prenons 2 taxis. Benj, Gab et moi dans le premier, Raf et Geoffrey dans le second. Ah la la, l'expérience taxi ! Dans le nôtre, le pare-brise côté conducteur est brisé, toujours présent, mais avec un chiffon sur le tableau de bord pour tenir le tout en place, le "maman, elles sont où les ceintures ?" de Gabriel, et Benj obligé de passer son bras à l'extérieur pour pouvoir ouvrir sa porte pour sortir ! Et là, grand  pensée pour Jérôme, le roi du contrôle technique, qui se régalerait ici en voyant ce que je vois ! Nous arrivons quand même sans encombres au Kemp, et attendons pas moins de 10 minutes la seconde voiture, qui bien qu'étant en bien meilleur état que la nôtre, a été arrêtée par la police, alors que notre épave est passée au travers !  Va comprendre Charles ! Raf arrive à s'arranger avec un copain qui est à côté et nous prête sa voiture quelques temps, ayant lui-même récupéré celle d'un collègue rentré en France pour les vacances. Merci la solidarité ! Premier passage à la piscine, l'eau est un peu fraîche ! On retrouve voisins et copains, tout le monde s'est donné le mot. Et comme notre Benj fait son parisien jusqu'au bout, ça donne "c'est pas mal ici, mais je trouve que l'immeuble fait un peu bunker", suivi d'un "y'a une autre piscine que celle-là, parce que j'aime bien quand la mer fait la continuité de la piscine sans rien entre, ça fait un beau dégradé de couleurs" ! Euh, t'es quand même juste dans un palace là ! Et voilà, à force de voyager et d'avoir vu une partie du monde, on est blasé ! OK, il y a de plus beaux endroits sur la planète, mais penses à la France qui se caille sous la neige, ou en panne d'électricité après la tempête ! Je tiens quand même à vous rassurer, chers lecteurs, j'aime beaucoup mon beau-frère, et je sais qu'il en rajoute une couche, il croit me faire marcher (et je fais tout pour lui laisser croire ! Lol), mais je l'ai prévenu que ce serait sa "fête", un spécial bêtisier, il n'y a pas de raison, je me moque bien de moi aussi ! Il faut rentabiliser le prix du billet d'avion ! Les plus gourmands sont les premiers au buffet, et c'est parti pour le marathon culinaire. Les assiettes sont bien garnies, même les enfants ont reçu la consigne de rester à table pour manger un peu avant d'aller vers leur salle réservée pour regarder les dessins animés.On se lève un certain nombre de fois, mais quand arrive le moment du dessert, c'est l'apothéose ! Les assiettes sont généreusement remplies, surtout celle de Benj (sous le regard médusé de la serveuse qui est en train de se dire qu'il lui mange son bénéfice).
Rien à dire de plus, la photo parle d'elle même !
Après ça, dur de se lever pour rejoindre la piscine. Soit on reste au bord, soit on coule comme une pierre. Sauf Benj, qui tient plus du canard, et qui est allé faire son tour au petit coin, histoire de s'alléger (sans son livre cette fois-ci, ouf, sans quoi nous serions encore à l'attendre sur les canapés du hall d'accueil). C'est incroyable cette faculté de faire passer les aliments tout droit, à peine avalés, à peine..... (vous savez quoi) ! Du coup, je comprends comment il fait pour ne pas prendre 1 gramme ! Pas le temps aux calories de se fixer ! D'être plus léger ne l'empêche pas de buller (tout comme son frère, mais qui, lui, n'est pas un canard) et de faire la sieste, au soleil, se trouvant trop pâle ! Et qui surveille les gosses ? Bibi ! Je discute avec la maman de ma voisine de palier (qui est alsacienne) en vacances ici. Ca lui plaît, elle est agréablement surprise, car elle angoissait quand sa fille lui a annoncé où elle allait. Tiens, ça me fait vaguement penser à quelqu'un ? De là à dire que toutes les mamans alsaciennes sont comme ça et tiennent de la mamma italienne, il n'y a qu'un pas ! Donc, maintenant qu'elle est venue, et qu'elle a vu, elle est rassurée, et comme elle dit, "il y a des compensations !". Elle est pas belle la vie ? Donc maman, toujours pas convaincue de tenter le voyage ?

