04 mai 2014

On n'a pas tous les jours 20 ans !


 Dimanche 20 Avril


La chasse aux oeufs version djiboutienne !
Dimanche de Pâques. Les enfants se sont bien consolés de notre week-end écourté en se disant que le lapin de Pâques viendrait plus tôt du coup! Ben oui, faut garder le moral ! Et là certains vont faire de grands yeux étonnés ! Le lapin de Pâques ? Ce sont les cloches, non ?! Eh bien en Alsace, c'est le lapin, c'est même très exactement le lièvre qui ramène les oeufs dans les jardins. Donc le lapin est passé dans l'appartement et a caché un grand sachet d'oeufs multicolores et un petit cadeau pour chacun. Pas trop caché, pour éviter que ça ne fonde le temps d'être trouvé. Mais ce que j'aurais dû demander aussi avec les oeufs en chocolat, ce sont des lunettes pour mes fils, car ils sont passés devant les sachets sans que ça les perturbe plus que ça ! Plus tu mets en évidence, plus ils vont chercher compliqué et soulèvent les coussins, cherchent sous les lits,...Bon, du coup ça me laisse le temps de m'occuper de mes cheveux en carton après le sel et les courants d'air de notre excursion, et de mes coups de soleil qui ont fait de mon verso une écrevisse thermidor !
Petit repas sans prétention, mon dessert de Pâques a fini en chocolat noir à la place de chocolat blanc, faut faire avec les moyens du bord. Pas mauvais, mais très riche du coup ! Donc à refaire, mais en France cette fois, où la chance de trouver du chocolat blanc est bien plus importante !

Mardi. Raf est allé faire le contrôle technique de la voiture. Voilà plusieurs jours que l'info est passée à la télévision locale, c'est donc officiel, il faut s'acquitter de cette tâche en urgence. Et pas question de dire au représentant de la loi que tu n'as pas la télé ou que tu ne comprends pas la langue, nul n'est censé ignorer la loi et l'annonce est passée en français. Tous les jours, il y a des barrages installés sur les axes principaux de la ville pour procéder aux vérifications. J'en viens donc à différer mes visites en ville pour éviter la prune, il faut dire que depuis que j'habite ici, soit en gros 18 mois, j'ai dû me faire arrêter au moins 6 ou 7 fois pour contrôle des papiers. Alors qu'en 20 ans de permis en France, pas plus de 3 fois ! Je dois avoir la tête de la parfaite pigeonne... ou de l'ennemi public n°1 ! Dans un cas comme dans l'autre, pas flatteur pour moi ! Mais bon, il faut dire qu'à partir du 1er mai prochain, nous ne payerons plus nos impôts à Djibouti comme c'était le cas jusqu'à présent, mais en France. Sûrement un beau manque à gagner pour le pays, il faut donc remplir les caisses. De là à y voir un lien de cause à effet ! Moi je dis ça..... ! De toutes façons, il faut le faire si nous voulons vendre la voiture. Au bout de 2 heures, Raf est de retour, mais sans le précieux sésame. La faute à un n° de châssis différent entre la voiture et la carte grise ! Non, non, nous n'avons pas volé notre voiture ! A charge pour moi de revenir au RAD (l'équivalent de notre centre de contrôle technique, qui signifie Régie Automobile de Djibouti) pour voir le représentant du district (ça c'est comme la préfecture en France) qui va me faire un papier officiel pour recevoir mon autocollant. Sur la papier, rien de plus simple! Sauf qu'ici, vous le savez maintenant, rien ne l'est vraiment ! "T'avais rien de prévu ? Le monsieur sera là entre 9h et 10h", me dit Raf. Ouais ! Autant dire que je ne dois rien prévoir d'autre, je sens (et je sais) déjà que je vais y passer ma matinée. Arrivée à 8h55, je ne sais déjà pas à quel bureau m'adresser. Je vais donc direct chez les policiers qui m'indiquent le bon endroit. J'arrive même avant le secrétaire, qui quand elle vient, m'installe à un bureau et essaye de me rassurer par des "il va arriver". Le bureau se remplit au fur et à mesure, et là, je me crois dans un sketche. Ca parle 3 mots en français, puis le reste en djiboutien, et je saisis au vol "ça fait 3 jours qu'il ne vient pas", "on nous dit de revenir demain, il n'est pas là", "il vient ou pas ce matin ?", "problèmes personnels", "fait l'objet d'une enquête",.... et moi là au milieu qui attends (peut être pour rien ?!). Je me dis que s'ils parlent du gars que j'attends, ça serait bien de me tenir informée. Mais la secrétaire n'a pas l'air paniquée plus que ça, une oreille attentive aux plaintes des clients, et l'autre garnie d'un écouteur pour faire son facebook et écouter (et regarder) un replay d'une émission de jeux de... Patrick Sabatier, si, si !! A 9h45, elle me fait signe que le monsieur que j'attends est assis en face de moi (depuis au moins 10 minutes). Je réexplique mon cas, et il sort un joli stylo (en forme de bougie d'anniversaire) de son tiroir où se mêlent mouchoirs usagés, feuilles chiffonnées et je ne sais quoi d'autre, pour me faire une réctification à la main. 45 minutes juste pour une série de chiffres notés en 30 secondes. Prochaine étape, l'accueil. Je ré-réexplique mon histoire et le gars me demande les clés et tous les papiers, et me dit d'attendre en salle d'attente. Je croise une copine avec le même problème que moi, mais ça a dû se régler vite pour elle, car je ne l'ai plus revu, la chanceuse ! Quant à moi, j'attends, j'attends, j'attends. Je sors et un technicien m'attrape au vol pour savoir ce qui m'arrive. Et c'est reparti pour les explications.Il va se renseigner, mais je ne le revois pas. En fait, tout le monde s'occupe de toi, mais sans s'occuper de toi réellement. Et là re-sketche, je vois passer ma voiture dans le garage, et je me dis que non, quand même, ils vont pas lui faire repasser le contrôle technique, puisque c'est déjà fait ! C'est pas à ce point là quand même ?! Mais ma voiture ne s'arrête pas, elle ressort aussi vite qu'elle était rentrée ! Un p'tit tour et puis s'en va ! J'ai rien compris (et eux non plus je pense) ! Retour à l'accueil, ultime explication à une dame (je me dis qu'entre femmes on va s'entendre et se soutenir) et on me rend enfin tous les papiers et les clés pour aller chercher mon autocollant rouge. Après 2 heures d'attente et mon histoire racontée à je ne sais combien d'interlocuteurs différents, me voici avec le précieux sésame. Tellement contente de l'avoir, que je n'ai pas attendu de rentrer à la maison pour le coller sur le pare-brise, comme si j'avais gagné une médaille d'or aux jeux olympiques ! Deux heures de sieste dans l'après-midi, c'est qu'ils m'ont épuisé ! Lol !


