16 avril 2014

Encore de beaux moments partagés


 Lundi 7 Avril


Ca y est, je me suis enfin décidée il y a quelques jours. A quoi me direz-vous ? Parce que côté bonnes résolutions à tenir, il y en a une nuée en ce qui me concerne ! Mais c'est bien plus simple que ça ! Je me suis décidée à me faire une nouvelle coupe. Car y'en a marre ! Marre de ces cheveux rebelles et indisciplinés et de leur volume qui me font un gonflant à la "Drôle de dames" qui aurait eu un accident avec sa hotte aspirante, quand c'est le lissage qui est à la mode ! Marre de ces horribles cheveux gris et blancs qui me rappellent sans cesse que le temps passe inexorablement, alors que j'ai un mari qui s'en charge déjà très bien (lol) ! Bref, n'y tenant plus, j'ai contacté la coiffeuse pour prendre RV ce matin, une fois les enfants posés à l'école, et le mari au travail. Lise (la coiffeuse) est bien équipée, nous transportons tout son matériel chez moi. Après avoir choisi la couleur que je voulais sur son classeur, on s'installe et c'est parti. Après une première partie coupe, pour dégager (je pourrais même dire désherber, ça convient presque mieux vu tout ce que j'ai sur le tête) une vue d'ensemble, on passe au shampoing. C'est là que ça se corse, coupure d'eau ! Bon ben, comme dit Lise à ce moment là, "je m'adapte". Heureusement que j'ai des bouteilles d'eau en réserve, nous allons nous en servir. Bon ben il faut une première fois à tout, je me fais laver les cheveux avec de l'eau additionnée d'eau de javel ! On repart pour peaufiner la coupe et faire le brushing, mais tant qu'on y est, on cumule les handicaps, il n'y a pas d'électricité non plus. Comme ça c'est clair ! Bonne idée de faire venir la coiffeuse à domicile quand il n'y a ni eau ni électricité ! Bien joué ! Le groupe électrogène est remplacé dans la résidence (ce qui est une bonne chose), voilà le pourquoi du comment. Qu'à cela ne tienne, nous remballons et c'est la coupe à moitié faite et les cheveux mouillés que je pars avec Lise chez elle sur la base pour tout terminer. Ca y est, après quelques péripéties, me voilà délestée d'une partie de mes cheveux et avec une nouvelle couleur. Au grand désespoir de mon mari (que je n'avais pas prévenu en plus), et de mon fils aîné qui dit que je ressemble à un garçon (non mais il a des problèmes de vue !). Y'a que Gab qui me trouve jolie, et mes copines ! Heureusement qu'elles sont là ! Lol ! Et sur le sol de ma cuisine, une espèce de chien chevelu écrasé sur les carreaux, on dirait une perruque abandonnée là ! Ben une chose est sûre, je ne suis pas prête d'être chauve moi ! Lol !

Mais que serait Djibouti sans ses problèmes de voiture ? Eh bien, ça ne serait pas Djibouti. Alors non, ce n'est pas moi qui suis concernée, mais Marie. Voilà plusieurs jours que sa voiture est capricieuse et démarre quand elle veut. La laissant sur le parking de Casino avec ses surgelés dans le coffre obligée d'appeler Super Roland à son secours avant d'aggraver encore davantage la fonte des glaces ! Direction le garage, tu sais quand tu la laisses, mais pas quand tu la reprends. "Samedi, Inch'Allah !". Du coup elle loue une voiture en attendant, mais qui tient plus de la benne à ordures que de la berline familiale. A l'intérieur, mouchoirs usagés, khat séché et canettes de sodas vides sont dispersés dans l'habitacle (de quoi donner du travail aux experts de la police scientifique). A l'extérieur c'est pas mieux, une porte de coincée, pas de clignotants, pas de clim, 3 vitres sur 4 qui sont coincées en bas, impossibles à refermer. Seule la vitre côté conducteur est fermée, mais coincée aussi, impossible à descendre. Donc impossible de signaler que l'on va tourner en mettant son bras à la fenêtre, comme ça se fait ici ! Et tu vois notre Marie essayer de conduire sans que son dos ne touche trop le siège, tant elle a peur de découvrir ce à quoi correspondent toutes les tâches qu'elle a vu. Heureusement que son chouff est une fée du logis et lui a bien nettoyé l'intérieur (euh Marie, t'es à jour avec tes vaccins ? On sait jamais ! Lol !). Depuis, ça s'est arrangée, elle a récupéré sa voiture, j'espère que l'épisode des pannes est derrière elle maintenant !

Mardi, réunion d'informations pour les partants. Où nous devons recevoir des infos diverses et variées sur les démarches à faire avant et à notre retour en France. Et là je me dis que l'armée est vraiment un monde à part, championne du monde toute catégorie des abréviations. J'ai beau être dans ce milieu depuis quelques temps déjà, il y a vraiment des fois où je nage totalement (pour ne pas dire je coule). "Pour avoir droit au BFE, il faut remplir le dossier CFI que vous trouverez au bureau du GBN ". Oui, mais encore ?! Le régime du paiement des impôts a changé mais tous les personnels des impôts ne sont pas encore au courant (ça promet), et il faut penser à chercher une crèche ou une assistante maternelle à J-15 jours avant le retour en France (très réaliste ! Sachant qu'il y a parfois 1 an d'attente pour les places en crèche). Mais le clou a été l'intervention éclair des 2 dames des impôts qui sont venues en retard, ce qui peut arriver, mais sans s'excuser ni se présenter et sans finalement ouvrir la bouche. Ca a été si rapide que je ne les ai même pas vu repartir ! Technique des avions furtifs ! Bref, à la fin de la réunion, une impression que ça ne va pas être du gâteau, et que nous allons passer notre temps à courir de droite à gauche dans les administrations et à user nos doigts sur les touches du téléphone à force de faire "taper 1", "taper *", "taper 3",.... Et à batailler pour obtenir attestations, papiers, feuilles vertes, formulaires rouges,.... De quoi en voir de toutes les couleurs ! Je me réjouis d'avance de faire face à la machine administrative française ! Seule consolation, je me dis que ça ne peut pas être pire qu'ici. Reste à commencer à faire certains courriers, histoire de les préparer à notre retour, ça va leur donner le temps de rechercher nos dossiers et de les ressortir des archives !

