05 mai 2013

D'une soirée....... à l'autre

Mercredi 1er Mai

Avant de rentrer dans le vif du sujet, 3 petites anecdotes que je vous offre : une de mes lettres qui a mis 1 mois pour arriver en France, ou comment faire Djibouti- Bischheim via la planète Mars ! "Bougez avec la Poste" ! Geoffrey qui part sous la douche avec le tube à bulles et qui en fait tout en se douchant ! Je connaissais le bain à bulles, mais pas la douche à bulles ! Exit les soirées mousse, c'est has-been ! Et en sortant de la douche, il remet les habits sales... de son petit frère pour aller manger au restaurant ! Au secours, mon fils a laissé son cerveau au vestiaire !! Comme dit maman, on en fera bien un professeur (dans le sens de grand scientifique), il est tout le temps dans la lune ! Et la dernière, ma machine à laver (encore elle) qui en mode essorage, tente de se faire la belle et se promène dans la salle de bain. Même à 3 dessus, impossible de l'arrêter, elle continuait d'avancer, me faisant par la même de belles marques au sol (pensez-vous que le propriétaire va me croire quand je vais lui raconter que la machine à laver prend ma salle de bain pour un dance-floor ? Il risque plutôt de me donner le n° de tél du psy de Bouffard ou celui du soutien de la base !). Les coupures de courant et d'eau qui ont suivi ont fait de mon linge un prisonnier de cette folle de machine pendant 24h (ou comment faire des économies en devant relaver son linge 2 fois à la place d'1 !!). Ca, c'est fait !

Salade taille XXL
Bon, maintenant que vous êtes de bonne humeur, les zygomatiques réveillés, on passe dans le vif du sujet. Petit e-mail de Sacha il y a quelques jours pour nous inviter à un apéritif-dînatoire à l'occasion des "55 années de printemps d'Aimé", comme elle a si joliment dit. Nous voilà les premiers sur place, petite surprise pour Aimé, qui, ayant vu la jolie table préparée par sa pupuce, a bien compris que quelque chose se tramait derrière son dos, mais de là à savoir qui allait participer à la fête.... ?! Eh bien nous, Gilles et Bruno, et un autre couple d'amis, Eliane et Daniel. Petite soirée cool et sympa, on démarre avec un ti Punch, et moi qui n'ai pas l'habitude de l'alcool, ça m'a scotché dans le canapé ! Obligée de demander un supplément sirop de sucre de canne pour noyer les vapeurs d'alcool et éviter que l'acidité du citron ne me troue l'estomac ! Heureusement qu'il y a les chips, apérifruits et autres petits salés caloriques pour tapisser et faire un caisson étanche et éviter les fuites radioactives de l'alcool ! Sacha a fait appel à un traiteur (local le traiteur, local, c'est pas un traiteur de mariages, entendons-nous bien !). Du coup elle peut rester avec nous et profiter de ses invités, c'est une bonne maîtresse de maison, sauce Bree Van De Kamp ! Nous prenons place sur la terrasse à la table joliment parée avec une nappe dans les tons violets, qui fait presque paréo, et de la vaisselle blanche aux motifs africains colorés. L'entrée est une énorme salade composée (de celle dont on dit quand il y en a pour 10 il y en a pour 20), dans le genre de celle que nous avions mangé à la sortie requins-baleines, avec thon, maïs, tomates, chou, betterave, olives vertes,....
Appétissantes brochettes
Puis viennent les brochettes, viandes et poissons, marinées dans un mélange d'herbes djiboutiennes qui donnent ce goût si particulier, très parfumé et épicé juste ce qu'il faut. C'est très bon, le poisson est fondant et très peu fort, et la viande est tendre, bref un régal comme à chaque fois. C'est donc un vrai repas auquel nous sommes conviés, on est loin de l'apéritif dînatoire français classique (bye bye les quiches succulentes de Marie, le très parfumé gaspacho de Fred, les verrines rafraîchissantes de Sabrina,... que je retrouverai avec plaisir dans quelques mois, sans oublier la vodka-fraises Tagada de Michelle et le baba de Christelle ! Euh, c'est un appel du pied les filles, je passe commande pour mon retour, lol !!). Après un passage par la "ronde du berger" (formule communément utilisée sur les menus de mariage pour désigner l'assiette de fromages)  qui remporte toujours beaucoup de succès (oui les amateurs de fromages sont malheureux ici, il y en a, oui, et comme dit la pub : "ça t'as coûté combien ?". "Un bras, et toi ?".  "Moi ? La peau des fesses !".  "Aïe, ça doit faire mal ?!".  "Oui, ça fait mal !!").

