02 juin 2014

En mai, fais ce qui te plaît (et penses aussi à tout emballer) !


 Samedi 17 Mai


R.V. chez Patricia ce matin pour assister à une démo "thermomix". Avant de venir, je dois avouer que je n'avais jamais entendu parler de ça. Mais depuis que je suis ici, pratiquement pas une semaine ne passe sans que le mot mystérieux n'arrive dans la conversation. Il fallait bien voir un jour ou l'autre de quoi il retourne. J'ai plusieurs copines qui ne cuisinent qu'avec ça et n'en disent que du bien. "Trop facile, très pratique, rapide, ....". C'est un robot ménager perfectionné (qui en remplace 14) qui fait cuiseur vapeur en même temps, peut piler la glace, faire les pâtes,..... C'est Sophie, responsable de la section découverte des entreprises locales du club, qui va faire la démonstration.  Elle va réaliser un granité citron, une glace à la fraise, une soupe de légumes, des spaghettis de carottes et courgettes, des blancs de poulet vapeur et une sauce. Tout ça avec le même appareil. On manipe un peu, mais surtout... on goûte ! C'est vrai que c'est très bon. Et on pense à Phil qui va se régaler pour son déjeuner ! Le chanceux ! Je sais donc maintenant enfin ce qu'est un thermomix ! Merci Sophie ! Et on termine la matinée par une expo vente de bijoux, par une voisine de Patricia. Très jolis, un peu le même genre que ceux que fait Angélique, plus certains en pâte fimo, bracelets gourmands en macarons, gourmandises au chocolat,... Encore des tentations ! La vente à domicile est assez présente dans la communauté française, et a l'air de bien se porter. Il faut dire que certaines ont vraiment des doigts de fées ! Et ces petites ventes sont l'occasion de commencer quelques achats pour Noël, encore et toujours mon côté "mamie" qui ressort. Et ça pour untel, et ça pour unetelle, et ça pour belle-maman. "Tu fois être sa belle-fille préférée", me dit une amie de Marie. En tous cas, pour l'instant,ce qui est sûr, c'est surtout que je suis sa seule belle-fille, elle n'a pas le choix, faut faire avec ! Lol !

Et on continue les cartons tout doucement, on trie, on range, on emballe, tout ça entre 2 séances de courses et leurs désormais traditionnelles petites anecdotes : la barquette d'abricots français à presque 25€ les 500g (y'a de quoi en avaler le noyau) et le paquet de farine que la caissière ne peut pas enregistrer car c'est une nouvelle référence, pourtant en vente dans le rayon (serait-ce à moi d'entrer les codes-barres dans l'ordinateur ?). Avec tout ça, je me dis que nous aussi, épouses et époux de militaires, nous devrions avoir droit à une médaille des anciens combattants (anciens, car avec ce climat on prend un petit coup de vieux, et combattants, car tous les jours il faut se "battre" pour quelque chose). Bon, si ça ne marche pas, je peux toujours essayer de me faire nommer chevalier des arts et lettres pour mon blog ! Comme dirait Michel Blanc, "qui sait, sur un malentendu ça peut marcher !". Sinon, mon amie Séverine se proposait de me donner la médaille "rires et chansons" pour l'avoir fait bien rire avec mon blog pendant 18 mois ! Merci Séverine, ce serait un grand honneur !


Mardi. En début de journée, le ciel est un peu incertain, mais en général, ici ça ne dure pas, ça se lève et le soleil revient bien vite. Peu avant 14h, le ciel passe de gris à marron. Et là, plus de doute possible, une tempête de sable arrive droit sur nous. Le temps de sauter sur l'appareil photo pour immortaliser la scène depuis le balcon, et la voilà déjà sur nous. Elle est arrivée à une vitesse impressionnante. Le sable a déjà eu le temps de s'engouffrer dans l'appartement avant que je ne ferme tout, il y a un nuage de poussière dans toutes les pièces.
La ville est comme recouverte d'une brume marron, le vent tape contre les volets en rafales, le sable de soulève et forme des tourbillons. Tout devient opaque, on est obligé d'allumer les lumières dans l'appartement, et la rue principale est aussi éclairée. Ca fait un peu comme quand il y a une éclipse en journée, comme si quelqu'un nous mettait un couvercle sur la tête ! Ambiance fin du monde ! C'est très étrange ! Pas exceptionnel, la saison du Khamsin arrive, mais c'est toujours aussi impressionnant ! Vite, vite quelques clichés sur le réseau social pour faire partager quasi en simultané cette tempête de sable, qui va durer une bonne trentaine de minutes au final.