Entre séances de ciné annulées (merci aux sens du civisme de certains) et Nima qui vient quand on ne l'attend pas et pas quand on l'attend, nous voici déjà aux dernières vacances scolaires. Qui commencent de façon studieuse, avec une série de cartons remplis de jouets et jeux des garçons qu'il a fallu trier et ranger pendant quasi 2 jours. Ou comment combiner dans son salon le passage d'un ouragan et l'explosion d'une bombe ! Et là je commence vraiment à réaliser ce que ça implique, me voilà partagée entre joie et tristesse !






Journée scrap en ce dimanche 27. Un petit groupe de 5 personnes passe la journée chez Véro pour scraper. Chacune son thème : Sophie fait des pages multiples sur une visite de Paris, Vanessa sur la rencontre de son fils avec des Massaïs, Mélanie continue son album de mariage, Rachel fait une carte d'anniversaire, finit son horloge et continue son scrap surprise, et moi j'entame l'avant-dernière page de ma série sur Djibouti. Pas évidente, cette page plage (c'est dur à dire), me pose des soucis. Le parasol posé en bord de plage pourrait faire un élément de composition très sympa à travailler, mais je ne trouve pas comment. Du coup, je me rabats sur le fauteuil  qui finira détouré et en relief (inséré sur la page avec des petits adhésifs en mousse). 2 petits coups de fil de France, maman et ma soeur et sa famille, ça fait trop plaisir ! Belle surprise ! Et plus tard dans la matinée, Véro qui sort un "il me semble que quelqu'un a son anniversaire ces jours-ci, mais je ne sais plus qui !". Et moi de faire mon sourire qui dirait "mais oui, bien sûr, cette bonne blague ! On me la fait pas à moi, arrêtez de faire comme si vous saviez pas !". Sauf que, en fait, Rachel et elle avaient vraiment zappé pour le coup ! Ah la la, à quoi ça sert d'avoir une superbe tablette  si le calendrier n'est pas à jour ?! Lol ! A l'heure du déjeuner, Véro nous a préparé une jolie table, et nous partageons tout ce que nous avons ramené : salade de lentilles, salade pommes de terre et cervelas, quiche Lorraine, cake maroilles et chorizo, crumble aux pommes et tarte au sucre. C'est cette dernière qui sera garnie de bougies, et Véro aura la délicatesse de ne pas mettre le nombre de bougies qu'il faudrait, mais celles qui forment un Happy Birthday coloré. Nos dégustons donc une tarte au sucre... et à la cire (avec la chaleur, la cire a coulé encore plus vite), accompagnée de partyfizz Disney princesses au goût de fraise tagada. Ce qui a bien faire rire les filles ! Oui mais si on boit de l'alcool, les photos du scrap ne seront plus droites, déjà qu'elles ne le sont pas si elles ont été développées ici ! Bien belle journée, merci Véro et les filles pour cette petite surprise.

Je souffle une première fois !