Le flan parfumé
En guise de dessert, Sacha nous a préparé un flan aromatisé à la fleur d'oranger, et un Tiramisu, servi sous les commentaires de Gilou qui venait d'apprendre depuis peu que l'origine était italienne (et non japonaise comme il le pensait ! Allez savoir comment il est arrivé à cette idée ?!) et surtout la traduction (et là son esprit de célibataire géo a vagabondé un peu trop. Je crois que je vais devoir lui expliquer la vraie origine du nom un de ces jours, histoire de le remettre dans le droit chemin ! Sacré Gilou). Autour d'un verre de Muscadet, la discussion devient passionnée autour ... de la politique ! Et comme de tout temps, dans toutes les familles, quand on parle politique, ça devient, comment dire ? Animé ! Sacha et Eliane ont parlé de trucs de filles pour éviter de s'en mêler (2 bêtes à cornes qui s'affrontent, ça suffit) et les autres ont joué les spectateurs la plupart du temps, faute de pouvoir en placer une ! Rassurez-vous, tout ça est resté dans un esprit "bon enfant" comme on disait autrefois, c'était drôle d'avoir le camp des "je m'en fiche", des "rien à faire de ses histoires de f..., ce qui compte ce sont les compétences pour gouverner le pays", des "mais à quand quelqu'un d'intègre qui se préoccupe vraiment de nous et n'a pas de casseroles au c..? ", des "de toutes façons pas un qui vale mieux qu'un autre, tous dans le même panier",.... Je crois qu'au gouvernement (actuel et ex), il y en a qui ont dû avoir les oreilles qui sifflent, par ce que des "mais elle a rien dans le citron", "il a été mal coaché", "son programme était vide", "il a pas l'envergure d'un chef d'état",... il en a plu des seaux entiers. Allez hop, ces messieurs-dames se sont fait tailler un costard. Rhabillés pour l'hiver ! Bref ça a été drôle ! Bon il y a un moment où j'ai quand même crains d'avoir cassé l'ambiance en faisant remarquer que s'il y avaient des guignols aux rênes du pouvoir, il y en avaient qui les avaient élu ! (Note pour plus tard, tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler et même mieux, ne pas s'en mêler, ou écouter poliment sans donner son avis et afficher ses opinions). Mais non, tout va bien, chacun a le droit de s'exprimer, nous sommes en démocratie ! Avec tout ce débat, l'heure a tourné, il est temps de rentrer se reposer, il y en a qui travaillent demain et risquent d'être aussi frais que les poissons d'Ordralphabétix ! Et on peut continuer demain, puisque nous nous revoyons pour la seconde soirée de la semaine (alors pour l'ambiance, après la politique, on vous propose le sport ou l'argent !).  On prend les mêmes et on recommence ! Bonne nuit et à demain les amis.