Coucher de soleil sur une des piscines du Kempinski
La vedette du jour !
Samedi, sortie requins-baleines. Comme d'hab, on fait de la rétention d'infos et on distille à Benj au compte-goutte. Du coup, il est le seul à ne pas avoir mis son maillot de bain de suite (soi-disant il n'a pas entendu quand je lui ai dit de le mettre avant de partir ! Ouais, ouais !). R.V 8h30 à la pêcherie, mais à 8h50, toujours personne. Les conditions météo n'étant pas des plus idéales, la sortie aurait-elle été annulée sans que nous soyons prévenus ? Le pilote du bateau attend de savoir si c'est maintenu avant d'aller faire le plein, faut pas gâcher !! Tout le monde est là, au final nous serons même 3 de plus, des Canadiens se sont rajoutés, leur sortie à eux ayant été annulée. Ils nous ont gentiment demandé si nous avions encore de la place, et du coup ils seront du voyage. J'ai bien aimé la tête de Benj en voyant nos embarcations !! Pas rassuré, il a peur d'être malade en plus. Vu le nombre de personnes, nous avons loué 2 bateaux. Ce coup-ci, nous avons droit à une échelle pour descendre, c'est le luxe ! Le temps de faire le plein, de tout embarquer et de faire les formalités, nous avons déjà perdu pas mal de temps. C'est le moment de prendre la mer, et pour une fois, ce n'est pas moi qui tombe dans le bateau, mais une autre participante (mais la journée n'est pas encore finie). 2 bonnes heures de traversée avant de rejoindre le coin stratégique, entre rafales de vents et vagues. Ca tabasse un peu. Ca y est, nous y sommes, ceux qui le veulent se jettent à l'eau et photographient et filment. Nous suivons un gros spécimen, genre pépère, qui doit avoir l'habitude de ces flots de touristes. L'autre groupe piste un plus jeune, plus nerveux, qu'ils ont du mal à suivre. C'est une fois sur la terre ferme, que certains laissent parler leurs tripes ! On déjeune sur la plage, grande salade composée, brochettes de viande, fruits et chaï (c'est vrai, ça n'est pas très varié, mais c'est très bon). Plus fondants et gâteaux au chocolat de Nadine et Patricia qui ont régalé toute la troupe.
Tout le monde en mode PMT, moins 1, moi, toujours pas équipée de branchies, donc toujours aussi mal à l'aise avec masque et tuba. Et c'est rageant, quand tu le monde se régale, partout fusent des "c'est un vrai aquarium là-dessous", "superbe", "magnifique", "sublime" et autres superlatifs ! Déjà que tu te sens bien nulle, t'as ton petit mari qui en rajoute une couche avec son "je t'avais bien dit de t'entraîner avec masque et tuba sous la douche, tu veux pas m'écouter !". Soupir !
On repart vers les 15h car le vent se lève, il faut rentrer avant la nuit, et l'après-midi la mer est moins calme, déjà qu'elle ne l'était pas à l'aller ! Et là, on se prépare psychologiquement, car on sait déjà que la traversée va être houleuse.... et mouillée ! Du coup, on reste en maillot de bain, mouillé pour mouillé ! Effectivement, on joue à "tape-cul", ça tabasse pas mal, et moi je suis assise dans un trou, on se tient comme on peut, on ne sent plus ni ses jambes ni ses bras tellement on se cramponne. Le second bateau fait de fréquents arrêts pour divers problèmes, nous l'attendons à chaque fois. C'est notre petit boulet à nous (il faut dire que c'est dans ce bateau là précisément, que sont installés tous les gros mangeurs des gâteaux au chocolat de Nad et Pat. De là à y voir un rapport !! Moi je dis ça, je dis rien !). Le retour est long, la traversée aura duré presque 3h15 !! Nous sommes entiers, vivants, mais couverts de bleus, courbaturés et mouillés. Nadine a fait sa BB en sauvant du suicide une sardine qui avait sauté sur le bateau. Ramassée dans sa casquette, et remise à l'eau sur le champ ! Du coup, la casquette avait comme une forte odeur de poisson ! Lol ! Comment finir la journée en beauté !