100% fait main !
La seconde viendra de Nadine (dont c'est l'anniversaire aujourd'hui aussi) qui sous prétexte de me rendre deux de mes assiettes (qu'elle va finalement oublier), m'offre un très joli plat à cake fait à son atelier de porcelaine. Restait le colis d'Anne et Math à ouvrir, et tous les messages et cartes à découvrir. Le reste de la soirée a été comme un jour normal, toujours de corvée de repas, et c'est même moi qui ai préparé mon gâteau d'anniversaire ! J'ai bien attendu jusqu'au dernier moment pour préparer le repas, histoire d'entendre "non, non, changes toi, on va dîner dehors !". Mais rien ! Pff ! Lol ! Alors un grand merci à tous ceux qui ont eu une pensée pour moi, pour vos messages, vos cartes, vos cadeaux. Merci à Marie qui m'a fait don d'un magazine féminin pour me livrer les secrets des filles canons de 40 ans et + : Claudia Schiffer, 43 ans, est passée à l'antirides à 20 ans sur les conseils de sa maman (aïe, j'ai commencé qu'à 30 ans, j'ai déjà 10 ans de retard), dîne tôt le soir pour éviter de fatiguer son organisme la nuit (moi aussi je dîne tôt... mais trop), et vit loin des tentations gourmandes de son enfance allemande (moi aussi je vis loin, mais j'en trouve quand même d'autres) ! Passons à la seconde, Héléna Noguerra, 44 ans, s'enduit de crème hydratante avant d'aller se coucher (moi aussi, mais je suis quand même un peu fripée au réveil !), et se fait 24h non-stop de bouillon en guise de plan détox après une orgie alimentaire (même 48h pour moi ça serait pas suffisant !) parce qu'elle avoue craquer sur les chips (bref, une fille que vous et moi.... enfin presque !). Estelle Lefébure, 47 ans, pilates 3 fois par semaine, combiné à du fitness et du paddle (la sportive, bref tout le contraire de moi), boit beaucoup d'eau (moi aussi), et suit le principe 0 sucre et 0 fruit à partir de 16h (euh, on nous dit pas dans les pubs qu'il faut 5 fruits et légumes par jour ?). Dernière candidate, Ines Sastre, 40 ans, commence sa journée par un jus de citron et la finit par une crème hydratante, se contente d'un dîner léger fait d'une soupe et d'un yaourt (ultra léger même !) à 19h30, sort peu et se lève tôt, et rectifie le tir par une journée 100% soupe si elle a craqué la veille (mais à la lecture du menu du soir, je ne vois pas trop comment c'est possible !). Voilà, comme je suis une fille sympa, j'ai partagé les secrets de ces dames avec vous. Je sais bien qu'on ne joue pas dans la même cour, les secrets de forme et de beauté de Madame Tartempion auraient été plus réalistes, mais moins vendeur ! Et un dernier remerciement à ceux qui m'ont évité les blagues à 2 balles du style "ah maintenant quand tu fais du sport tu es chez les vétérans ! " (ah si, rectification, on me l'a faite celle-là, merci Raf ! Déjà que je ne suis pas sportive, comment veux-tu être motivée en entendant ça ?! Lol !), ou le traditionnel "bienvenue dans le club du 3ème âge !",...Et merci d'éviter de m'offrir le bouquin "la vie recommence à 40 ans", le Kama Sutra de Clara Morgane, ou des cadeaux de ce type. Celui qui est visé se reconnaîtra sans aucun doute ! Lol !

Et une seconde fois !
Lendemain d'anniversaire version "heureusement que j'ai pas fêté jusqu'à pas d'heure avec la gueule de bois" car dès 7h du mat, la douce mélodie.... du marteau-piqueur sur mon palier. Mes voisins ont fini par quitter leur logement, lassés des problèmes électriques récurrents qui les obligeaient à acheter ordinateurs et micro-ondes à la chaîne. Si je n'avais pas mal au crâne dû à un excès d'alcool de la veille, ça va pas tarder! Mais pas à cause de cocktails alcoolisés ! Et pour une fois tu te dis que c'est génial qu'ils ne bossent pas l'après-midi, tout faux, avant même la fin de la sieste, c'est reparti ! C'est donc marteau-piqueur en stéréo, dans l'appart d'en face et dans ma tête ! L'enfer ! En 18 mois de vie ici, quasi pas 1 semaine sans travaux dans mon immeuble ou en face. Je n'en peux plus de tout ce bruit, ça c'est vraiment un truc que je ne vais pas regretter ici ! Et "cherry on the cake", les escaliers et le palier à nettoyer, c'est tout pour ma pomme maintenant ! Cool ! Allez, courage, encore 2 mois à tenir ! Et d'ici 1 mois, c'est dans mon appart que se feront les travaux, mais sans moi pour les subir ! Courage les voisins !

28 avril 2014

Comment se passe un week-end de Pâques à Djibouti ?