Le tiramisu gourmand



Jeudi : c'est chez nous que ça se passe ce soir. Après 9 mois de présence sur le territoire pour Raf et 6 pour moi, nous avons encore des invitations à rendre (je n'ai donc pas encore fini de transpirer dans ma cuisine). Les mêmes qu'hier, à l'exception d'Eliane et Daniel. J'ai déja effectué une bonne partie du travail en amont, il restera peu de choses à faire une fois les invités arrivés, je pourrais donc profiter d'eux comme une bonne maîtresse de maison (eh oui, à force de regarder un "dîner presque parfait" et d'entendre dire les convives que l'hôte n'était pas assez présent car toujours en cuisine, ça finit par rentrer dans mon cerveau . Ce qui n'est pas peu dire, compte tenu du peu d'espace de libre en ce moment, tout occupé par les vapeurs générées par le taux d'humidité de l'air !). Tout le monde arrive en même temps, une dernière épreuve avant d'avoir la joie de goûter à un apéritif rafraîchissant et salvateur, la montée des 4 étages, et dans le noir en plus, il n'y a plus d'éléctricité dans la cage d'escaliers depuis plusieurs semaines.... et sans doute pour plusieurs années ! Mais concession à la modernité, la montée aux flambeaux d'autrefois s'est transformée en montée à la lueur du téléphone portable (ou à celle de la lampe frontale de chez Décathlon ou du Joyeux Campeur, pour les plus chanceux !). Et comme une bonne hôtesse ne reçoit que des gens à son image (donc de bons convives, lol !!), ce gentleman de Bruno a réussi à trouver un bouquet de muguet (en fait même 2, 1 pour Sacha et 1 pour moi. Quel homme ce Bruno !!) chez une petite fleuriste du centre ville, m'apprenant parla même l'existence d'un magasin de fleurs à Djibouti (apparté pour Raf, demandes les coordonnées à Bruno, avoir une adresse de fleuriste sous le coude peut servir, toujours avoir un as dans la manche pour le sortir au moment opportun. Pour mémoire, je te rappelle que mes fleurs préférées sont : 1- les iris, 2- les roses, 3- les lys. C'est bon, tu as enregistré ? Parfait !).

Citadelles du désert de sel au lac Abbé
Bruno nous offre également un livre sur Djibouti vu du ciel (Y.A. B. a fait des émules) avec de magnifiques photos qu'il me faut vous faire partager avec quelques photos ci-dessous.
Bancs de sable à Khor Angar
C'est une activité qu'il est possible de s'offrir, à un tarif intéressant par rapport à la France, sous réserve de ne pas avoir le mal de l'air (donc en gros d'être dépourvu de principaux organes que sont le coeur, l'estomac et le cerveau, une fois débarrassé de ça, je crois que c'en est fini avec le mal de l'air !), car le survol se fait en petit avion de tourisme (je vous laisse donc imaginer les sensations. Moi rien que d'y penser, j'en ai déjà des palpitations et la nausée au bord des lèvres !). Dommage, ça doit être extraordinaire ! Apéritif tradi, Raf nous offre un mini-discours afin de remercier chacun de l'avoir véhiculé et co-voituré durant sa longue négociation pour obtenir notre moyen de locomotion (je l'appelle comme ça à dessein, voiture est un terme trop flatteur), avec un merci tout particulier à Bruno qui nous a prêté sa voiture le temps de sa convalescence en France (le malheur des uns fait le bonheur des autres), accompagné par une bouteille de vin d'Alsace (sa mutation en Alsace lui a laissé le goût de nos bons vins). Nous voici avec un Bruno tout ému et un Raf dont je me demande si au final, il ne pourrait pas faire de la politique, pas de discours de 2 heures, pas de langue de bois, pas de fioritures ou de mots compliqués, non, droit au but! Net et sans bavures !!

Banquise de sel du lac Assal
C'est le moment de passer à table, et pour vous de découvrir le menu : filet mignon à l'ananas (flambé au rhum s'il vous plait !) avec son dôme de riz basmati, plateau de fromages, et pour le dessert, mousse au chocolat (c'était ça ou c'en était fini de nos dîners entre amis, et en plus je risquais de dormir dans la baignoire.... que je n'ai pas ! Lol !!), charlotte des Iles et nougat glacé Shéhérazade (bien apprécié par tout le monde, comme à chaque fois que je le fais).