Pétrissage de la pâte... à la main
Mais avant de se perdre dans le labyrinthe bureaucratique, il s'agit de profiter encore un peu des dernières activités proposées par le club. Et aujourd'hui, c'est cours de cuisine chez l'habitant. Nous retournons dans la maison et la famille de Mohamed qui nous avait déjà reçu pour le dîner de la semaine dernière. Nous allons apprendre à faire les biscuits au pavot et les kamirs, avec quelques femmes de la maisonnée.
Nous découvrons une autre pièce de la maison, il y a la clim, super ! Nous nous installons sur les coussins du sol, carnet et stylo en main pour prendre note des recettes. 3 femmes vont cuisiner ensemble et Mohamed va rester pour faire quelques traductions lorsqu'il le faudra. Elles sont assises comme nous par terre sur des coussins, les jambes pliées je ne sais comment. Et elle vont cuisiner comme ça, avec les grands saladiers et les petites tables basses rondes entre les jambes. Je ne sais vraiment pas comment elles font dans cette position, c'est assez inconfortable ! Et nous nous sommes ankylosées au bout d'à peine 5 minutes, quand elles vont rester ainsi pendant 3 heures d'affilée ! C'est impressionnant cette capacité de rester accroupi les talons au sol pendant si longtemps ! On commence par la préparation de la pâte pour les kamirs, car elle doit lever et donc rester au repos. Ici pas de robot ménager, on fait tout à la force des bras, ces dames n'ont pas besoin du cours de muscu ! Car bien sûr, elles ne vont pas cuisiner juste pour faire 500 g de pâte ! Mais quelle quantité exactement, ça mystère ?! Il faut dire que les recettes doivent se transmettre oralement de générations en générations, tout est fait à l'oeil et au toucher. Dans ces conditions, dur de prendre des notes. On écrit au fur et à mesure, mais en cours de route, le dosage des ingrédients évolue en fonction de comment est la pâte. Ce qui est au départ 2 verres d'eau se transforme en 1 L  en cours de pétrissage. Idem pour la farine, la levure,... Je ne vais donc pas me lancer dans la rédaction d'un livre sur la cuisine djiboutienne, il en existe déjà de toutes façons. Ca change des cours de pâtisserie du Kemp où le chef savait même combien pèsent en moyenne 1 blanc et 1 jaune d'oeuf ! Bon, on suit et on note comme on peut, il faudra remettre au propre plus tard.
On commence la cuisson
Pendant qu'une fait la pâte des kamirs, une autre s'occupe de celle des biscuits au pavot. Et nous, nous avons droit à un bon chaï avec une sorte de brioche éthiopienne très moelleuse. En plus de rectifier le dosage, il faut aussi parfois le faire avec la traduction, ce qui Mohamed nous fait sentir comme étant de la cannelle est en réalité de la citronnelle. Il nous fait également passer un sachet de petites graines noires qui seront incorporées aux kamirs, et que nous tentons d'identifier. Pour certaines d'entre nous, il y a comme un léger goût de cumin. Le nom donné par Mohamed est (phonétiquement retranscrit) abatassoda. "Tu demandes ça aux Mouches dans les magasins arabes !", nous dit-il. Bon alors en fait, il s'agit des graines de Nigelle, nommées aussi "cumin noir" (trop forte je suis, j'avais détecté un léger goût de cumin), qu'on peut trouver en France aussi dans les épiceries arabes, car c'est très utilisé dans la cuisine musulmane. On s'attend aussi à voir passer le sachet de graines de pavot, mais en fait, le pavot est déjà dans la farine. C'est le moment de s'essayer au rouleau à pâtisserie pour étaler les morceaux de pâte des biscuits au pavot. Chacune notre tour, histoire de dire qu'on a quand même participé un peu, pas fait que nous empiffrer (quoique ! Lol !).
Le voilà le fameux "fog" djiboutien
Les femmes installent les réchauds à gaz et versent l'huile pour la cuisson. Mais pas à partir d'une bouteille comme nous, elles, c'est carrément une utilisation quasi industrielle, ça sort de bidons jaunes style jerricane d'essence (si vous pouviez ne pas vous trompez avec l'huile de vidange voiture, ça serait gentil. Merci beaucoup !). Je trouve l'huile un peu trouble, soit elle a déjà servi, soit c'est une huile genre huile de palme. Pendant que ça chauffe, la pâte des kamirs est divisée en petites boules qui sont ensuite aplaties en galettes avant d'être cuites. Le gaz commence à nous piquer les yeux et nous prendre à la gorge, le fameux "fog" de Londres existe aussi à Djibouti ! Je vais le voir sur les photos, les premières sont bien claires, et on finit avec un nuage gris sur les derniers clichés !
Lol !
Cuisson des kamirs
Nous voilà toutes avec nos boîtes plastiques garnies pour faire goûter à nos familles. Mais avant de partir, obligation de goûter, je vous laisse donc imaginer la nouba dans nos ventres, intestins et estomacs remplis de nourriture frite, à base de levure, qui a encore gonflé au contact du chaï ! Inutile de vous dire que j'ai sauté le repas du soir sans aucun remord ! Il m'a quand même fallu le préparer pour le reste de la famille, mais après une bonne douche, cheveux compris, je sentais la friture à 3 km à la ronde ! Même mon sa à main a imprégné la serviette sur laquelle je l'avais posé ! Juste délirant ! Mais c'était bien bon, encore plus customisé le lendemain avec de la confiture de fraise. Encore un beau moment de découverte et de partage !