 Jeudi 17 Avril

Vue panoramique des Sables Blancs
13h (euh, enfin en réalité 14h), départ de Djibouti pour notre long week-end pascal. Accompagné de Yayo et de son 4x4, nous partons sur la route direction les Sables Blancs. Depuis le temps que j'en entends parler et que je vois de belles photos, je vais enfin découvrir le site en direct. Nous prenons la route habituelle, qui m'a cette fois, semblé moins longue que d'habitude. La faute au fait qu'il y a avait un certain nombre de pipelettes dans la voiture ? On rencontre toujours autant de dromadaires, biquettes, zébus sur la route, les habitants des petits villages nous saluent au passage, on voit les paysages désormais familiers, les habitations nomades,...Le lac Assal est baigné par la lumière du soleil, on dirait une banquise d'or (pensée pour Benj). Quant au Goubet, il est magnifique, très net, pas de brume aujourd'hui, l'eau est d'un bleu intense, ce n'est pas souvent qu'il s'offre ainsi. Après 3h30 de route, un petit panneau nous l'annonce, comme un avant goût de paradis, "Sables Blancs". Un peu de piste et une jolie descente (rien que pour Nadine) avec de la place que pour une voiture, option ravin ou montagne. Et c'est l'arrivée sur la plage. Il y a de grands toukouls pour manger dessous ou y dormir, ou des bungalows en dur, avec clim, quasi les pieds dans l'eau. Ils sont sympas et confortables.
Chambre des parents
Devant le nôtre, un joli laurier couvert de fleurs blanches. Une belle terrasse avec des meubles de jardin, puis le bungalow, une chambre pour les enfants, face à la mer, et celle des parents avec un vrai grand lit, un tapis moelleux au pied du lit, un tapis ethnique accroché au mur. Une salle de bain simple, pas de bac à douche, un écoulement au milieu de la salle de bain. Seul un rideau sépare la douche des toilettes. Mais que vouloir de plus ? L'électricité ne fonctionne que le soir, et quelques heures pendant la sieste pour pouvoir mettre la clim. Vue sur le sable clair, l'eau est calme et chaude. On peut se promener le long de la plage à dos de dromadaire pour faire la petite photo souvenir. Le repas sera pris en terrasse, nous sommes servis à domicile, pas besoin d'aller dans la salle commune. A notre arrivée, chaï et samossas de bienvenue. Presque tout le monde est à l'eau, pour profiter un maximum des températures plus que clémentes et se rafraîchir un peu après notre périple routier. Car nous sommes tout transpirants et couverts de poussière. Nous voisins d'immeuble sont nos voisins de bungalows, où qu'on aille, on tombe toujours tous les uns sur les autres !


Après le repas, pendant que certains d'entre nous vont s'asseoir les pieds dans le sable face à la mer, les autres font une plongée nocturne. De temps à autre, on voit un flash orange dans la pénombre, et le faisceau de la lampe qui se déplace sous l'eau. C'est que mon Raf est équipé ! Je ne sais pas si c'est ce curieux équipage qui les fait fuir, mais une colonie de crabes beiges sort de l'eau et envahit la plage tout d'un coup. Le chien de Nadine s'est érigé en gardien de la plage et les pourchasse d'un bout à l'autre. Mais c'est qu'ils se déplacent à une vitesse inimaginable. Ils me font penser à l'escargot du dessin animé Turbo ! Et une fois ce spectacle passé, nous avons doit à des poissons sauteurs qui se promènent le long de la plage, tout au bord, comme s'ils suivaient le pêcheur qui venait de passer. Nous les reverrons dans l'autre sens un peu plus tard, même mode opératoire, mais cette fois au devant du pêcheur. La nature ne cesse de nous étonner tous les jours ! Entre temps l'électricité a été mise en route et surtout, on nous a remis l'eau (nous n'en avions pas à notre arrivée dans notre bungalow). On est bien, en face de la mer, les pieds dans le sable sous la lune. Pour un peu, on ne voudrait pas aller se coucher. Quoique, pour une fois que nous avons un vrai grand lit ! Ca va nous faire passer du lit de la maison dimensions "arrêtes de me coller" à celui du bungalow "eh chéri, t'es où, je te trouves nulle part ?!".

A la découverte des richesses et des beautés de l'océan
A 6h30, me voilà réveillée, prête à regarder l'océan encore vierge de toute présence humaine. Ben, en fait non, une famille avec un enfant en bas âge est déjà en mode baignade ! Nadine et sa famille ne tardent pas non plus, une  PMT avant le petit déj ! Qui se passera en terrasse, face à la plage et avec les lunettes de soleil sur le nez ! Du bonheur je vous dis ! Puis vite fait quelques photos avant que les bateaux ne débarquent tous leurs touristes ! Raf mitraille les alentours et fait même la rencontre d'une famille de damans (trop mignons !), sans doute sédentarisés par la proximité d'une nourriture abondante (les poubelles du campement). Et saisit sur le vif de magnifiques tisserins (oiseaux jaunes aux yeux rouges) en train de faire leurs nids, la tête à l'envers. Ce sont les traditionnelles galettes qui constituent notre petit déjeuner, on ne risque pas d'avoir besoin de poids pour descendre au fond de l'eau ! Mais en fait elles sont bonnes, bien moins grasses qu'à Dittilou.