Raf joue le Père Noël en rentrant du bureau en ce dimanche après-midi. Pas moins de 2 colis, 1 de ma famille et 1 de mes amis. N'ayez crainte, même arrivés après Noël, nous le recevons avec une grande joie. De la lecture, des cadeaux, des gourmandises, nous avons été gâtés. Et surpris aussi en ce qui concerne le colis girondin. Donc il a bien neigé à Djibouti (petite vengeance de Jérôme et Michelle ? Lol), j'en avais partout, moi qui venais de passer le balai dans l'appartement 1 heure plus tôt. J'ai voulu la jouer plus fine que l'année dernière et évacuer toute cette neige par le balcon. Sauf qu'avec le vent qu'il y avait, j'ai tout pris dans le visage et partout sur moi. Eh ben je me souvenais plus, mais la neige ça colle et ça pique. J'en avais même jusque dans le cou, derrière les oreilles, et dans les cheveux ! Merci les amis ! Merci la famille ! Ca fait du bien, on en redemanderait bien tous les jours ! Alors faites gaffe, où je vais être obligée de demander une nouvelle affectation à l'étranger pour être gâtée comme ça !

Passage obligé !
Et pour bien finir la journée, petit restaurant pour continuer l'initiation de Benj et la découverte du pays. Direction le Bafena pour lui faire goûter le wat. Il aime bien la déco et est intrigué par la petite table à chapeau. Obligation de manger avec les doigts ! Rituel du lavage de main préalable, et le plat arrive. Nous, qui avons l'habitude, mangeons avec les doigts, oui, mais uniquement avec une seule main ! Benj, lui, y va franco avec les deux mains, se léchant tous les 10 doigts pour finir. Ah quand ça se lâche, ça se lâche ! Il n'en reste pas une miette dans le plat, notre invité a bien apprécié.

On y va de bon coeur !
Le lendemain, découverte des supermarchés du coin. Moi qui ne vois en ça qu'une corvée de plus, me voilà affublée des garçons et de Benj qui se la jouent sortie touristique. Le seul à prendre des photos pendant la séance de courses, c'est lui ! Sous le regard médusé des gens ! Et quelques clichés de produits qu'on ne trouve plus en France actuellement (quand je vous disais que de temps à autre on nous refourgue les stocks invendus). Collector ! Du coup, grâce à eux, j'ai pas trouvé le temps long pendant les courses, et surtout, j'ai eu de l'aide pour tout monter dans l'appart !


L'après-midi, sortie au refuge de Décan avec un collègue de Raf et sa famille. Et on part dans la mauvaise direction, il faut dire que depuis qu'il y a une route goudronnée qui est en construction, ça nous déboussole complètement et nous perdons nos repères. Eh oui, nous nous étions habitués à la piste, la route nous déstabilise. Une fois arrivés au pied d'un tas de gravier, on se résout quand même à demander notre chemin. Et là, très gentiment, 2 gars nous montrent la route pendant quelques kilomètres, et, cerise sur le gâteau, gratuitement ! On finit par y arriver et on rencontre une partie de la B.A., comme d'habitude ! Les autruches n'ont pas été trop près de nous (et là je me rends compte qu'il n'y a pas que moi que leurs yeux "cils extrêmes" et leurs pattes préhistoriques font flipper), les singes "fesses rouges" sont toujours aussi impressionnants, attirant le rire ou la pitié, avec leur protubérance fessière (euh, t'es sûre que c'est normal
ça ? Il est pas malade le singe ? C'est pas possible un truc pareil !). Quand je vous disais aussi que la nature avait parfois un curieux sens de l'humour ! Je ne sais pas ce que ces singes lui ont fait, mais en tous cas, Dame Nature ne les a pas gâtés !