Pas de chance pour ceux qui ont laissé les fenêtres de leur voiture ouvertes, et pour moi qui avait fait le ménage 1 heure plus tôt ! C'était pas ma journée ! Je commence à nettoyer et j'ai des gars qui viennent percer mon plafond pour m'installer un détecteur de fumée. Puis j'ai Gabriel qui se roule par terre dehors avant de rentrer, et enfin le Khamsin qui me donne le coup de grâce ! J'ai dû mettre quelqu'un en colère, c'est pas possible autrement ! Ben tant pis, mes carreaux blancs et noirs années 30 seront customisés par des traces de pas blanchâtres en plus ! Moche pour moche ! Bon, disons juste que c'est cool pour les clubs de peinture sur sable, inutile d'aller sur la plage quand le sable vient directement chez vous !

Ca ne nous empêche pas de fêter dignement, quelques heures plus tard, notre dernier cours de salsa. Un peu de danse puis un apéritif commun, chacun ayant ramené un petit quelque chose à boire et à manger. Très sympa ! L'occasion de se dire au revoir et de remercier Abel et Gaby pour cette belle découverte ! Ben, y'a plus qu'à continuer en France alors ! 

Petite expo-vente le lendemain sur la terrasse de la paillotte du Héron, c'est qu'il faut penser aux cadeaux de fin d'année scolaire des enseignantes et à quelques autres pour les fêtes de fin d'année. Toujours mon gène dominant "mamie" qui se manifeste ! 


Week-end à Arta Estivage pour fêter les partants de l'escadron de chasse. A moins d'une heure de route de Djibouti, on arrive dans un autre monde ! Comme c'est un peu en hauteur, il fait plus frais, quel bonheur de pouvoir respirer ! Et en traversant Arta, je me croirais sur la Côte d'Azur djiboutienne, la route est belle et bien entretenue, il y a des fleurs, de belles villas, tout est propre et semble à sa place. Et pour cause, on me confirme qu'Arta est le lieu des résidences secondaires des Djiboutiens aisés. Nous arrivons dans une sorte de centre de vacances pour les militaires français et leurs familles : bungalows et chambres d'hôtel, mini-golf, piscine, bar, restaurant, tout y est.

Notre chambre (j'adore le tableau "vaches" !)
Les loulous à la piscine
Avec une des trois tortues du site
Nous avons le temps de profiter de la piscine qui est un délice ! Puis rendez-vous pour un grand apéritif et un petit discours. Nous ne pourrons malheureusement pas assister à la remise des cadeaux, il y a eu un soucis logistique (nous sommes à Djibouti je vous le rappelle, c'est donc le contraire qui aurait été étonnant !) et ils ne sont pas arrivés à temps ! Dommage ! On va donc se rabattre sur le punch et les petits délices salés ! Le repas est très bon (surtout le dessert au chocolat, une vraie tuerie !) et les enfants profitent de l'aire de jeux en nocturne. Nous repartirons le lendemain après un bon petit déjeuner (et des viennoiseries taille XL) pour récupérer les degrés perdus hier !

De retour sur Djibouti, l'oued est pleine,
c'est donc l'heure du bain, du nettoyage de voiture,
de la lessive et des nettoyages ménagers en tous genres !

20 mai 2014

Djibouti, c'est caliente !