KAMIRS

1 cuillère à soupe bien bombée de levure
1.250 kg de farine tamisée
1 verre de sucre
2 verres d'eau
1 cuillère à soupe de sel
1 verre d'huile + huile pour la cuisson
1 cuillère à soupe de colorant (poudre colorée non odorante)
5 graines de cardamome écrasées
1 cuillère à soupe de graines de Nigelle
2 oeufs

Mélanger les solides. Rajouter 2 oeufs.
Rajouter les liquides petit à petit. Mélanger à nouveau.
Rajouter de l'eau et travailler jusqu'à ce que la pâte ne colle plus aux doigts. La battre un peu avec les mains et faire une boule. Laisser reposer 15-20 minutes.
Faire de petites boules puis étaler en petites galettes (de la grandeur d'une paume de main).
Faire chauffer l'huile. Y mettre les beignets 4 par 4. Les arroser et les retourner en cours de cuisson. Les beignets sont cuits quand ils ont une belle coloration ambrée.

BISCUITS AU PAVOT


2 kg de farine avec pavot incorporé
2 verres d'eau avec un peu de sel
huile

Mélanger l'eau et la farine. Travailler la pâte jusqu'à ce qu'elle ne colle plus aux doigts.
Couvrir, et laisser reposer à l'abri des courants d'air.
Etaler en petites galettes (bien fariner le plan de travail). Plier chaque côté vers le centre de la galette, puis rabattre les côtés vers le centre. Vous obtenez un carré de pâte.
Aplatir à nouveau ce carré de manière à obtenir une galette carrée. Faire cuire des 2 côtés sur une plaque en rajoutant de l'huile, sur la plaque et la galette. La galette est cuite quand elle prend une teinte ambrée.

scrap "bulles"
Dès le lendemain après-midi, je scrape. J'ai laissé ma page "poissons" en suspens, il s'agit de la finir. Sur les conseils (toujours avisés) de Véro, je pars sur une composition en bulles. Au moment de la préparation, je ne visualise pas trop, mais au fur et à mesure des découpes, ça prend forme sous mes yeux, et c'est plutôt sympa et original. Comme mon fond est chocolat, je choisi un vert d'eau (il parait que c'est LA couleur de cet été, scoop de chez Scoop) pour le titre et le décor. Et 1 page de plus de fait, il en reste encore 3 (mais recto-verso). Autant dire qu'il ne va pas falloir que je m'endorme ! Ca tombe bien, j'ai fait le stock d'oranges dans mon frigo ! A moi les vitamines !

A chacune sa surprise
Jeudi. On commence bien la journée par un petit déjeuner de filles chez Marie. Chaque invitée ramène un petit quelque chose, Marie fournissant les boissons, et nous mettons tout en commun pour partager. Du coup c'est royal, il y a sur la table des crêpes, des muffins, du pain d'épices, du fondant au chocolat, des pains au lait, et des madeleines. Ca valait le coup d'attendre un peu ! Echange de cadeaux avec les nouvelles mamans présentes, Nadine reçoit un joli scrap encadré fait par les filles.
Et c'est dans cette ambiance messes basses et regards de comploteuses que moi aussi, je reçois un magnifique scrap pour mon anniversaire, sorte de best-of de nos moments partagés, avec une carte et de gentils petits mots des copines. Trop d'émotion pour moi, premières larmes d'une longue série à venir dans les prochains temps ! Du coup, ça a donné l'idée à Véro de prévoir une petite enveloppe avec un mouchoir à l'intérieur sur un futur scrap. Pour les émotives et sensibles comme moi ! Merci les filles, c'est un cadeau qui me touche beaucoup ! L'occasion aussi pour moi d'apprendre que Marie n'a pas toujours eu de RV chez l'assistante sociale, mais qu'elle complotait avec les filles chez Véro ! Rhoo les coquines !  Mais si  c'est pour faire de si jolis cadeaux, je valide et j'adOOOOOre !



Les filles
Et comme c'est la journée "on ne se quitte plus", on retrouve les même le soir. Les filles et leurs maris devaient participer à la soirée disco-fluo du Héron, mais suite à des problèmes électriques, elle a été annulée. Pas de quoi démotiver les filles qui voulaient absolument porter leurs superbes t-shirts fluos achetés la semaine passée. Et voir la tête de leurs hommes dans les leurs.
Les garçons
Ce sera soirée fluo ou ça ne sera pas ! Nous ne devions pas assister à la soirée du Héron, mais du coup venons à celle de ce soir au restaurant. Mais ordre nous a été donné de venir avec quelque chose de fluo, sous peine d'être privé de repas ! Comment dire que les petites tailles des magasins alentours ça ne va pas le faire pour moi ? "Peu importe, t'es pas obligée de mettre un t-shirt, un bandeau ça marche aussi, ou un string, mais seulement si tu le mets sur ta tête", me dit Marie ! Le soleil tape fort, mais pas encore à ce point là quand même ! Lol ! Et va convaincre Raf de porter du fluo ! Encore que, pour lui ça va être simple, il mettra un de ses t-shirts marathon qui ont toujours des couleurs bien flashy ! Ce sera donc orange pour lui. Quant à moi, à force de concentration, l'idée lumineuse (ben oui, c'est fluo) jaillit. Et je me pointe au restau avec le gilet jaune à bandes réfléchissantes haute couture de Karl Lagerfeld ! Sous les "j'adore" de Nadine ! Bon seul inconvénient, je gâche un peu certaines photos, on voit que les bandes dessus ! Les gens ont dû nous regarder avec un drôle d'air, genre c'est quoi cette secte étrange et bizarre ?! Peu importe, nous avons passé une super soirée avec cette farandole de pizzas, à en avoir la tête qui tourne comme dira Roland ! Non, le fluo n'est pas mort !
Marie et moi