Guépard surpris en plein déjeuner !
Du côté des lions, le jeune mâle ne se fait pas quitter d'une semelle par sa lionne de maman, et regarde un petit garçon qui a attiré son attention, d'un oeil gourmand. Le père est terré dans la cabane, on ne le voit pas, mais on l'entend. Dialogue avec sa femelle, ça a l'air de râler, pour un peu on pourrait y mettre des paroles :
"Ben alors, le repas est pas encore prêt ? Et ma bière, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?"
"T'as qu'à lever tes fesses du canapé et aller te la chercher toi même, moi je surveille le petit, je peux pas être partout à la fois."
"Je suis trop fatigué, j'ai bossé toute la journée
moi ! C'est trop demandé de pouvoir lire le journal et regarder un peu la télé en sirotant mon apéro ?"
"Ah parce que moi j'ai rien fait de la journée peut être ? Faire la vaisselle, sortir les poubelles, faire le ménage, les repas, la lessive et le repassage et m'occuper du petit, c'est pas du boulot ça ?"
etc etc etc......
Jolie visite, malgré les baskets et les chaussettes, des pieds bien sales, et au retour, Benj qui fait LA photo des arbres à sachets plastiques colorés qui jonchent une partie du parcours (en vitesse car une meute du chiens sauvages arrive). Les tibs de Nima pour notre petit dîner et pour clôturer une nouvelle journée.

Bisous de Décan


05 janvier 2014

On y est !

Lundi 23 Décembre


Voilà des mois qu'on en parle, et voilà, nous y sommes. Il va arriver ! Non, pas le bonhomme en rouge, mais Benj, le frère de Raf. Après un long voyage en avion et 2 escales, arrivée sur le territoire djiboutien à 5h55. Formalités de douane, "ouvrez votre sac, c'est quoi ça ?". "Les cadeaux de Noël de mes neveux". "Et moi, j'ai pas droit à mon petit cadeau de Noël ?" s'entend-il répondre (ah parce que tu pratiques ? C'est juste quand tu y trouves ton intérêt en fait). Bienvenue à Djibouti ! Benj n'ayant rien sur lui comme monnaie sonnante et trébuchante, le miracle de Noël a eu lieu et il a pu passer. Le fait qu'il ait été un des premiers à descendre de l'avion a dû jouer, il restait encore du monde à "sonder" pour mettre du beurre dans les épinards ! Première découverte de l'appart pour notre parisien à 06h15 du mat, le ventre vide, avec 3 heures de sommeil seulement : "chouette tes toilettes, ça donne pas envie d'y aller (tartre accumulé d'avant mon arrivée, qu'il faudrait maintenant enlever au marteau-piqueur. Et encore, le fond de la cuvette n'est plus brun maintenant). "La porte des toilettes (encore elles) ne ferment pas à clé ?". "T'as pas de poubelle dans la salle de bain ?". "Aides-moi à ouvrir le capuchon de la bouteille, j'arrives pas" (euh, fallait juste enlever le plastique autour en fait. Ca y est, les neurones commencent déjà à griller sous l'effet de la chaleur). Le sage qui sommeille en Raf se réveille alors pour lui lancer cette maxime à méditer "t'es en Afrique mon grand, ici y'a rien qui fonctionne correctement" ! Pour une fois, Benj pourra se la jouer parisien cliché se retrouvant dans le trou du c... du monde ! Lol ! Ca promet de bons moments totalement décalés !