 Mardi 6 Mai


Après vous avoir fait rêver avec notre petite escapade aux Sables Bancs, retour à la dure réalité, car oui, il y a un côté obscur ici ! Pour ceux qui en doutait encore (bien que ce soit quasi impossible), la chaleur est bien revenue depuis quelques jours maintenant. Tout comme on sait que la migration des oiseaux annonce la venue de la saison fraîche, il y a des signes qui ne trompent pas ici quand la chaleur revient :
- on passe de 2 à 3 douches par jour quand c'est pas plus
- on change d'habits des pieds à la tête tout autant (quand c'est pas plus, bis !)
- on ne sort plus sans sa serviette sur l'épaule et sa bouteille d'eau dans sa housse isotherme
- on se badigeonne de crème solaire quand on sort... même juste pour 5 minutes
- on a le coussin qui colle aux fesses quand on se lève du canapé ( je vous laisse imaginer la scène !), et comme dit si poétiquement Patricia, "on a le papier qui colle au bonbon" ! (là aussi ça se passe de commentaires, tout est dans l'image ! Je vous laisse le temps de la réflexion ! Ca y est, vous visualisez ?!)
- en se levant le matin, on a le volume de cheveux de la Pompadour qui aurait oublié d'enlever sa perruque avant d'aller dormir (du coup je fais un bon 1.85 m, sachant qu'à la base je fais 1.76 m, je vous laisse faire le calcul !)
- et dernier signe, non des moindres, on est presque heureux d'aller faire les courses (c'est dire) juste pour être à la clim !

Et en effet, le thermomètre le confirme, quasi 34° ce matin sous abri à même pas 7h  ! Mmmmmm ! J'ai l'impression que vous m'enviez déjà moins là, non ?! Les ventilos tournent tout le temps, et la clim un peu l'après-midi, mais surtout le soir pour pouvoir dormir. Sans quoi avec plus de 32° dans la chambre, c'est juste pas possible ! Et de toutes façons, au cours de la nuit, tu te réveilles plusieurs fois en sueur et tu te lèves remettre un peu de clim. Que du bonheur ! Enfin du bonheur, oui, quand ça fonctionne. Hors depuis 3 jours, nous avons des coupures d'électricité à gogo, tout au long de la journée. Le groupe prend le relais, non sans avoir bien envoyé sa grosse fumée noire dans notre direction ! Du coup il a vite été rentabilisé, il fonctionne une bonne partie de la journée. Je vous dis pas, j'ai grand mérite à écrire mes articles dans ces conditions. Car se faire couper sans arrêt en pleine rédaction (sans avoir enregistré bien sûr, tu peux pas le faire tous les 5 mots quand même), c'est pas cool ! Mais même la nuit, nous ne sommes pas exempts, les coupures continuent. Et quand le groupe ne veut pas démarrer, va chercher un peu d'air et de fraîcheur en attendant que quelqu'un vienne dépanner (je me suis même laissée dire que certains n'hésitaient pas à s'allonger sur le carrelage de leur maison pour avoir moins chaud ! Lol !). Bref, nous arrivons dans une période de quelques mois pas très agréables et éprouvants pour le corps ! Ca, c'est une des choses que je ne vais pas regretter en partant, c'est sûr !

Mais pour commencer la journée (et essayer de se détendre et de penser à autre chose), petit déj à l'African Village avec les copines. Version française avec viennoiseries, baguettes, beurre et confiture, parce que petites viandes et légumes le matin, moi j'avoue, j'ai du mal ! Tellement bien servi que j'ai fait l'impasse sur le repas de midi, et aussi un peu parce qu'avec les heures avançant, j'ai un noeud à l'estomac qui se forme ! Voilà déjà 3 jours que je ne dors pas bien et que je n'arrête pas de tout tourner dans ma tête ! Et là vous vous demandez ce qui peut me mettre dans un état pareil ?! Oh, rien de grave, c'est juste qu'il y a le gala des clubs de danses ce soir, donc en ce qui me concerne, une démonstration de salsa. Mais si je cauchemarde, je ne dois m'en prendre qu'à moi, j'ai pas beaucoup été aux soirées et je ne me suis pas entraînée chez moi avec mon balai. Résultat la tension monte, et je me visionne à nouveau des vidéos des passes de salsa pour les 2-3 que je ne maîtrise pas. Mais tout comme la première fois, c'est pas concluant ! Je vais donc répéter quelques passes dans ma cuisine genre 30 minutes avant d'y aller. Les dés sont jetés. Comme nous a dit Patricia, "faîtes comme pendant le cours et ne stressez pas !". Mouais, facile à dire !