10 avril 2014

Hello Avril !


 Mardi 1er Avril


Poisson d'avril ! Ce qui ne l'est pas en revanche, malheureusement pour nous, c'est le fait qu'on est moite en sortant du lit le matin (1ère douche de la journée à 6h), que le volume extrême, non pas des cils mais des cheveux, est de retour, et qu'on recommence à devoir se tortiller pour s'habiller et de deshabiller pour aller aux toilettes (gare à l'envie pressante !). On n'échappe pas non plus aux blagounettes des maîtresses qui intervertissent les places des classes dans la cour (cool quand je dois récupérer le fils d'une copine), ou font des dictées de niveau supérieur avec des mots genre "ecchymoses", devant une classe d'élèves médusés !

Mais aujourd'hui, c'est aussi l'anniversaire de mon félin à moi ! Son traditionnel gâteau d'anniversaire poisson de pâte feuilletée à la frangipane a été remplacée par une galette frangipane simple, j'avais essayé le poisson l'année dernière, mais pour les raisons que j'ai expliqué dans mon dernier article avec les palmiers jambon, il ressemblait plus à une sole qu'à un un bel ange empereur !  C'est aussi le moment de découvrir l'éventail tigre déniché (et âprement négocié) aux Caisses (secret éventé depuis un moment déjà, sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, par Patricia et belle-maman, qui en a remis une couche, des fois que son fils n'ait pas compris la première fois ! Lol !). Et en bonus, le paréo dragon rouge et noir, (dont j'attends qu'il fasse le même usage qu'un célèbre animateur télé royaliste sur son île grècque ! Lol ! ).


Mercredi, toutes réunies pour une nouvelle après-midi scrap chez Véro. Et on continue notre album. Bon moi je n'avance pas très vite aujourd'hui, je ne termine qu'un côté de page, pas super inspirée pour la seconde que je commence à peine. C'est ça quand on a les yeux qui traînent sur le travail des copines, le parasol de Rachel planté dans son rond de sable avec les palmes oranges me plaît beaucoup. En plus, Annie et moi ne devons pas traîner, nous avons une belle soirée qui nous attend. Juste le temps de rentrer prendre une douche, nous changer et c'est reparti.
La nouvelle page de mon album
Les copines
R.V. devant la Pergola pour un départ tous groupés non loin de la clinique Affi. Nous allons dîner chez l'habitant et aurons également droit à une petite représentation de chants et danses Afars. Notre hôte se nomme Mohamed, et nous sommes reçus dans une grande maison que la famille se partage. Annie nous prévient d'emblée que nous allons voir défiler cousins, oncles, frères,....On laisse nos chaussures à l'entrée, et nous nous installons dans la salle principale. Il y a un grand canapé dans un coin de la pièce, qui en fait à moitié le tour, ainsi qu'un petit matelas à même le sol avec quelques coussins. C'est là que je m'installe avec Marie et Emilie, déjà prêtes à savourer le bon repas qui s'annonce. Aux dires des gens assis sur le canapé, il est très dur, chacun se demandant ce qu'il y a en dessous. Pour l'avoir essayé un peu plus tard dans la soirée, je dirais, pour ma part, des parpaings. Petit apéritif coca, sprite ou fanta, et les plats commencent à être installés au fur et à mesure à même le sol : fatira au thon, poisson yéménite au four, samossas, pâtes, sauce patate, frites, riz 3 couleurs, et khéfirs.
Ceux qui sont assis sur le canapé descendent d'un cran. Rituel du lavage de main et on plonge les doigts (et les couverts, pour les pâtes notamment c'est quand même plus pratique) dans les plats. Il y en a 2 fois trop, c'est copieux et très bon. On aurait pu facilement inviter toute la maisonnée et les plus proches voisins. Difficulté du jour, ne pas mettre les pieds dans le plat, au sens propre du terme ! Une fois le repas fini et débarrassé, les femmes entrent en scène : une qui fait la musique et trois qui chantent et dansent. En premier lieu, nous avons droit à la danse du couteau (qui nous fait plutôt penser à la danse du lavage des vitres), et nous sommes bien vite entraînées avec elles.
La danse du couteau
Les hommes s'y mettent aussi et nous chantent à tue-tête les phonétiques "balimo, balimoté" et le préféré de Marie "Fatouma la mouillé labbé" ! Nous faisons la ronde et nous essayons aux danses Afars qui sont plutôt physiques. Pour finir la soirée, c'est un échange culturel, nous parlons de notre vie en France, et eux de la leur ici. Très intéressant. Nous avons passé une belle soirée. Merci à Annie pour nous avoir proposé cette activité ! En quittant la rue en marche arrière, on manque de se prendre une voiture très mal garée, sous les yeux de tous les voisins dont aucun n'a crû bon de nous avertir. En y regardant de plus près, on se rend compte que la voiture est déjà bien enfoncée à l'arrière. Sans doute le propriétaire attend-il qu'un conducteur malchanceux accroche sa voiture pour en profiter et faire refaire tout l'arrière de son véhicule ! Eh ben ce ne sera pas pour ce soir ! Avant de récupérer ma voiture, j'échange quelques mots avec Marie à côté de 2 personnes qui en font
autant. L'un d'eux passe devant nous, puis au moment où je veux ouvrir la porte de ma voiture, revient sur ses pas en me disant qu'il a bien gardé ma voiture, donc qu'il veut son argent !  Des clopinettes oui ! Personne quand je suis arrivée, et en plus, il n'y a pas de chouffs pour les voitures dans cette partie de la ville. Il est passé devant moi, il m'a vu et a dû se dire que j'avais la tête de la parfaite pigeonne ! Eh ben non, désolée, c'est raté ! Je suis montée en voiture, et ciao ! Il n'a pas trop insisté et est reparti, à la recherche du prochain pigeon ? Ah non mais quel toupet ! Et dire que nous, nous prenons des gants pour demande une augmentation à notre patron ! Lol !
Danses Afars