Maskali et Moucha
Petit dîner sympa et sans chichis, on parle de tout (enfin presque, on a évité la politique, comme on avait déjà bien débroussaillé le sujet hier) et on rit bien (non Gilles, Valérie c'est ta femme, moi c'est Isa !). Bonne soirée comme à chaque fois. A qui le tour maintenant ?

Mes 3 desserts

01 mai 2013

Happy birthday to me

Samedi 27 Avril

Petite blagounette du jour pour démarrer. Bon je vous préviens de suite, elle est du niveau « carambar », mais même si elle est un peu bête, elle me fait rire (oui je l’avoue) et en plus elle est pile dans le ton. Je me lance : quel est le pluriel de « un p'tit beurre » ? Réponse, des « tou you », parce que « un p’tit beurre des tou you » ! Oui je sais elle est connue !! Mais je l’aime bien !

Ah oui, c'est mon anniv aujourd'hui ?

Vous l’avez compris, aujourd’hui c’est donc mon anniversaire. Il y a quelques 30 années et des poussières (je n’en dirais pas plus par respect pour ma maman,....... et aussi un peu pour moi !), ma petite maman mettait au monde un beau bébé de 4kg et 53cm (et tout ça pour un premier bébé et sans péridurale, chapeau maman !), le tout vers 12h15, l’empêchant ainsi de pouvoir déjeuner en paix et la laissant, comme si ça ne suffisait pas d’être épuisée après cette épreuve, quasi morte de faim et obligée de se contenter d’un yaourt et d’une biscotte péniblement quémandés par le nouveau grand-père au fond de la cuisine vide de l’hôpital (ben ouais, l’heure des repas est passée, fallait s’arranger pour accoucher à un autre horaire !! La leçon aura porté ses fruits, puisque pour ma petite sœur, quelques années plus tard, elle s’est arrangée pour qu’elle naisse pendant la nuit, juste assez tôt pour être de retour dans sa chambre à l’heure du petit déjeuner ! Ah on l’a eu une fois, mais pas deux !).  Désolée maman ! Bon, la bonne nouvelle, c’est qu’elle ne semble pas m’en vouloir, la preuve, elle me téléphone pour me souhaiter un joyeux anniversaire en direct live, en promettant de boire un verre à ma santé à l’heure de l’apéritif. « Es gilt » comme on dit chez moi ! Des tas de messages sur FB et des cartes virtuelles sur ma messagerie, trop cool ! Et la surprise du coup de fil de ma soeur et de ma chipounette de filleule dont je crois reconnaître la voix me chantant un "joyeux anniversaire marraine" couvert par des crachats, grésillements, coupures et autres perturbations sur la ligne ! Désolée les filles, le monsieur dans la cave ne pédale pas assez vite pour permettre une bonne connexion. Exit le téléphone numérique, nous allons passer à l'analogique qui sera peut être plus compatible (euh, on fait pas l'inverse normalement ?). Et merci à belle-maman et beau-papa, qui n'ont pu rester sourds à mes appels de détresse, et m'ont offert deux livres (pour mes longues journées caniculaires cloîtrées chez moi entre ventilo, clim et douche) et un joli t-shirt (que je vais ne laver qu'à la main pour éviter de le donner en guise d'amuse-bouche à ma cinglée de machine à laver !).