Le cinéma base est bien comble, les numéros se succèdent. Il semble y avoir déjà du retard, ben voyons, c'est pas comme si j'étais détendue ! Je trouve dommage qu'il n'y ait pas de maître de cérémonie pour annoncer les clubs comme l'an passé. Là les shows se font les uns derrière les autres sans aucune introduction. Ca manque un peu d'âme. On n'avait pas besoin d'un long discours, et même si on sait de quel club il s'agit à chaque fois (les gens savent bien faire la différence entre salsa, danse tahitienne, moderne, ...), ça aurait été plus convivial. Abel nous demande de nous préparer sur le bas-côté, ça va être à nous (et ma copine Fabienne et moi de stresser car la musique est si forte que nous avons peur de ne pas entendre Abel nous annoncer les passes). Il faut commencer à s'avancer, et vite récupérer un partenaire. En rang 2 par 2 on s'avance sur la piste en formant une ronde pour se placer. Nous sommes tous très classes, les hommes avec pantalon noir et chemisette blanche, et les femmes avec nos belles robes noires, rouges, ou turquoises. Quelques secondes avant que la musique ne démarre, ça y est, c'est parti ! Et à partir de là, la foule n'existe même plus. On danse et c'est tout (et en bonne pipelette qui se respecte, s'il y en a une qui parle même en dansant, c'est moi ! Mais c'est pour la bonne cause, une petite excuse à mon partenaire du moment pour un léger loupé). Les passes s'enchaînent, dile que si, dile que no, enchoufla, enchoufla doble, kentucky, montana, setenta, il dedo, vacialla, la prima, la prima con sua hermana, exiballa, dame, dame con dos, dame con la mano,....
Ca se passe plutôt bien de mon côté, tout juste dois-je faire attention de ne pas me retrouver en culotte lorsque je dois tourner (belle robe, mais en portefeuille). Ne pas oublier de lever le bras (ça fait partie de la passe, ce n'est pas un problème de bretelle de soutien-gorge qui glisse comme le disait Raf) et de sourire ! Ca y est, la prestation est terminée. Le public a l'air d'avoir apprécié. Nous, nous sommes trempés et le gosier sec comme tout ! Mais heureux d'y être arrivés, et fiers aussi  ! Car j'en connais qui ont fait les malins sur les gradins à venir nous encourager alors qu'ils auraient dû être sur la piste avec nous (là, j'en vise 2 en particuliers, ils se reconnaîtront ! Lol !) ! Au sortir, Abel nous applaudit, non sans nous faire remarquer malicieusement que ça se lisait sur nos visages que nous avions les chocottes ! Les copines (venues en nombre pour le soutien moral, merci les filles) m'ont félicité. Dommage de ne pas avoir vu la fin du spectacle, Raf était pas au mieux de sa forme. Reste plus qu'à trouver des personnes ayant pu immortaliser cette belle démo, ce n'est pas tout les jours qu'on peut brûler les planches (et vue la chaleur, c'est presque aussi bien au sens propre que figuré ! Lol !). Vite, une douche bien méritée, je suis trempée. Maintenant que la pression est retombée, j'espérais bien dormir mieux que ces derniers jours, mais penses-tu, trop excitée par cette belle soirée !



Et on continue les cartons petit à petit, on range, on tri, on emballe. Les sollicitations des chouffs et des personnels de maison arrivent de toutes parts, "tu vends pas une télé, une voiture,....?'. "Tu me donnes ça, tu me laisses ceci,...?". Ils savent qu'on va partir, c'est donc un peu comme les vitrines de Noël ! Je me disais aussi, je trouvais mon chouff très souriant et mielleux avec moi les derniers temps ! Tout s'explique, il doit attendre ses "étrennes" ! A ce jour 25 cartons sont prêts, plusieurs sacs poubelle sont à la benne et 2 grands paniers bien remplis sont partis pour Nima et sa famille. Et ce n'est pas fini ! C'est fou ce qu'on peut accumuler en 18 mois ! Entre 2 séances de nettoyage et d'emballage, un bol d'air chez Marie pour savourer les photos de ses vacances en Tanzanie. Magnifiques photos, on sentait presque l'air frais sortir de l'écran de l'ordinateur ! De la verdure et des températures plus clémentes (même fraîches aux dires de Patricia qui a fait quasi le même séjour. Mais c'est sûr qu'après un second séjour à Djibouti, on devient frileux et il faut dormir avec une couette quand les températures passent sous les 25° ! Lol !).