J'ai pas pu résister !
Après quelques heures de sommeil, RV chez Marie pour aller aux ventes Scoop du Kemp. Dès l'ouverture, et comme d'hab, beaucoup de monde. Il faut regarder tous les vêtements, ils ne sont pas classés par taille. Quelques jolies pièces sous forme de robes de soirées que l'on voit être essayées de temps en temps, et là on rêve. On admire Gaby (pas mon fils mais la prof de salsa) dans une robe de soirée violette absolument sublime ! Elle optera pour la rose, tout aussi magnifique, "c'est que je ne peux pas tout prendre, il faut faire un choix" me dit-elle ! Marie a opté pour une robe de plage et essaye des sandales. Et moi, je passe et repasse devant une sublime paire de sandales à talons, comme les célibataires du vendredi autour d'une belle fille dans la piscine du Kemp !  Mais je pars battue d'avance en me disant que comme d'hab, il ne va pas y avoir ma pointure. Et au fur et à mesure, je vois d'autres jeunes femmes les avoir aux pieds, elle sont trop belles et ont beaucoup de succès. Normal, elles font des pieds de déesses ! Bon ben je tente le tout pour le tout et demande la vendeuse. S'il n'y a pas, il n'y a pas ! Mais miracle, elle me trouve une paire en 41, la seule qu'elle ait ! Les dés sont jetés, elles m'étaient destinées ! Un petit cadeau d'anniv en avance ! Parce que je le vaux bien ! Lol ! "Joyeux Isaversaire" comme dirait Michelle ! Moi je dirais plutôt "joyeux nonanniversaire" (ben oui, c'est pas encore) ! Je rencontre une jeune femme qui fait de la salsa avec moi et qui a craqué elle aussi sur ces chaussures. "Tu vas les mettre ce soir à la soirée ?". A voir !

Chaussée pour aller danser
Bon, je me laisse tenter, maintenant que j'ai bien fait la pub à tout le monde, va falloir assurer. Ca fait un joli pied, rien à dire, mais à force de ne porter que des tongs, j'ai l'impression d'avoir des échasses aux pieds. Heureusement que je peux me tenir aux murs de l'appart. Et dire qu'il va falloir descendre 4 étages avec ça ! Le tout sans se tordre la cheville et avec légèreté, pas en prenant la démarche éléphant qui descend
l'escalier ! Bon, comme une bonne mamie prévoyante que je suis, je glisse mes ballerines dans un sac, car je sens que garder ces escarpins toute la soirée va être impossible. Ou alors rester debout ou assise dans un coin sans bouger à la rigueur ! Le genre de chaussures que je nomme "voiture-restaurant", tu les mets et tu montes en voiture, ensuite tu restes assises au restaurant et tu rentres à nouveau en voiture ! Mais le but de la soirée de ce soir, c'est aussi de danser. Difficulté supplémentaire. Il faut se garer à l'extérieur, le petit parking du restaurant est déjà plein. Premier défi, monter la pente de la cour pour accéder en restaurant. Facile, on se hisse à l'aide de la rampe et on se tient aux murs ! Le buffet est mis en place, restera juste les aliments à mettre en dernière minute. La piste de danse est plus grande que la dernière fois. Des tables et des chaises ont été dressées pour les invités, les organisateurs ont eu une pensée pour les filles à talons hauts ! Merci à eux, ils ont eu pitié ! Lol ! Je reçois des compliments sur mon chignon bien fait (3 tonnes de gel pour plaquer le tout et éviter le volume), ma petite robe noire (mais qui est près du corps et m'oblige à ne pas trop respirer et à serrer mes pseudos-abdos, car si je relâche, c'est la cata !), et mes belles sandales à talons hauts (qui commencent déjà à me faire souffrir). Je vais quand même réussir à danser le cha-cha avec mes chaussures, sans  marcher sur les pieds de Jean-Louis ! Je me rends compte que nous sommes toutes logées à la même enseigne (ou presque), bon nombre de femmes arrivées en chaussures à talons (à des hauteurs vertigineuses pour certaines) se sont bien vite rabattues sur des ballerines. Bon ben, y'a une justice tout de même ! Bien sûr, il y a toujours l'exception qui confirme la règle, il y en a qui font toute la soirée avec, sous mon regard admiratif (à moins que ces filles là aient un seuil de tolérance à la douleur nettement plus élevé que le mien !). Belle soirée, le buffet est copieux et varié, l'ambiance est là. J'ai l'impression qu'il y a plus de jeunes couples que la dernière fois, ils vont mettre le feu à la piste de danse. Il est minuit, je rentre avant que mon carrosse ne se transforme en citrouille, mon chignon en coupe afro, mes belles sandales en tongs et ma jolie robe en boubou ! Merci le club de salsa pour cette belle soirée !