C'est avec ce cumul de handicaps que je le laisse avec mes loulous surexcités pour aller faire ma dernière activité club du mois. Ce matin, atelier bûche de Noël chez Sylvie. Au programme, bûche au chocolat. Par équipe de 2, nous nous mettons au travail : confection du biscuit roulé, du sirop pour imbiber le biscuit et de la crème au beurre pour l'intérieur et l'extérieur de la bûche. Notre hôtesse qui a fait des études en hôtellerie (même lycée que moi, comme le monde est petit. Trop fort !) est très bien équipée en matériel, livres et surtout épices, arômes, .... qui garnissent ses armoires. Mais bravo à elle (et à nous du même coup) d'avoir oeuvré dans une si petite cuisine à 7 ! Quand on aime faire la cuisine, la faire dans une pièce de la taille de celle d'une maison de poupée, c'est non seulement difficile, et en plus, moi perso, ça me donne pas forcément envie de cuisiner. Mais on se débrouille, on change de place toutes les minutes, et dès que c'est possible, on continue dans la salle à manger sur la grande table pour laisser la place aux suivantes. Petite pause café pendant la cuisson et le refroidissement des biscuits, et c'est reparti pour les étapes suivantes. Pas évidente à faire la crème au beurre dans ces conditions climatiques. Chaque membre du binôme oeuvre à son tour, ça mesure, ça touille, ça décolle, ça imbibe, ça étale,... et ça fait la vaisselle pour éviter d'en laisser partout et d'avoir assez de matériel à se prêter. Après avoir réalisé la crème et l'avoir dosé en chocolat (ça tombe bien, Marie et moi adorons le chocolat, donc nous n'avons pas lésiné), étape étalage, puis délicate opération de roulage du biscuit (à 4 mains) qui craque un peu malgré le sirop (trop peu imbibé d'après Sylvie).
Heureusement que la crème va combler tout ça et faire de notre bûche un vrai régal pour les yeux. Et on étale à nouveau sur l'extérieur. Marie et moi avons plus une ganache qu'une crème, plus lisse, plus coulante, elle a un peu de mal à tenir, c'est un challenge. Par contre, elle à l'air d'être légèrement plus brillante que les autres, et elle est plus foncée (ben oui, avec nos 3 cuillères à soupe bien pleines de chocolat ! L'intitulé c'était bien bûche au chocolat, non ? Eh bien elle est au chocolat ! Lol !). Chacune s'est bien appliquée, nous sommes fières du résultat. Nous coupons chaque bûche en 2 (nous avions fait de grandes plaques), et Sylvie nous a gentiment acheté quelques sujets pour décorer, Pères Noël, sapins, haches,... Vite vite dans les boîtes et les glacières garnies de blocs congelés et encore plus vite à la maison pour la mise au frais. Reste les rainures à faire pour l'effet bûche, plus la déco. J'ai demandé à celles qui voulaient de mettre une photo de leur bûche décorée sur FB, c'est marrant de voir les résultats différents à partir des mêmes bûches ! Et d'après ce que j'ai pu lire, certaines (bûches) n'ont pas survécu au 23 décembre ! Ben y'a plus qu'à se remettre aux fourneaux alors pour en avoir une à déguster le 24 ou le 25 ! Quand on fait sa gourmande, faut assumer ! Lol ! Je retrouve Benj et les enfants. Après plusieurs parties de cartes, des dessins, et de jeux divers, le décalage est là et Benj s'est éteint pendant 1h, plus 2h30 l'après-midi (et il ose nommer ça une sieste ! Lol !) plus 13h la nuit suivante ! Tout juste hier soir a-t-il eu la force de  découvrir la fatira cuisinée par Nima et d'écouter quelques anecdotes de la vie locale, mais en piquant du nez plusieurs fois, même pas réveillé quand je riais de le voir comme ça ! "Si, si, j'ai tout entendu de ton histoire !". Pour quelqu'un qui vient d'arriver, je trouve qu'il a déjà bien intégré le concept de "sieste" et qu'il le maîtrise comme s'il avait fait ça depuis toujours !