Mardi, dernier petit déjeuner du club de la saison. Comme l'an dernier, on se retrouve au Kempinski pour partager le buffet. A la fois très contentes de se retrouver, et une pointe de tristesse car on évoque déjà les prochains retour, le premier ayant déjà eu lieu la veille.
Rachel fait un petit tour
au buffet des viennoiseries
Nous sommes accueillies avec un "power shot", petit cocktail qui a pour but de nous rafraîchir et nous réveiller ! Oui, mais le mélange mangue-poivron le matin juste avant les croissants, j'émets quelques réserves (surtout qu'avec le poivron, le goût reste bien en bouche.... et quelques petites peaux aussi dans les dents) ! Assiettes bien remplies, sucrées pour les unes, salées pour les autres. Bref, pas vraiment le régime maillot ! Du coup, c'est à l'unanimité que nous allons faire un refus d'obstacle pour le déjeuner ! Même si pour la bonne conscience on finit par un bol de fruits frais, ça ne compense pas les pancakes, crêpes, beignets, viennoiseries, muffins  et autres petites viandes, omelettes, pâté, jambon crû et cuit, fromage et saucisson qui ont été mangés ce matin (euh pour ma part, que la première partie de la liste, ce qui est déjà bien suffisant). Et je peux vous dire que ça m'a bien calé, pas de fringale jusqu'après le cours de salsa.
Avec Emilie et Marie
Rétrospective de 3 ans de souvenirs
et de délires !
Jeudi, soirée de clôture des clubs de gym. La salle du bar de l'Historil a été spécialement réservée pour nous, qui sommes quelque chose comme 69 participants à la soirée. 3 hommes et le reste, que des femmes. Thème de couleur, noir et blanc. Nous occupons tout l'espace du bar, les éventuels autres clients auraient pris peur je pense avec toutes ces filles déchaînées ! On peut danser pour se mettre en appétit ou déguster un petit verre assis sur les canapés. Les serveurs nous apportent et nous font passer les plats, pizzas, petits chaussons, acras, pains surprises,.... Et à chaque fois qu'on demande au serveur ce qu'il y a éventuellement dedans, c'est le même haussement d'épaule et le regard qui dit "je ne sais pas" ! En plus de la danse, nous avons droit au karaoké. Les livrets des chansons proposées passent de mains en mains, il faut inscrire son choix. Pour moi ce sera joker ! Sauf si vous voulez que les pluies diluviennes qui s'abattent sur Djibouti passent de décimales à annuelles ! Mais pas de problème, il y a suffisamment de monde pour faire le show. Et notamment une dame d'un certain âge que mon voisin de canapé a affectueusement surnommé "mamie", qui va se révéler au public ! Montée sur ressorts, elle nous régale avec des mimiques "bardotesques" à califourchon sur son pouff version "Harley Davidson" (on fait avec ce qu'on a sous la main), puis plus tard nous a invité à nous lever toutes avec nos piques à brochettes dans la main pour la "Corrida" de Cabrel. Un vrai clown ! Elle a mis le feu à la piste ! Nous nous sommes aussi régalés de l'interprétation de "Moi Lolita" d'Alizée par..... les 3 seuls hommes de la soirée ! Le patron nous a interprété du Johnny (on voit le fan) et du Elvis avec son costume blanc, il y a eu des chanteuses à belles voix, d'autres moins, mais qu'importe ! Remises de cadeaux aux animatrices des différentes sections de la gym et à Coco, la présidente et maîtresse de cérémonie de la soirée, dont c'est la dernière année avant de rejoindre les terres girondines. Beaucoup d'émotion, notamment à la découverte du livre-photos qui lui a été offert pour l'occasion (manquait juste les photos de ses pitreries avec les bouchons des bouteilles d'eau lors de la soirée des 70 ans de l'escadron de chasse ! Mais chut, je dénonce là ! Lol !). Et surprise, pour nous cette fois-ci, une loterie avec des repas, des soins esthétiques, des bons d'achat dans des magasins,.... à gagner ! Une soirée vraiment très sympa, que certaines ont fini en boîte. A la galette bretonne pour ne pas la citer (qui n'est pas le nom d'un salon de thé dans lequel on peut déguster des galettes bretonnes, n'est-ce pas Nadine !). Dur de s'endormir une fois rentrée, je ne pouvais plus me sentir tellement je puais la cigarette ! Ca se voit qu'en France, nous n'avons plus l'habitude, mais ici, on peut fumer dans les bars, les restaurants, les boîtes. Mais hormis ça, excellente soirée ! Coco en animatrice de la soirée, un régal ! Merci Madame la Présidente, et bon vent vers les côtes de l'Atlantique !