Direction les fourneaux, aujourd'hui c'est l'anniversaire de mon Geoffrey. Un décennie déjà, le temps passe vite ! Comme il est dans sa période "je veux être architecte", et qu'il passe son temps à construire gares, aéroports, maisons, palais,....j'ai le thème tout trouvé pour son gâteau d'anniversaire. Je vais lui faire une maison. En fait, il s'agit normalement d'une recette de chalet du Père Noël, que je vais adapter, en enlevant juste ce qui fait trop Noël ! Le genre de petite recette sympa que tu trouves dans les magazines pour enfants, donc tu te dis, "j'suis tranquille, ça va être finger in the nose ! Si les enfants peuvent le faire, moi aussi !".
Une partie du toit avec les tuiles
En fait, c'est pas que ce soit compliqué, il faut juste du temps, de la patience, et adapter au fur et à mesure de l'avancée de la recette car il y a des choses mal expliquées, ou pas expliquées du tout ! Ben oui, sinon c'est pas drôle ! Des fois j'en viens à regretter les anniversaires de mon enfance, ils étaient plus simples, le petit goûter avec le cake familial, les jeux avec 3 fois rien, et on s'amusait bien ! Pas de prise de tête pour trouver le thème du gâteau, dragon ou château ? Et de panique en cuisine pour le réaliser. Pas de surenchère entre les enfants (et les parents) à celui qui va offrir aux copains le plus bel anniversaire avec spectacle de clowns, ou aire de jeux gonflable,..... Mais bon, on se laisse vite prendre au jeu, et c'est chaque année un nouveau défi !
Les murs
Me voilà donc armée et prête à en découdre. A priori rien de compliqué, on part avec des gâteaux et petits gâteaux déjà existants, tout est histoire de montage. Et en guide de ciment, du chocolat fondu ! Miam, ça commence bien ! Entre chaque étape de collage, il faut compter le temps de séchage au frigo pour que le chocolat durcisse. Ca prend donc beaucoup de temps. Ca, et le fait de devoir corriger ce qui doit l'être. Petit à petit la maison se monte, avec l'aide de Raf vers la fin pour éviter que le toit ne s'effondre (il manquait un mur pour le soutenir, et les poutres en cure-dents, c'était pas très efficace !).
Surprise : bonbons dans la maison
Au final j'aurai mis toute la matinée, mais le résultat est là, c'est très sympa, ça rend bien ! Et dire qu'il va falloir remettre ça dans 2 mois et demi pour Gab, va falloir assurer aussi bien pour pas faire de jaloux ! Ah, ce qu'on ne ferait pas pour nos enfants !
Mon loulou est ravi, il n'ose même pas la manger (mais ses scrupules ne vont durer que 24h !). Peut être aussi trop pressé d'ouvrir ses cadeaux ! Alors merci à tous pour vos petits mots et vos cadeaux,  et encore joyeux anniversaire mon doudou !



04 avril 2014

Bye Bye Mars


 Samedi 22 Mars


 "A fond la forme ! ", pour reprendre le slogan d'une célèbre chaîne de magasins de sports ! Nadine donne son premier cours de remise en forme ce soir. Nous sommes une dizaine de femmes à tenter l'aventure, prêtes à souffrir le sourire aux lèvres. Enfin pas toutes, il y en a dans le lot dont on voit au premier coup d'oeil qu'elles passent tout leur temps libre à faire du sport. Tenue de sport moulante pour une silhouette 0% de gras, et maquillage parfait (donc la fille sûre qu'elle ne va pas en ch... et transpirer au point de faire couler son rimmel. Respect, j'admire !). C'est marrant, moi à côté dans une tenue de sport, ça fait pas pareil ! Lol ! Peu importe, on n'est pas là pour une compétition, mais pour se remettre en forme. Le cours se fait en musique, il est assez semblable à ce que je faisais à la gym à Castelnau. Jusqu'à cette séance de gainage qui est mon cauchemar. "Descends plus bas Isa, sers plus fort tes abdos !". Euh, c'est quoi déjà des abdos ? Est-ce que tout le monde en a ? Parce que je ne pense pas jamais avoir été présentée aux miens ! Et pour corser le tout, déjà que c'est pas facile, je ne fais que glisser sur le tapis et le sol. Et non, je vous arrête de suite, ce n'est pas une excuse ! Non mais, vous me prenez pour qui ? Lol ! Après ce petit cours bien sympa, ça va ..... tant que les muscles sont chauds. Oui mais après, c'est une autre histoire ! Même plus moyen d'accrocher le linge sur mon étendoir, plus de force dans les bras (pour ma défense, il s'agissait de grands draps de bain gorgés d'eau que ma ......... de machine à laver n'avait pas essoré). Eh ben ça fait drôle ! Et je ne vous parle même pas du lendemain matin, là c'est sûr, confirmé, j'ai au moins 85 ans (donc inutile de mettre des bougies sur mon gâteau, elles vont coûter plus chères que lui) ! Des courbatures dans tout le corps, je n'avais plus eu mal comme ça depuis longtemps ! A des endroits du corps dont j'ignorais totalement qu'ils étaient pourvus de muscles ! Et Nadine qui disait "en sortant de mon cours, vous ne devriez pas avoir mal, sinon ça veut dire que vous n'avez pas bien fait les exercices et donc que je n'ai pas bien fait mon travail !". Alors je te rassure Nadine, tu as bien fait ton job, c'est moi qui suis rouillée de chez rouillée, même Frametto ne peut plus rien faire pour moi ! Lol ! Les douleurs vont commencer à disparaître au bout de 5 jours seulement (je suis longue à la détente). Mais je vais persévérer, verdict à la prochaine séance.