Bus côté pile
Mardi, ça y est, la belle de nuit de Noël est à notre porte. Benj n'est pas au courant de ce qui l'attend pendant son séjour, nous donnons donc les informations nécessaires au compte-goutte (sauf quand Geoffrey gaffe, bien entendu). Donc indices du jour : tu prends un sac avec affaires de plage, vêtements chauds, un rechange et une couverture. Cette année, nous ne passerons pas Noël à la maison. R.V. devant la base pour un départ groupé avec les autres participants à ce réveillon, nous sommes 26 personnes. C'est Jean-Louis qui s'est chargé de l'organisation, nous avons loué un restaurant sur la plage de Khor Ambado qui nous accueille pour le repas de Noël, le petit déjeuner et le repas de midi du 25, et nous dormons sur place dans les lits picots empruntés à l'armée. Autant dire pour moi, la grande aventure ! Il m'aura fallu plus d'un an pour oser dormir dehors à la belle étoile ! Je pense donc être prête pour Koh-Lanta édition n° 45 !! Certaines personnes ne prennent pas leur voiture, c'est le gérant du restaurant qui va venir les chercher et prendre un peu de notre matériel, il nous propose un bus 18 places, donc sur le papier, c'est parfait. Sauf qu'ici, la réalité dépasse toujours la fiction, et que nous avons bien ri en découvrant le bus 18 places de notre hôte ! 18 places djiboutiennes, oui, mais pas 18 places françaises, ça c'est sûr ! En fait c'est un bus comme ceux que l'on voit prendre des gens dans les rues, c'est plutôt un petit van 7-10 places !  La porte est coincée et il faut presque un ouvre-boîte pour l'ouvrir, le bas est rongé de rouille par endroit,..... C'est vrai qu'en y réfléchissant bien, à quoi pouvait-on s'attendre d'autre ? Mais il est décoré, 4 "plumeaux" de chaque côté, plus les indispensables protections décoratives des essuies-glaces et rétros en faux cuir rose et bleu ! Le grand luxe ! Et là on est bien content d'avoir son véhicule, il vaut ce qu'il vaut, mais c'est toujours mieux. C'est surtout que caser tous les gens et le matériel, ça va être coton.
Et côté face
Après 1h30 d'attente, on peut enfin y aller. Comme d'hab, 10 minutes de vraie route puis de la piste (et le dromadaire est toujours à la même place, vous savez, à l'endroit où il faut tourner à gauche pour trouver la piste). Ca m'impressionne moins que la première fois, mais c'est quand même bien chaotique. Pour la dernière descente, nous sortons de la voiture et faisons un bout de chemin à pied, car chargés comme nous sommes, la voiture risque d'accrocher. L'occas de se mettre en appétit et de faire quelques petites photos. Sauf que nous avons bien failli perdre le photographe qui a glissé sur le sable et est parti du côté opposé de sa tong (qui elle a été plus maligne, lui est allé vers le ravin ! Ou "ce que ça donne quand un Parisien quitte la capitale" ! Lol !).
Notre table de réveillon
Tout le monde est arrivé sain et sauf, on installe le campement. Le restaurant (4 murs et un toit et tous les côtés ouverts) nous a laissé champ libre pour nous installer à "l'intérieur". Premier défi à relever pour gagner son apéritif de Noël, monter les lits picots.
Quand le lit est mis, il faut encore rajouter la moustiquaire. C'est les moustiques qui vont moins faire les malins sur ce coup-ci ! Ensuite on customise avec couvertures, oreillers,....
Ca y est, nous avons gagné notre apéritif !