Voilà ce qu'on découvre
en ayant à peine de l'eau jusqu'aux genoux !
Ca y est, l'heure est venue pour moi d'aller nager dans cet aquarium géant à ciel ouvert. Dès le bord, l'eau est transparente et se confond presque avec le sable blanc. Rien que là déjà, il y a des bancs de poissons quasi transparents. Au fur et à mesure qu'on avance plus avant, les merveilles se succèdent. Rien que les fonds marins valent déjà le détour, coraux de forme ronde, ou effilés, arches de coraux, les couleurs vont du rose au violet, en passant par le bleu, le jaune,... Quant aux poissons, c'est une explosion de couleurs ! J'ai la chance d'arriver à l'heure du repas, je vois donc les poissons grignoter le corail. En fait, je ne sais plus où donner de la tête tellement c'est beau (excepté mes cheveux qui me reviennent sur les yeux toutes les 10 secondes comme une vieille moumoute qui ne tient plus sur la tête d'un chauve !). Je suis un poisson, puis un autre croise mon chemin et je le suis lui,... Je vais jusqu'au tombant, c'est impressionnant, du corail et tout d'un coup, ça descend à pic, on ne voit que du bleu et du sable au fond. Pour un peu, ça attirerait comme le vide ! Je n'arrive même pas à compter le nombre d'espèces différentes que je vois tant il y en a. Et certaines ont une grandeur qui en impose  ! Et tout au long de ma promenade, les "sergents-majors" nagent autour de moi et m'accompagnent, ils ne sont vraiment pas farouches ! Certaines couleurs sont presque fluos, on croirait que les poissons ont avalé des produits chimiques ! J'aime beaucoup le poisson jaune et bleu tacheté façon léopard avec ses lèvres jaunes fluos ! Et il y a même le poisson perroquet bicolore qui ressemble étrangement à celui en plastique offert à Dominique l'été dernier ! Bref de découvertes en merveilles, je ne vois pas le temps passer, voilà 1h30 que je suis en mode masque-tuba. Le résultat ne se fait pas attendre, j'ai le coup de soleil des pratiquants PMT, sur les cuisses et les mollets ! Repas de midi en terrasse à nouveau, comme la chambre n'est pas louée le soir, nous pouvons la garder jusqu'à notre départ, cool ! Dur de s'asseoir, ça me brûle, je me fais l'effet d'être un peu comme une plancha ! Lol ! Le seul remède à peu près efficace que j'ai trouvé, c'est de m'asseoir sur le carrelage de la chambre, qui est bien frais. Quel soulagement ! Notre escapade aux Sables Blancs touche à sa fin, il est temps de tout remballer et charger dans la voiture de Yayo, direction le campement de la Mer Rouge.