Mardi, c'est petit déjeuner entre filles à la Pergola. Puis virée "shopping" dans les "boutiques" du coin, "chez Momo", "chez Ali",.... les filles cherchant des débardeurs fluos pour la soirée disco-fluo qui s'annonce. Mais comme je vous disais, ici, les vêtements, c'est pas simple. La plupart de ce qui est vendu est fabriqué en Asie, la qualité n'est pas vraiment au R.V., et les tailles ne correspondent pas à ce dont nous avons l'habitude. Les vêtements sont parfois mal coupés, ça baille d'un côté et pas de l'autre, ou derrière, bref c'est un peu la galère. Pour le même article, même taille, ça peut varier de coupe d'un magasin à l'autre, allez savoir pourquoi ! Du coup il y a toujours un truc qui ne va pas, où la couleur, où le motif, ou c'est trop moulant, ou ça baille, les copines font courir les vendeurs dans tous les sens pour dénicher THE article. Et si tu ne trouves pas dans un, le suivant t'accueille à bras ouverts ! Et vient même jusque dans l'échoppe du concurrent pour essayer de te ramener dans son magasin ! Ca se passe comme ça ici ! "Nous on casse les prix, pas le moral !", nous promet le vendeur ! Ouais, ouais ! J'avais bien envie de lui sortir le fameux "et c'est la marmotte qui emballe le chocolat dans le papier alu", mais je ne suis pas sûre qu'il connaisse ! Les copines en profitent pour acheter aussi 2 cadeaux pour des amies. Elles étaient d'abord parties sur 2 dromadaires, mais le prix demandé et le fait qu'ils étaient, aux dires du vendeur, fait en peau de gazelle, les a vite refroidi ! Elles ont donc opté pour des cadeaux plus classiques, d'autant plus que cette pauvre gazelle est morte une deuxième fois, le dromadaire a été jeté violemment par terre par le vendeur furieux d'avoir raté la vente !

17h30, mon cours de salsa. Nous nous entraînons pour le spectacle qui aura lieu à la fin du mois d'avril. Il se présentera sous la forme d'une rueda (ronde), et nous effectuerons les passes annoncées par Abel. Au premier passage, le constat est rude, Gaby nous annonce sans fioriture que c'est un "carnage" ! La seconde fois est meilleure, il faut dire que la chaleur est de retour, on a du mal à se concentrer (et pour certains à mémoriser le nom des passes, le temps que le cerveau ordonne aux pieds, on est déjà à la figure suivante), à enchaîner les passes avec les mains qui glissent, et les pieds comme du plomb collés au sol. Au bout d'1 heure, nous sommes tous bons à essorer, direction la douche, plus aucun vêtement que j'ai sur moi n'est sec ! Et ça n'est que le début ! Que du bonheur !

Je reçois le compte-rendu écrit par la maman de Raf sur leurs vacances à Djibouti. J'ai bien aimé le fait de lire quelqu'un d'autre pour une fois, et de connaître son ressenti. Et pour ne rien gâcher, belle-maman nous a gratifié d'une magnifique "dominiquerie" en traitant une des piscines du Kemp de "vieille pie", lorsque je lui parlais de la piscine "V.I.P" ! C'est aussi l'heure des photos de classe pour les enfants, nous aurions dû avoir celle de Geoffrey depuis le retour des vacances, mais rien ! Et pour cause ! Il faut la refaire, elle est floue ! Et nous sommes priés d'habiller les enfants de la même façon que la dernière fois ! Mouais ! On nous aura tout fait, c'est bien la première fois que j'entends ça ! Serait pas plutôt charcutier ce photographe ?! Lol ! Je prends aussi enfin le temps de passer à l'atelier d'encadrement pour faire l'habillage de l'horloge destinée à mon amie Anne. Et là, un client du magasin qui la trouve jolie et me demande combien je la vends ! Il propose de payer en chèvres, t'en dis quoi Anne ?! Lol !

On fronce le moule
Samedi après-midi, nouvel atelier cuisine, mais cette fois c'est moi qui apprends. Le thème du jour est la tarte au sucre, spécialité du Nord de la France, et mon professeur sera Jean-Louis. "La cuisine c'est comme on aime " dit Cyril Lignac, et c'est exactement ça qui se passe ! Pas de balance ménagère à sortir, c'est la marque d'un savoir ancestral.
L'étape vergeoise
J'ai appris qu'il était possible de touiller l'eau et la levure avec les doigts, et que certains pourraient manger cette mixture à la petite cuillère (si, si, je l'ai vu de mes propres yeux !). On met la main à la pâte (dans le sens littéral du terme) pour mélanger les oeufs et le beurre. Et là, comme dirait Nathalie dans les "Bronzés", "on sent bien le gras !". Un peu d'huile de coude pour faire naître la pâte, les étapes s'enchaînent assez rapidement. En un rien de temps, 3 belles tartes ornent mon plan de travail, ça sent super bon ! 2 d'entre elles vont partir au bureau le lendemain, sans faire un pli ! Merci Jean-Louis !