10 mai 2014

Les Sables Blancs, épisode 2


 Mardi 29 Avril


Petit panoramique des fonds marins
Nouveau petit week-end (en semaine) aux Sables Blancs, avec cette fois-ci 2 nuits à la clé. Nous partons déjà ce matin, ça va nous faire gagner 1/2 journée, d'autant plus que nous y allons en bateau cette fois. Une amie de Nadine nous a conseillé quelqu'un qui nous y amène ce matin et nous recherche jeudi après-midi. R.V. à la pêcherie. C'est Bruno qui nous amène avec nos sacs, nous ne voulions pas laisser les voitures là-bas pendant 2 jours, on ne sait jamais ! La mer est si calme qu'on dirait une gigantesque flaque d'huile, je n'avais encore jamais vu ça. Du coup, nous mettons seulement 35 minutes pour relier les Sables Blancs, quand il en faut plus de 3 heures par la route ! A peine 1 heure après notre départ, nous voici les pieds dans l'eau. Crémés des pieds à la tête, même sous le t-shirt anti-UV car en ce qui me concerne, je pèle déjà des cuisses et des mollets suite à mon coup de soleil de la semaine dernière. Je double donc la dose de produit solaire, je crois que c'est bien la première fois que je vais finir un tube. Mais là c'est juste une question de survie !

Bisous bisous !
Comme d'hab, Raf part en PMT toute la matinée à des distances où je ne peux pas le suivre, moi je me contente d'aller jusqu'au tombant. C'est déjà bien suffisant pour se régaler et en prendre plein les yeux. Et se faire une petite frayeur aussi en voyant l'ombre d'un très gros poisson passer au loin, mais surtout lorsqu'un plataxe fonce droit sur moi quand je ne m'y attends pas ! Jusqu'à présent, je n'avais vu que des poissons de petite ou moyenne taille, celui-là est plutôt impressionnant.
Mon copain le plataxe !
Il est joli, très fin, quand il vient droit sur toi tu ne vois quasi que ses lèvres et tu te demandes ce qui se passe. Il n'est pas agressif, mais il me fait flipper un peu quand même. Je vais passer quelques minutes à faire demi-tour sans arrêt pour essayer de le semer (comme si je nageais plus vite qu'un poisson ! C'est beau de rêver !), à chaque fois je pense que c'est bon, et quand je tourne la tête, il est là, jamais loin. En fait il va me suivre jusqu'au bord de la plage. Peut être voulait-il faire de moi son amie, étant donné qu'il avait déjà été ignoré par Stéph un peu plus loin ! Suggestion pour notre prochaine rencontre, je vais lui dire d'acheter des Curly s'il veut des amis ! Lol !

Demoiselles bonbon
Madame la murène


Le voyez-vous, le poisson crocodile ?
Nadine arrive à prendre Gab avec elle (sous condition que je vienne aussi) pour l'amener voir les poissons jusqu'au tombant. Il m'épate ! 18 mois pour se mettre à la PMT, et maintenant il ne veut plus quitter masque et tuba ! A 2 mois du départ, c'est ballot ! Il a commencé la veille en marchant au bord la tête dans l'eau, et aujourd'hui c'est parti ! Même Geoffrey qui ne jurait que par les lunettes de plongée, les trouve à présent "pourries" et se dispute avec son frère les équipements de  PMT (alors que c'est lui qui m'a dit qu'il n'en voulait pas) ! Soupir !!! Après la sieste, le vent s'est levé, mais les fonds sont toujours aussi beaux. Raf vient un peu avec moi, à ma demande express, c'est pas tous les jours qu'il va pouvoir me prendre en photo en PMT !
Y'a foule au buffet ! 
Joli bénitier bleu