Un petit plongeon dans la mer, mais le ciel est nuageux et gris, un peu de vent, et vu l'heure qu'il est, on va peu en profiter. Mais bon, on est là, on y va. Brr, un peu dur d'y entrer, en plus il y a beaucoup d'algues, à nouveau on se croirait dans une essoreuse à salade. Tant pis, tout le monde ne peut pas dire qu'il s'est baigné un 24 décembre ! Je ressors quand même bien vite pour éviter de prendre froid avec le maillot mouillé sur moi. Défi n°2, se changer, pas de douche ou de petit recoin, et le coin toilette, comment dire, ne donne pas envie. 4 murs et un toit (toujours encore) et 1 cuvette placée de manière un peu aléatoire dedans, mais juste la cuvette, rien autour, tu cherches tuyaux ou chasse d'eau, y'a pas ! C'est comme si la cuvette était tombée du ciel, ça fait éléphant dans un magasin de porcelaine, pour un peu, on se dirait presque qu'elle n'a rien à faire ici, ça n'est pas sa place ! Et la réflexion de Gab "oh, maman, je te dis pas la tronche des toilettes !", me conforte dans l'idée que des fois, même s'il y en a, il vaut mieux aller dehors dans la nature ! Donc à défaut d'être dans les toilettes, moi je serai.... juste derrière ! Pour l'apéritif, qui est quelque chose de très français, nous avons tous ramené nos glacières et partagé ce que nous avions : vin, saumon, foire gras, pain d'épices maison, cake salé, et biscuits apéritifs (avec les indispensables Curly, car "si t'as pas d'amis, prends un Curly !"). Donc super apéro comme à la maison, si tu pensais ne pas te jeter sur les caouètes et t'empiffrer, c'est raté ! Sur la plage en pleine nature, certes, mais avec un minimum de confort quand même ! Une table a été dressée par le patron du restau sur la plage, et les acacias qui sont autour sont décorés avec 3 guirlandes. En entrée, un gigantesque plat de crudités avec thon et oeufs durs, on aurait pu inviter les autres personnes présentes sur la plage. Idem pour la suite, mouton à la broche, et là, les gars en ramènent 2, et, attention, âmes sensibles s'abstenir, en ouvrant le ventre au couteau, on découvre qu'ils sont farcis avec semoule et riz.
Pareil, pour tout un régiment, il y en avait 3 fois trop. Crêpes au chocolat en dessert, plus tous ceux qui ont été faits par nos petites mimines, et ramenés, brownie au chocolat, chessecake, gâteau de Noël aux mendiants (ça c'est moi),..... Musique d'ambiance tout au long du repas, ça aurait été bien de pouvoir danser, mais dans le sable, c'est difficile. On entend de la musique dans le restau à côté, croyant aussi à une soirée comme la nôtre, mais non, ce sont les personnels des restaurants qui avaient mis de la musique pour nous attirer. On passe donc une partie de la soirée là-bas à se déhancher et à observer ce que donne la "danse du poulet" sur les rythmes de David Guetta ! Eh ben ça vaut le déplacement, les gars étaient à fond !
Vous en reprendrez bien encore une petite lichette ?
Un peu après minuit, on se souhaite un joyeux Noël et je décide d'aller dormir. Raf et les enfants sont partis depuis un moment déjà, les loulous ont décidé de partager leur couchage, trop contents de faire comme s'ils étaient dans une cabane. Je me change comme je peux couchée sur un lit de camp avec la tente au-dessus de moi (ça y est, j'ai fait ma séance de sport pour éliminer le repas), j'ai pas vraiment sommeil, mais comme le soleil se lève tôt, il faut essayer de dormir quand même un peu. Mouais, c'est ça, c'est le terme adéquat, il faut essayer. Il faudrait aussi pouvoir y arriver ! Et là impossible ! La faute aux 3 verres de punch lorrain (merci Jean-Louis, lol), au coca ou au sprite ?  Mystère ! En tous cas, pas moyen de fermer l'oeil ! Je suis donc au courant de tout ce qui s'est passé durant la nuit : la musique qui a été jouée, les bagarres de chats, les employés faisant la vaisselle pendant la nuit, Benj qui a définitivement scié les derniers arbres qui étaient présents sur le territoire, l'avion qui est passé très près de nous, la petite pluie du matin qui a obligé ceux qui avaient mis leurs lits sur la plage à se mettre à l'abri (même pas le temps d'arriver sous les arbres que c'était déjà fini), la montre qui a bipé pour signaler que c'est l'heure d'aller au boulot, le portable qui joue de la musique et qui vole par terre,.... Dommage, le ciel étoilé, la mer en bruit de fond, ça aurait pu être super sympa sans cette insomnie ! Car c'est long, mais long, une nuit sans dormir ! Et moi, si je ne dors pas, et si j'ai bu comme je l'ai fait, j'ai besoin de me lever pour aller aux toilettes. Avec ma super lampe qui n'éclaire rien, peur de faire du bruit, tu manques de tomber à chaque pas dans le sable (bon, sous l'effet de l'alcool peut être aussi un peu). Et là, derrière les toilettes, dans ton petit coin sous les acacias, tu as peur de tout, tu regardes si il n'y a pas de bébêtes, tu te demandes ce que c'est quand l'arbre craque, que le sable bouge sous l'effet du vent,... et si tu viens pas de voir un gros poisson échoué à côté de toi (effet de l'alcool n°2).  Euh non, en fait ce sont les employés du restaurant qui dorment avec la tête sous la couverture (en fait plus précisément sous la nappe). Donc voilà ce que j'ai fait dans la nuit, mes petits allers-retours sous l'acacia, et faire grincer mon lit en faisant la crêpe pour essayer de trouver le sommeil (en plus faut trouver comment rentrer dans cette petite moustiquaire, faut 2-3 essais avant de savoir ce que tu rentres en premier, les fesses, ou alors les genoux ?). Bien contente quand le jour a commencé à se lever, je guettais à travers la toile de temps en temps qui était réveillé ! Petit déj face à la mer, tradi français plus crêpes.

