01 avril 2013

Pâques

Dimanche 31 Mars

Réveil en fanfare à 6h15, le chantier a repris, et ce matin, c'est un festival, nous sommes gâtés. Les "bip bip bip" du camion qui fait sa marche arrière, les coups de masse, les disqueuses,.... sans oublier les ouvriers qui ne savent pas se parler normalement, mais ont toujours besoin d'émettre un nombre important de décibels. Etrangement, tout ce boucan va perdre de son intensité vers 8h, une fois tout le monde réveillé (on pourrait pas essayer l'inverse une fois ?). Petit déjeuner expédié (par les enfants), trop impatients de voir si le lapin est passé. Cette année, il s'est contenté de l'appartement, nous n'avons pas à proprement parlé de jardin, et le climat ne convient  ni aux marchandises qu'il transporte, ni à son joli pelage qui ne va pas manquer de friser avec cette moiteur, ni à son joli noeud auquel je ne donne pas 5 minutes avant d'être tout frippé et en berne ! Du coup, il a semé ses oeufs et lapins en chocolat dans tout l'appartement (et assez en vue, entre Gabriel qui est petit et Geoffrey qui a des problèmes de vue).
 
Le panier des chasseurs



















Il a également ramené un livre pour chacun, plus un mini-projecteur qui fait à la fois lampe de poche, et lecteur de mini-diapositives (vous avez peut être connu les faux appareils photos qui passaient des diapositives qu'on pouvait acheter comme cadeau-souvenir dans les lieux touristiques. Moi j'en avais un sur Monaco, je l'adorais). Gabriel a eu sur le thème de l'océan et Geoffrey sur l'espace. Et impensable de les faire patienter jusqu'à la nuit noire pour pouvoir regarder correctement, ils sont allés dans la mini salle d'eau de notre chambre (on peut aussi dire  placard avec lavabo) pour regarder les dias sur le mur et au plafond (je ne sais pas combien de temps les piles vont tenir).

Deuxième gros dossier du jour, le montage de la maison en pain d'épices. Trois plaques pour faire le sol et les deux parties du toit, plus un triangle pour l'entrée, deux poches de sucre faisant office de colle et un plaquette de sujets en sucre pour la décoration (sapin, chat, hibou, fleurs, bretzels, coeurs, pains d'épices, personnages). Les garçons décorent chacun un pan du toit et moi l'entrée, c'est ludique, mais la douille à sucre n'est pas simple d'utilisation (et je pense que le sucre n'est pas non plus à la bonne consistance, encore ce fichu climat à la gomme). Il faut ensuite arriver à coller les deux pans du toit avec l'entrée sur la plaque du sol. Oui, là ça se complique, il faut plusieurs mains. On finit par y arriver, je mets encore quelques point de colle sucrée, mais je ne vais pas obtenir les jolies volutes comme sur la boîte (sur laquelle c'est un enfant qui tient la poche et qui est en train de les faire, ces volutes), à peine de gros flocons et un sapin auquel j'ai fait une sorte de guirlande en sucre pour masquer sa décapitation imprévue (quoique, à bien y réfléchir, je soupçonne Gabriel de l'avoir fait exprès "oh, le sapin est cassé, on ne peut plus rien en faire, je peux le manger maman ?"). Bon au final, ce n'est pas si mal pour une première fois, l'idée est très sympa, merci petite soeur ! Clic clac, une petite photo souvenir pour lui montrer notre chef-d'oeuvre (euh, tu voulais pas plutôt savoir comment ça se présente, si c'est facile, avant d'en acheter une pour toi, c'est ça ?! Petite filoute !).



Je sors ma nappe jaune et verte à petites fleurs des champs (qui fait un peu Pâques), je mets dans un vase les oeufs que nous avons décoré, rajoute la maison de pain d'épices sur la table, et bien entendu les chocolats dans l'assiette, une cloche (pas de commentaires s'il vous plait) pour moi, et un gros oeuf contenant une surprise pour chacun des loulous. Le dessert (génoise fourrée d'une crème chocolat blanc, Chantilly et praliné avec un nappage au chocolat noir) sera partagé avec Raf au bureau. Oui, il faut penser à tous ceux qui travaillent aujourd'hui, policiers, militaires, corps médical,... c'est Pâques pour eux aussi ! Sans oublier que le Lapin lui a ramené un petit poisson en chocolat ! Tous les collègues sont briefés, c'est "pas touche la mouche" comme dirait Gabriel. Personne ne s'approche trop près du poisson en chocolat qui attend sagement son adjudant dans le frigo !

Repas du soir au Top Gun, il y a beaucoup de monde, nous avons tous la flemme de Pâques, celle qui consiste à ne pas avoir envie de cuisiner  après le déjeuner taille XXL qui s'est achevé en milieu d'après-midi, et l'excès de chocolat qui a suivi. C'est bien aussi ainsi. Pâques les pieds sous la table, avec 28°, un repas en terrasse sous le parasol, que demander de plus ? Bonne fêtes de Pâques à tous et à toutes !

Ma table



Le chocolat de Pâques se croque à pleines dents !