L'entrée
Programme du jour, repas du midi les pieds sous la table, j'ai réservé au cercle mess du Héron (là où j'ai passée les soirées choucroute et tartiflette). Raf me ramène le menu la semaine dernière, celui d'aujourd'hui lui disait bien. Et moi d'ajouter que c'est pas mal pour un repas d'anniversaire, ses yeux écarquillés et sa petite moue font naître en moi un pressentiment confirmé par son "ah, j'avais même pas fait le rapprochement" ! Comme dit maman, c'est Raf tout craché ! Et c'est moi qui ai des problèmes de mémoire ! Matinée tranquille, Raf part faire du vélo et moi je fais mes pages d'écriture (oui, enfin ! ) entre deux messages de bons voeux ! Départ pour le Héron. Nous mangeons dans le restaurant, la terrasse va bientôt fermer ses portes (si on peut dire ça d'un espace ouvert) à cause de la chaleur. La salle principale est le repaire des jeunes hommes "célibataires" ne pouvant, ou ne voulant pas faire la cuisine (eh les filles célibataires de Castelnau, c'est par ici que ça se passe !). Nous mangeons dans une petite salle annexe. Les enfants ont un menu à part, salade verte et tomates avec tranche de jambon, nuggets et frites et cornet de glace. Et pour Raf et moi, rillettes de saumon fumé, civet de cerf sauce grand veneur avec pommes noisettes, fagots de haricots verts et purée de marrons, et framboisier pour finir.

Le plat
C'est très bon, je suis agréablement surprise par la viande très fondante et sa sauce bien aromatique (comme savaient faire nos grands-mères) et je me régale avec la purée de marrons. Nous sommes les derniers à quitter le restaurant, je crois qu'ils nous attendaient pour pouvoir fermer ! 

Le dessert

Retour à la maison pour un petit échange avec belle-maman.  Le reste de l'après-midi sera calme, rien à voir avec la soirée d'anniversaire riche en surprises et en rebondissements d'une Delphine de ma connaissance (déjà moi, j'ai pas d'ascenseur dans mon immeuble,lol !!).


Ma super charlotte déglinguée !
Le boudin blanc aux pommes avec purée de pommes de terre du dîner s'est transformé en pain de mie grillé, beurre et jambon, tant le repas du midi était encore présent dans notre estomac (classe hein le menu pour un anniv ?! Là je suis sûre que personne n'a fait pire, lol !!). Désolée, il n'y aura pas de photo du gâteau parés de 30 et quelques bougies, le démoulage a été fastidieux, et du coup, la surface est à l'image du pays qui nous héberge, bosselée, craquelée, bref, tourmentée !! Par contre, c'était très bon, à refaire en faisant 2-3 petits modifs, et ça devrait être digne d'être servis à des invités. Mais au fait, je ne vous ai pas dit de quel gâteau il s'agit ? Charlotte fraises-chamallows. Oui, miam, un vrai dessert gourmand ! Ah c'est sûr que sur le magazine, ce dessert "rose Barbie" (teinte connue également sous le nom de "rose Barbara Cartland", pour les inconditionnelles des romans à l'eau de rose) a de quoi séduire, on en dévorerait la revue sur place ! Petit ruban rose autour de la charlotte, biscuits boudoirs roses, fraises découpées et savamment disséminées sur le dessus, bref jolie mise en scène, pour bonne mise en bouche !! Allez, promis, la prochaine fois ce sera mieux, j'ai 1 an pour m'entraîner ! Et Raf a 1 an pour me préparer une fête digne de ce nom ! Courage mon nounours, au pire, tu as un palace pas très loin qui propose des soins de beauté de stars et un grand choix de restaurants !

Et pour finir, un immense merci à tous ceux qui ont pensé à moi aujourd'hui, qui m'ont téléphoné (et qui vont peut être le regretter en recevant la facture, lol !!), qui m'ont laissé un gentil petit mot sur FB, envoyé une jolie carte virtuelle ou réelle. J'ai apprécié chaque attention, merci, merci ! J'adOOOOOOOOre !! S'il n'y avait pas 1 an de plus la fois prochaine (et un cap), je dirais bien "vivement l'année prochaine !". Oh et puis après tout, tant pis pour le cap, les blagues idiotes auxquelles je vais avoir droit et les cartes humoristiques du style "bienvenue chez les vétérans", "t'es plus cottée à l'argus" ou "comme le bon vin, tu te bonifies avec l'âge" (alors pour info, je ne suis pas amatrice de vins, sauf si c'est du Sauternes, du vendeanges tardives ou du sélections grains nobles.Eh oui, on n'attrappe pas les mouches avec du vinaigre, tenez vous le pour dit !). Vivement l'année prochaine !!