Trombinoscope de quelques habitants des fonds marins






















Après un bon moment sur la route, un  peu de piste et nous arrivons. Et là, on se dit qu'on a quitté les Sables Blancs à regret. Notre nouveau lieu d'hébergement est comme un petit village de cases genre daboitas.
C'est pas que c'est déplaisant, loin de là, c'est juste autre chose. Après ce que nous avons quitté, le contraste est saisissant. C'est bien plus rustique, spartiate même.  La case est équipée de 2 fois 2 lits surmontés pas une moustiquaire, il y a deux petits meubles, un ventilateur et la clim (voilà pourquoi on dit "chambre luxe" !) qui fonctionne après le repas. La "salle de bain" se résume à un W.C. et dans le coin, juste un pommeau de douche. Pas de rideau pour séparer, pas de bac pour délimiter, juste un écoulement au milieu.
Notre chambre
Mieux vaut ne pas être assis sur les toilettes quand l'autre prend sa douche ! Encore que, de douche il n'y aura point pour nous, pas d'eau ni là, ni au robinet (décidément, ça devient une habitude). Seul un petit robinet sous le lavabo fonctionne. A la guerre comme à la guerre, nous avons un seau en plastique plein d'eau ainsi qu'un pichet. Sur la butte se trouvent 4 chambres en dur qui ont été réservés par les gens que nous avons croisé hier (des collègues de nos maris), qui sont tombés en panne par deux fois sur le trajet. Ils doivent également arriver ce soir, on en viendrait presque à souhaiter qu'ils ne puissent pas venir pour essayer de négocier la redistribution de leurs chambres ! Ouh, c'est pas beau ça ! Ils vont finir par arriver un peu après nous malgré leurs mésaventures automobiles.
La salle à manger
Petit tour sur la plage avant le dîner, il faut descendre des escaliers de fortune pour y accéder. Sur la plage, encore six cases, pas de clim, mais vue sur la mer quand tu prends ta douche ! Repas dans la salle à manger, qui est en fait une vaste paillote au sol de galets des oueds environnants, les chaises sont en bois et cordage, le bar est en pierre, c'est très sympa. On regrette juste le retour de nos meilleurs ennemis, les moustiques, qui avaient déserté aux Sables Blancs. Nous voilà obligés de nous asperger des pieds à la tête de lotion anti-moustique, et pour Nadine, d'arborer sa tenue ultra glam, pantalon de jogging et superbes chaussettes motifs dalmatiens ! Retour en chambre, nous ne pouvons pas régler la clim qui nous souffle dessus, nous sommes donc emmitouflés toute la nuit dans nos plaids ! Incroyable, non ?! Après avoir passé une partie de la nuit à faire la chouette, je me lève pour faire quelques photos à la fraîche, il ne doit pas être bien plus de 6h du matin !
Vue de la colline sur les bungalows de la plage
Je retrouve Nadine et l'un de ses fils dans la salle à manger. Ce dernier est mal en point, perclus de douleurs au dos, aux reins, fièvre, suée, difficultés à respirer,...Et moi qui me plaignais de faire la chouette, eux ont passé une nuit blanche. On laisse passer un peu de temps, mais rien n'y fait, même les remèdes de grand-mère de Yayo (quand on ne sait plus quoi faire on est prêt à tout essayer ) ne le soulagent pas. Et là c'est "qu'est-ce qu'on fait ?". Yayo amène Nadine et son fils au centre médical d'Obock, dont le médecin suspecte une appendicite. Plus de question à se poser, si c'est ça, il faut rentrer. On récupère tout le monde (dont mon mari que j'ai malencontreusement enfermé dans notre chambre, et qui a dû sortir par la fenêtre pour pouvoir prendre son petit déj ! J'ai fait mon Kinder comme dirait Stéph, blonde à l'extérieur ET à l'intérieur !) et nos bagages, et direction Tadjourah pour prendre le bac qui nous ramènera à Djibouti. Deux heures de traversée contre plus de six en voiture, y'a pas photo !


Après un bon moment en voiture, nous arrivons à Tadjourah la Blanche, comme on la nomme ici, en raison de la couleur de ses petites maison basses. Nous sommes environ 173 km de Djibouti, dans une ville considérée comme la cité la plus ancienne de ce pays. On y commerçait avec les Egyptiens et les Arabes depuis des siècles. Elle était ainsi devenue une plaque tournante du trafic d'armes et d'esclaves. C'est aujourd'hui une ville portuaire d'un peu plus de 25 000 habitants. Ca c'est pour le côté culturel !
Yayo nous dépose au restaurant "Brise de Mer" en face du port, qui possède une jolie terrasse ombragée où nous allons déjeuner. Pendant que lui, va s'occuper de mettre la voiture dans la file pour accéder au bac quand il arrivera. Nous sommes en hauteur, et avons tout le loisir d'observer la rue grouillante et bruyante où se mêlent voitures, piétons, troupeau de chèvres et tuk-tuk, baptisés tuk-tuk de Noël par mes enfants, à cause de leurs guirlandes de Noël accrochées tout autour (clien d'oeil à Rachel, tu vois le "touc-touc" me poursuit ! Lol !). Les hommes, qui ont toujours faim, commandent du poisson yéménite et des galettes, et les autres des spaghettis et du riz. Le restaurant se remplit, ça doit être une adresse connue et appréciée. Nous déjeunons face à la mer et assistons à l'arrivée du bac. C'est d'abord le ballet des camions qui chargent et déchargent les marchandises, ensuite seulement les gens pourront y monter et les voitures y entrer. C'est pour nous le moment de lever le camp, il s'agirait d'avoir une place à bord, nous devons rentrer absolument. La biquette qui était montée sur la terrasse ne s'est pas faite priée pour piquer les galettes de nos assiettes alors que nous tournions à peine le dos ! Vite vite au bac, c'est bon, nous sommes à bord. Reste la voiture qui refuse de démarrer, tout le week-end elle nous a fait ses petits coups de calcaire, nous avons toujours réussi à repartir, mais là pour le coup, elle ne veut rien savoir. Au pire nous trouverons bien un collègue pour nous chercher si Yayo reste coincé ici avec la voiture récalcitrante ! C'est pas comme s'il était en terre inconnue, il est salué de partout, tout le monde le connaît, lui parle, l'interpelle. Une vrai rock star ! Nous nous frayons un passage comme nous pouvons, entre les fagots de bois, les biquettes et tous les passagers. Un plaque nous informe que le bateau est un don du peuple japonais. Le bac effectue les liaisons Djibouti-Tadjourah-Obock. Au premier étage, il y a des sièges et nous pouvons nous installer pour la traversée qui dure environ 2 heures. 2 heures entre le bruit assourdissant du moteur et les conversations et allers-venues des passagers. Beaucoup sont installés le long des rambardes, sur les marches d'escaliers, bref un peu partout. L'ensemble est cosmopolite, patriarches aux barbes rousses, hommes d'affaires du Moyen-Orient, vieilles femmes  fatiguées, jeunes femmes voilées dont on en voit que les yeux, et la jeunesse du pays avec ses jeunes hommes lookés comme les chanteurs de rap Américains et les jeunes filles habillées traditionnellement mais avec tous les artifices et accessoires de modes occidentaux, portables à la main y compris. Comme à chaque fois, on retrouve des connaissances à bord, dont un infirmier anésthésiste de Bouffard dont la présence nous rassure pour le fils de Nadine. A 10 minutes de l'arrivée, Yayo nous demande de rejoindre la voiture (oui il a fini par la faire démarrer) pour débarquer dès que possible et filer à l'hôpital où une amie de Nadine se tient prête pour prendre son fils rapidement en charge. Débarquer, oui ! Mais vite, non ! Les gens se faufilent entre les voitures pour descendre les premiers, pour un peu ils escaladeraient les capots pour y parvenir. Et il faut faire attention aux biquettes paniquées, bref, c'est un peu le cirque ! Marie m'avait prévenue, "tu verras, le bac, parfois c'est l'aventure !". Bon ça a été, pas déplaisant du tout. Dommage d'avoir dû écourter un peu le week-end, le programme était alléchant. Mais que voulez-vous, on en joue pas avec la santé, surtout pas
ici ! Peut être pour une prochaine fois, et si ce n'est pas le cas, je compte sur vous Stéph, Nadine et les enfants, pour le faire et nous envoyer des photos ! En tous cas les Sables Blancs me laissent comme un goût de "reviens-y" ! Alors je crois que je ne vais pas résister et me laisser tenter à nouveau bien vite !