Rascasses volantes
Ange empereur


C'est la première fois que j'entends si bien les "crrr crr" des poissons mangeant le corail ! Et j'assiste aussi à la version djiboutienne des "Dents de la Mer", quand Raf se fait attaquer la palme par un poisson chirurgien d'Arabie, on ne sait pas pourquoi. Aurait-il pris sa femelle en photo sans lui demander son avis ? Je ne sais pas, en tous cas, impressionnant à voir, Raf le chassait par la porte, il revenait par la fenêtre comme on dit ! Un peu agressif celui-là ! Du coup il va s'éloigner faire sa PMT de l'après-midi , et moi je continue la mienne. Et pendant que Nadine a presque le mal de mer à cause de la houle, et que Raf fait photos sur photos et vidéos à la chaîne, et a la chance de rencontrer mon poisson préféré, l'ange empereur (tout ça à cause d'une image collectionnée dans un pot de Nutella dans ma tendre enfance), je fais faire un tour de dromadaire à mes enfants. Et je m'y colle aussi, je ne vais pas partir d'ici sans y être montée. C'est ma première expérience, et si j'avais su, j'aurais commencé par prendre des médicaments contre le mal des transports. C'est que ça secoue pas mal là-haut, en plus de n'être pas vraiment confortable (et Dieu sait que j'ai pourtant du rembourrage naturel) ! Et comme je suis passée la dernière, les serviettes étaient trempées par les baigneurs et j'ai gagné des fesses mouillées ! Mais bon, une petite balade à dos de dromadaire sur la plage au soleil couchant c'est quand même bien plaisant !


Le lendemain matin, à peine installés à la table du petit déjeuner, les yeux encore plein de sable, on entend la douce mélodie.... du marteau-piqueur ! Noooooon ! Pas ici dans ce cadre enchanteur, c'est pas possible ! Il y a quelqu'un qui m'en veut pour me poursuivre et me torturer jusqu'ici ! Il y a en effet quelques travaux d'agrandissement sur le site, heureusement, ça ne va pas durer trop longtemps ! Ouf ! Et en ce jour, une grande pensée pour Fred à qui je souhaite un joyeux anniversaire. Traditionnel petit message dans le sable, y'a pas internet ici ! Vite vite à l'eau avant que la ronde des bateaux ne déversent leurs flots de touristes toute la matinée. En ce début de long week-end, tout le monde veut son petit bout de paradis ! A partir de 9h du matin, les bateaux de succèdent et ça devient un petit Champs Elysées. Ah le tourisme de masse (voilà qu'on se met à parler comme des privilégiés. Lol) ! Du coup, avec tout ce monde, peu de chance que tu ne croises pas au moins une personne que tu connais, quand ce n'est pas plus ! C'est le plataxe qui va être content avec des tas de nouvelles possibilités de se faire des amis !





Raie pastenague
Nemo dans une anémone 
Un dernier déjeuner sur la terrasse dans les assiettes à fleurs de ma grand-mère (comme un rapide retour en arrière, elles me semblaient familières, j'ai vite compris pourquoi ! Un petit choc et un pincement au coeur...avant un grand sourire, c'est kitsch les petites fleurs, mais j'adore leur vaisselle, tout est dépareillé et fait très dînette) ! Encore une grande baignade pour une partie d'entre nous, moi je zappe, c'est pas l'envie qui manque mais je veux éviter un excès de soleil, je fais donc les sacs et je joue du balai sur la terrasse. 16h30, le temps commence à changer, il est temps de rentrer avant que ça ne tabasse plus (déjà que ça le fait un peu. Aïe le dos et les reins) ! Encore un super souvenir, manque que la photo de groupe que nous devons faire avant de nous séparer ! Ah mince, il va falloir y retourner encore une fois ! Lol !

Zen attitude !