31 mars 2013

En mode maman solo pendant une semaine

Samedi 30 Mars

Départ de Raf pour sa semaine PM (Police Militaire). Et voilà comment échapper à la crise de foie inévitable des fêtes de Pâques, et à cette journée où on va lui rabâcher : "alors, comment on se sent avec un an de plus ?", "ça y est, tu fais partie des vétérans ", "t'es plus coté à l'argus maintenant" couplé avec le traditionnel "ha ha ha, t'es né le 1er avril, c'est une blague ?" (c'est aussi ce qu'à dû se dire beau-papa en apprenant la naissance de son fils ce jour là, avec 3 semaines d'avance en plus ! Déjà filou le petit Raphaël, dès le berceau !!). Et ça fait plusieurs décennies que ça dure ! Tu as vu ma petite cerise à la liqueur entourée de chocolat (oui il n'aime pas que je dise Mon Ch...), je n'ai pas dit ton âge ! Enfin, il croit y échapper, mais je veille au grain ! Je prépare une toute petite surprise, histoire de marquer l'événement.

En attendant il faut préparer un peu les fêtes qui approchent (Pâques et les deux premiers anniversaires du mois). Je ne vais rien prévoir d'exceptionnel pour nous trois, mais j'ai bien envie d'essayer de peindre des oeufs pour égayer un peu la table, préparer quelques douceurs pour le palais et surtout faire la "Osterputz" dans la chambre de jeux des garçons. La séance pâtisserie vire au cauchemar, rien ne réussit comme il se doit. La partie droite de la porte de mon four est déboîtée, et sûrement cassée, donc four inutilisable. Et la cuisson des gâteaux au micro-ondes n'est pas ce qu'il y a de mieux (et certainement une abomination sans nom du point de vue des pâtissiers). Le gâteau d'anniversaire de Geoffrey pour l'école a dû être passé 3 fois au micron-ondes car à chaque démoulage, le fond n'était pas cuit. Le dessert pour demain, qui devait normalement être coupé en deux l'a été, mais au prix d'une crevasse que je vais devoir combler par un couche de nappage, et la pâte feuilletée du gâteau d'anniversaire de Raf a fini en boule collante au lieu d'être un joli poisson. Impossible de faire quelque chose de correct, à moins d'avoir une cuisine climée à 18° ou de faire de la pâtisserie dans le frigo ! J'ose à peine me mettre au montage de la superbe maison en pain d'épices que ma petite soeur nous a fait parvenir pour Pâques. Je vais peut être m'occuper de ça demain, car je crois que j'ai la poisse culinaire aujourd'hui !

Le défi à relever











 Je m'attaque aux oeufs qu'il faut vider : d'après les magazines féminins, rien de plus simple, un trou à chaque extrémité, et on souffle. Je suis fière de moi, pas de casse au perçage. Mais il faudra m'expliquer comment les enfants réussissent à vider les oeufs, alors que moi j'ai eu un mal de chien malgré mes poumons à la Samantha Fox ! Il faut des abdos en béton et surtout, bien avoir suivi les séances de rééducation du périnée post-naissance, sans ça...... ! Bref, j'ai trouvé ça hyper dur, et après 4 oeufs, j'ai la tête qui tourne, l'impression d'être totalement pintée ! Et en prime, ça fait drôle de souffler dans un oeuf, c'est pour le moins une expérience.... que je n'ai pas envie de renouveler avant un bon moment (portez un oeuf à vos lèvres, vous comprendrez de quoi je parle !).

La "Osterputz" de la salle de jeux me laisse sur les rotules, il y a des pièces (souvent minuscules, merci les concepteurs de jeux et jouets) partout sous les meubles, qui tiennent compagnie à la horde de moutons gris (j'avais décrété de ne plus nettoyer la chambre tant qu'elle n'était pas en ordre, c'est déjà assez  ch... de devoir faire le ménage, sans avoir en plus 4 heures de rangement à faire avant de pouvoir nettoyer. Donc en clair, la chambre n'avait plus vu l'ombre d'un balai, d'un chiffon à poussière et d'une serpillère depuis plusieurs semaines). Bref, comme dans la plupart des foyers du monde, maman range, les enfants regardent, et rangent une pièce de ci de là quand ils ont envie. C'est normal qu'ils jouent, ce sont des enfants, mais pourquoi le concept de "1 jeu pour 1 boîte" est-il si compliqué à faire entrer dans leur tête ? (tiens, on dirait le nom d'un jeu télévisé !). Tout est mélangé, il y en a pour des heures rien que pour faire le tri. Et après 1h30 de rangement, et devant le peu d'enthousiasme manifesté par ma descendance, je jette l'éponge. Là, étrangement, ils se sont réveillés, plus trop OK pour être laissés à la merci d'une bande de playmobils armés (ben oui, quand on ne veut que des pirates ou des chevaliers, c'est le risque), de légos menaçants et de petites voitures prêtes à leur foncer dessus ! Ils ont fini par faire le reste seuls, mais inutile de vous préciser que ça a été un peu bâclé !