Le bac à Tadjourah

22 avril 2014

Immersion au coeur des entreprises locales


 Samedi 12 Avril



Nouvelle activité du club, et une première pour moi. Je vais apprendre à connaître la section de Sophie "découverte des entreprises locales". Au programme du jour, visite de la minoterie Nasma et de la briqueterie Eco-briques. Premier arrêt à la minoterie Nasma, qui a 2 ans d'existence. Comme à chaque fois que nous allons quelque part, c'est un événement, des tas de gens viennent voir ce qui se passe, nous observent, nous suivent. Ca me fait penser à certains bêtisiers de la télé, dans lesquels ont voit des gugusses se planter derrière le journaliste avec un sourire béat ! Nous sommes reçues par un monsieur qui est un peu comme le chef du personnel et qui nous fera la visite... in english please ! Bon ben ça fera une bonne révision. C'est juste un peu embêtant pour celles qui ne comprennent pas, heureusement, nous sommes plusieurs dans le groupe à savoir parler anglais, nous allons donc traduire au fur et à mesure.
Blé en provenance d'Ethiopie
Nous commençons la visite par une sorte d'entrepôt dans lequel les camions arrivent pour décharger les sacs de blé. Qui viennent d'Ethiopie bien entendu. Le déchargement se fait manuellement, c'est très physique. De la poussière et des grains volent de partout, difficile de faire des photos correctes sans avoir des particules rondes incrustées dans la photo, effet neige. Et quand on fait attention, on voit tout ça voleter dans l'air. Terrain miné pour les allergiques ! Deuxième pièce, plusieurs machines pour laver, trier, séparer le grain du germe (ce dernier servira pour le bétail) puis écraser le grain pour en faire la farine.



Les machines (made in China) font beaucoup de bruit et la farine vole de partout. Pas de trace de masque ou de casque anti-bruit. La dernière étape est le remplissage des sacs de farine qui finissent sous la machine à coudre pour être fermés. Et à la manoeuvre, un ersatz de Puff Daddy avec ses super lunettes. T'as le look coco !
Les sacs sont entreposés dans le coin de la pièce, le conditionnement est de 25 et 50 kg. Transportés à tête d'homme. Aïe ! L'usine a le monopole, toute la production est vendue à Djibouti. Il arrive aussi que les Américains amènent ici du blé pour le transformer en farine et le distribuer via leur plan d'aide humanitaire. Au fond du terrain, quelques vaches, dont nous ne savons pas exactement ce qu'elles font là. Nous apprenons que l'usine va s'agrandir et diversifier ses activités avec une biscuiterie (d'où peut être le lait des vaches) et une savonnerie (là, j'espère que la graisse des vaches ne va pas servir à fabriquer les savons. Brr !!). Il y a aussi des conteneurs que l'entreprise a recyclé  en habitation, avec un petit coin de jardin juste devant. C'est plutôt une entreprise bien tenue et relativement propre aux critères d'ici.