Avant de mettre au four
Et pour ne pas faire de jaloux (mais surtout des jalouses qui trouvent que, décidément, mon mari et ses collègues sont très gâtés ! Lol !), je vous livre la recette de la tarte au sucre que vous pourrez refaire chez vous :

RECETTE « DEL TARTE AU CHUC » DE JEAN-LOUIS


Pour  3 tartes
1 sachet de levure de boulangerie
2 œufs
1 pincée de sel
1 plaquette de beurre (200 g) + quelques noisettes pour les moules
Env. 750 g de farine
Vergeoise blonde (surtout pas de cassonade si vous tenez à rester ami avec un ch’timi !)
Crème fraîche

1-      Dans un saladier, casser les 2 œufs puis mettre la plaquette de beurre. Amalgamer le tout à la main.
2-      Rajouter la levure de boulangerie (préparée selon les instructions inscrites sur le paquet)
3-      Rajouter la farine et pétrir jusqu’à ce que la pâte ne colle plus aux mains (ou selon les termes de Jean-Louis, ouvrez les guillemets, je cite « jusqu’à ce que la pâte soit toute chose ! »). Faire une boule et laisser un peu monter.
4-      Beurrer un moule (à tarte ou tourtière) et étaler 1/3 de la pâte.
5-      Etaler la vergeoise sur le fond de pâte pour bien le recouvrir (on peut combler les trous en saupoudrant avec un peu de sucre semoule) et parsemer de quelques noisettes de beurre.
6-      Enfourner pour 15 min, th 6
7-      Pendant ce temps, mélanger un peu de crème fraîche avec un peu de vergeoise dans un bol.
8-      Sortir la tarte et verser une petite louche de crème fraîche sucrée. Remettre au four pour 5 min.
9-      Recommencer jusqu’à épuisement  des ingrédients.

METTEZ  Z’IN PLEIN VOUS GAFOUANES !!!


Les triplettes de Jean-Louis
Relativement vite fait, il me reste même du temps pour aller au cours de remise en forme (dépenser les calories des tartes que je n'ai même pas encore mangées). J'ai mieux fait les exercices cette semaine, pas de courbatures dans les jours qui ont suivi, je suis sur la bonne voie ! Je peux donc annuler la location du treuil pour sortir du lit !

Les jours se suivent, et se ressemblent, me revoilà devant mon four (genre il ne fait pas assez chaud) pour préparer les petits salés qui seront servis pour l'anniversaire de Raf, à ces toujours même enviés collègues de bureau. Petits cakes au chorizo, sablés au gruyère (avec la petite imprimerie gourmande offerte par ma soeur) et palmiers au jambon. Pas de difficulté particulière, si ce n'est avec la pâte des palmiers qui fait plus office de patafixe que de pâte feuilletée ! Merci le super climat de Djibouti !

Palmiers au jambon


1- Etaler une pâte feuilletée. Tartiner de moutarde.
2- Poser 4 tranches de jambon blanc pour garnir toute la surface.
3- Rouler la pâte des 2 côtés vers le milieu. Bien serrer.
4- Mettre au frais 15 min pour pouvoir mieux couper.
5- Trancher en rondelles. Poser sur une plaque garnie de papier sulfurisé.
6- Enfourner 10 min à 180° (th 6).

Minicakes salés au chorizo


1- Découper 100 g de chorizo en dés.
2- Dans un récipient, mélanger 200 g de farine et 1 paquet de levure chimique.
3- Casser 3 oeufs dans un saladier. Sans cesser de remuer, ajouter une pincée de sel, 2 pots de yaourt nature, 20 cl d'huile d'olive et 200 g de gruyère râpé. Puis ajouter le mélange farine-levure et les dés de chorizo.
4- Répartir la préparation dans des moules individuels ou un moule à cake en silicone et enfourner 15 min à 180° (th 6)

Sablés au gruyère (extraite de La grande imprimerie gourmande, Hachette Cuisine)


1- Couper 70 g de beurre 1/2 sel en dés.
2- Dans un saladier, mélanger 1 oeuf, 80 g de gruyère râpé, le beurre et 45 g d'huile d'olive. Ajouter 180 g de farine. Mélanger pour obtenir une pâte homogène, mais sans trop la pétrir. Former une boule, la recouvrir de film alimentaire et la placer au frigo pendant 1 heure.
3- Sortir la pâte du frigo et l'étaler sur un plan de travail fariné. Découper des formes à l'aide d'un emporte-pièce. Parsemer de fleur de sel et enfourner pendant 12 min à 180° (th 6). Pour obtenir une belle       coloration, les retourner à mi-cuisson. Laisser refroidir sur une grille avant de les déguster.

Inutile de vous dire que je n'ai pas pu goûter, notamment les sablés au gruyère que je faisais pour la première fois, les plats sont revenus aussi vides qu'un porte-monnaie après les soldes. Bon, je vais me consoler en me disant que c'est parce que ça devait être bon. Restera plus qu'à refaire. Mais je crois que ça va attendre un peu, il va falloir que je rétablisse la balance, car j'ai passé plus de temps en compagnie de mon four que de mon mari ces derniers jours ! Mouais, ça, c'est la théorie, j'ai comme dans l'idée que ça ne va pas durer longtemps ! Euh, c'est encore possible de commander la clim dans ma cuisine ? Je vous assure que ce n'est pas du luxe ! Car je m'y recolle dès le 5 avril !



P.S. : J'ai fait des essais pour augmenter la taille de l'écriture suite à la remarque d'une de mes lectrices, mais pour le coup, c'était vraiment trop grand ! Il n'y a malheureusement  pas beaucoup de choix de taille, je vais donc rester sur ce modèle.  Désolée pour les yeux fatigués, j'espère que ça ne sera pas trop laborieux à lire !