Petit tour dans l'eau, et quelques photos pour faire enrager parents et amis (si, si, ne dites pas le contraire). Toujours autant de salade marine, les fils de Nadine se la jouent Rambo avec ça sur la tête, brr, j'espère qu'ils ne vont pas avoir de boutons verts et bleus sur la figure (ou ailleurs, vu que Bastien nous a fait un remake de Michel Blanc dans les bronzés, si vous voyez où je veux en venir) ! Nouvel apéritif amélioré comme la veille, puis couscous, et comme hier, bien trop en quantité, déjà gavés que nous étions (bien qu'il y en ait certains qui ont trouvé une place pour mes bredele, prétextant que la boîte que je leur destinais arrivait toujours aux 3/4 vides au bureau !). Le sommeil qui m'a fui se manifeste après le repas, je m'allonge mais même si je ferme les yeux, je ne dors toujours pas. Est-il trop tard pour commander à Père Noël ? Les garçons ont d'ailleurs hâte de rentrer voir s'il est passé. On commence à remballer, ranger, aider un peu à remettre de l'ordre sur les tables, ramasser nos déchêts. Ceux qui repartent en bus commencent la montée (le bus ne peut pas descendre jusqu'à la plage, il les récupère en haut), et nous restons pour superviser les gars qui prennent les lits picots dans leur 4x4 (histoire vérifier qu'il y en a bien 19 de chargés et 19 de livrés, pas 1 de tombé du camion). Ca tient juste dans le coffre, 2 glacières par dessus, et un jeune homme assis à moitié sur le tas qui tient le tout. Et nous roulant juste derrière  ! Du coup, on a laissé un peu de distance, et on a bien fait, la voiture s'est arrêtée un peu plus loin pour resserer le tout ! Nous avons bien fait, car "Carglass répare, Carglass remplace. Bonjour, c'est Cédric de Carglass,...", ça n'existe pas ici ! Le même super bus reprend ses passagers et c'est parti. Je trouve la descente plus impressionnante, rochers, crevasses, ..... Et nos amis qui réclament des sous pour avoir bouché un trou. Ils devaient savoir que pour Noël il y allait y avoir du monde, c'est la folie, d'habitude il y en a 1, là ils sont 4 tout le long du chemin, plus les enfants.
Père Noël est passé
Retour à la maison, c'est la partie moins drôle, tout monter, tout ranger, laver, désensabler,... Le temps d'ouvir les cadeaux, Papa Noël nous a bien gâté (surtout 2 de ma connaissance qui ne le méritait pas tant), et c'est soirée gaufres, tant que j'ai les yeux encore ouverts. Je me suis moquée de Benj, mais voilà que le jour de Noël, je vais me coucher à 21h15. Donc 19h15 en France ! The honte is back ! Ah vivement Noël 2014 en France, ce sera plus reposant ! Lol ! Encore Joyeux Noël à tous, et merci pour vos cadeaux et petits messages, je ne peux pas dire que ça nous réchauffe le coeur vu les températures, mais ça fait un bien fou !   MERCI !!

Joyeux Noël à tous !