On passe à la peinture des oeufs de Pâques, un jeu d'équilibriste avec des oeufs sur une pique à brochette (rien trouvé de mieux comme matériel, je ne suis pas Mac Gyver moi !) qui tournent à chaque fois qu'on essaye de les toucher. Bon on s'éclate quand même quelques minutes. Geoffrey trace des pois, et des sortes de pics (on dirait une courbe d'actions du CAC 40), Gab fait un oeuf marbré et moi une spirale (les garçons trouvent que ça fait penser à une sucette !). Je prépare la tarte pour l'anniv de Raf (comme je peux. Je comprends maintenant pourquoi le concept de "desserts" n'est pas connu ici, c'est impossible de faire de la pâtisserie dans ces conditions climatiques) et je fais mon nappage cache-misère. Petite improvisation des garçons pour commencer la soirée, avec spectacle de magie (ou comment faire disparaître Gab sous un plaid), de danse (ça devait être de la danse contemporaine, car je n'ai rien compris), et de théâtre d'ombres avec des playmobils ("Playmobils, en avant les histoires", comme dit la pub) ! Divertissant ! Puis vite au dodo, et pour une fois, pas de problème pour les coucher, la perspective du passage du Lapin de Pâques les a motivé à aller au lit et à y rester ! Quant à moi, je vais prendre mon bol d'air dans la garrigue provençale et ma dose d'accent du Midi en regardant "La Fille du puisatier" d'après l'oeuvre de Marcel Pagnol. Bonne soirée !

Mon dessert de Pâques


30 mars 2013

Nouvelle séance de scrapbooking

Mercredi 27 Mars

Deuxième cours chez Véronique cet après-midi. Les trois mêmes que la semaine dernière (Rachel, Patricia et moi), et Béatrice à la place d'Annie (dont c'est le deuxième cours aussi). R.V. directement à son appartement. Les rues portent encore les stigmates de la veille, le challenge consiste à se garer loin d'une flaque d'eau (et qui est la maligne qui est sortie avec des tongs aux pieds ? Je vous le demande ! Je crois vraiment que je vais investir dans une paire de bottes en caoutchouc, quitte à passer les prochaines années en vacances en Bretagne pour les rentabiliser. Lol !!).

Nous sommes déjà briefées sur la marche à suivre, la séance peut commencer par le choix des photos. Patricia continue à immortaliser le séjour de sa fille à Djibouti par une journée plage, Rachel veut offrir à sa meilleur amie pour ses 30 ans le souvenir d'une soirée Réveillon sur le thème des anges et des démons, Béatrice prépare elle aussi un cadeau d'anniversaire à sa fille pour ses 17 ans avec trois photos d'elle à différents âges et moi, j'avais dans l'idée de faire une mise en scène avec mes  trois hommes. Problème, Raf est très peu sur les photos. Mais j'en avais une sympa, où il pose tout sourire (oui ça lui arrive de sourire sur les photos) devant le panneau du Grand Colombier après son ascension. Malheureusement, pas du tout raccord avec les deux autres photos de nos loulous, prises à l'école pour les traditionnelles photos de classe. Ben tant pis, partie remise. Mon scrap va être très classique, les photos ne vont pas être retaillées.

Ce sera plus complexe pour mes copines,  avec des formes ovales et des dispositions à vous coller une migraine carabinée ! Mais en experte qu'elle est, Véronique a toujours la solution, et 1 000 idées à la minute (comme un chaudron en constante ébullition). A la seule vue de nos photos, elle a déjà tout le scénario en tête et sait ce que sera le résultat final. Moi j'ai toujours autant de problèmes de géométrie, je me prends la tête avec mon cadre, droit d'un côté mais pas de l'autre, des espaces de dimensions différentes,.... Je sais, ça vous parait fou avec des équerres graduées, mais c'est tout moi ça (demandez à Raf de vous raconter un certain épisode avec une équerre et une armoire, ensuite vous comprendrez). Bon, après un petit coup de main de Véronique, tout rentre dans l'ordre, ce coup-ci je suis la première à chaque étape, j'ai le temps de prendre mes copines concentrées en photo.

Choix de l'écriture et des motifs décoratifs
Ce sera "tout couleur" pour moi, comme il s'agit d'enfants et pour faire écho au décor devant lequel ils sont assis. Je choisis des pochoirs vélo et toboggan  et une petite frise crayons qui sera colorée avec les stylos gels de Véronique (aussi fluos que les soirées du même nom organisées au Héron). Béatrice choisit des couleurs girly en misant sur le doré associé au noir, Patricia a découvert le ton orange et veut en mettre partout, et Rachel trouve un rouge flamboyant (rouge Lucifer serait même plus exact et parfaitement dans le ton) en accord avec son thème mi-ange mi-démon.

Ca commence à prendre forme
Après plus de 4 heures d'efforts, nous mettons nos oeuvres au monde. Encore une fois, nous avons pris beaucoup de plaisir à les réaliser et à être ensembles. Vite, une prochaine après-midi scrapbooking ! A consommer sans modération !

L'oeuvre de Rachel juste avant la touche finale


Celle de Patricia














Celle de Béatrice
....et la mienne