Seconde visite, l'entreprise Eco-briques, une société familiale actuellement dirigée par le fils du fondateur. Nous n'avons pas pu voir les machines à l'oeuvre, aujourd'hui c'est le jour de la maintenance. Mais le propriétaire nous a quand même fait  faire le tour et nous a expliqué le processus.
L'entreprise fabrique des briques, toutes sortes de dalles et des poteries. Les machines de l'usine sont chinoises et françaises. Ces dernières datent des années 80, et le propriétaire nous disait combien il était difficile d'avoir des pièces en cas de panne. Quand il doit contacter la France, on lui demande toujours "mais de quelles années dates vos machines ?". Ben du temps de Dallas, Wham, de l'arbre magique et de Dr Maboul, ......La matière première provient des collines de Djibouti, derrière l'entreprise. Une fois les briques formées, elles doivent sécher. Environ 5 jours en saison fraîche, contre 2-3 jours à partir du mois de mai.
Le four
Il y 4 fours sur le site, et une nouvelle fournée de briques allaient être cuites sous peu. Le four peut contenir 1 000 briques, elles sont toutes descendues manuellement. Un cycle de cuisson dure 72h, 48h de cuisson et 24h de refroidissement. Le four va passer de 0° à 1 200°. Il s'agit de ne pas oublier le copain dans le four avant de murer pour la cuisson ! Les couleurs des briques dépendent de leur place dans le four, les vertes sont celles qui sont le plus proches du coeur du four, les rouges les plus éloignées. Le four consomme 800 L d'huile par cycle de cuisson. L'entreprise recycle les huiles de vidange des garages voisins en s'en servant comme combustible pour le four. On finit par la visite de l'atelier du potier. Qui est justement en train de réaliser une amphore à anses sous nos yeux.
La glaise
Un autre ouvrier lui s'occupe de travailler la matière première brute avec l'eau pour faire les boudins de glaise. Et l'ouvrière, elle, est en charge de la déco des poteries. Il y en a de petites avec des mains qui la tiennent, et ces mains sont décorées de dessins dentelle comme celles des femmes quand elles se font faire des motifs au henné. Moi, je fais l'achat de 2 pots en terre rouge, dont un avec les armes de Djibouti dessus. Il est tout à fait possible d'y aller à titre individuel et privé acheter le production sur place, et éventuellement commander ce qu'on souhaite.



La matinée touche à sa fin, il faut penser à rentrer. Un grand merci à Sophie pour cette matinée très intéressante dans les entreprises locales !

Scrap du l'après-midi du 12
Seconde page
Les jours suivants, c'est la course, dans tous les sens du terme, à la recherche de chocolat blanc de pâtisserie pour mon dessert de Pâques. Mais nada, je suis..... chocolat (c'est le cas de le dire) ! Le jour où j'en veux pas, y'en a plein le rayon, et là, j'en ai besoin, et rien ! En fait, il faudrait acheter quand il y a, même sans en avoir besoin sur le moment. Il y a des chocolat de Pâques par contre, peu de choix à Casino, bien plus à Cash Center. Les poules, lapins, et cloches sont installés en face .......des chocolats de Noël restants ! Eh oui ! Ils sont capables de nous les ressortir tous pour les fêtes de fin d'année ! Je prends des oeufs et des lapins, ainsi qu'une cloche qui va orner mon gâteau. Mais je vais éviter de les planquer dans l'appartement, la chasse va être réduite à trouver chacun son grand sachet, sans quoi c'est plus une chasse aux oeufs mais au nutella, et tu repères les oeufs rien qu'en suivant les traces de chocolat par terre ! Donc trop risqué !



Et pendant ce temps, mon Raf et quelques collègues ont la chance de faire un vol sur un OV 22 "Osprey", invités par nos amis Américains. Enfin la chance ?! Au début oui, ça filme et ça photographie à tout va, c'est très beau, ils vont survoler les îles, le lac Assal, le Grand Barra,...C'est quand l'exercice tactique avec les chasseurs va commencer que ça va se corser (pour l'escadron de chasse Corse, c'est ballot ! Lol !). Bref ce petit voyage va finir en concours de vomitos, à celui qui aura le plus de sachets ! Je ne sais pas qui a gagné, mais j'ai juste vu des photos du début du vol, étrangement il manque le milieu et la fin ! Lol ! Et là, je ne peux m'empêcher de penser au "dîner de cons", j'espère que vous n'allez pas finir sur les réseaux sociaux américains, messieurs-dames ! Sait-on jamais, une petite caméra planquée en train de vous filmer ! Finalement moi je dis que c'est tant mieux que vous n'ayez rien compris au briefing (en anglais), sinon vous ne seriez jamais monté dans l'avion ! Lol ! Aïe, la réputation de l'armée française va être malmenée ! Bon à votre décharge, je comprends que prendre autant de G positifs et négatifs sans combinaison adéquate, et vue la manière de piloter de vos collègues des States (d'après ce que j'ai entendu), ça ne pouvait finir que comme ça ! Bon, je dis ça, mais moi j'aurais déjà été mal au décollage ! Du coup Raf est rentré et a sauté le repas, direct au lit pour se remettre, il était vidé ! Sacrée expérience !

3 magnifiques vues aériennes