28 avril 2013

En bateau à Khor Ambado

Vendredi 26 Avril

Petite dédicace !

Répétez après moi « en bateau à Khor Ambado » rapidement et plusieurs fois de suite ! Eh oui, seuls les plus méritants vont pouvoir participer à l’excursion du jour, la dernière de la saison organisée là-bas par le club loisirs et découvertes. Jusqu’à ce matin 07h06 très exactement, nous étions dans l’attente du maintien ou non de cette sortie, pour cause de météo incertaine. Oui, la mer était un peu « déchaînée » les derniers jours, mais Neptune a décidé d’être clément et de nous laisser profiter de cette journée.

R.V 8h30 à la Pêcherie, on se gare au milieu des cabanes, sur le territoire des coupeurs de poissons et des oiseaux, comme d’habitude. Nous avons notre chouff attitré, le temps d’attraper les affaires  (on se demande d’ailleurs pour combien de jours on part ?!) et direction le quai d’embarquement (en fait 3 escaliers et un amas de rochers). C’est Joanne qui est l’accompagnatrice de l’excursion (elle s’occupe de la section Djibouti par la mer au club). Je connais les ¾ des autres familles participantes, Céline a fait les macarons avec moi et Jennifer est une voisine dont la fille prend le même bus que Geoffrey. Nous connaissons le bateau Al -Iman, pour l’avoir déjà pris au retour de Maskali. Il a l’avantage d’avoir de vrais bancs en bois, nous avons donc le dos maintenu et pas dans le vide comme c’est souvent le cas.  A peine partis, petite interruption par les gardes côtes pour vérifier que tous les papiers du bateau sont en ordre (avant de sortir en mer, la compagnie doit aller déposer la liste des passagers à leur  bureau). Tout est OK, c’est reparti. Il y a quelques vaguelettes et du vent, le ciel est couvert par moment.  N’étant pas encore une vieille louve des mers (la compagne du loup de mer, vous aurez deviné), je n’ai pas bien l’habitude des modes de fonctionnement de l’océan. Tout ça pour vous dire que je me suis assise du mauvais côté du bateau à l’aller (au retour d’ailleurs aussi) et que conséquence de ce mauvais choix, je me retrouve vite mouillée et salée, avant même d’avoir mis les pieds dans l’eau pour la baignade. Ici on a coutume de dire que si la montagne ne vient pas à Mahomet, c’est Mahomet qui ira à la montagne. Et bien je peux vous dire que ça marche très bien aussi en remplaçant Mahomet par Isa et la montagne par  l’océan !  Bon ben mouillée pour mouillée !! Sur le chemin, belle surprise de voir des dauphins qui nous régalent de belles cabrioles. C’est toujours magique de les voir s’amuser  en liberté. Mais ces coquins sont très rapides, presque impossible de les prendre en photos, au mieux on voit la nageoire, au pire on aura une forme flou sur la photo (c’est peut être ça qu’on appelle le flou artistique ?!).


Les paillottes vues côté piste

Arrivée sans encombre, déchargement les pieds dans l’eau. Nous nous installons sous la petite paillotte en face du restaurant de plage. Chaises de jardin blanches, et 3 tables collées les unes aux autres avec des nappes en tissu (sympa, ça change des toiles cirées coca-cola qui collent sur les cuisses à cause de la chaleur et de l’humidité), et 3 hauteurs de tables différentes ! Des brins de paille sur le toit, et une vue imprenable sur l’océan à 3 mètres de nous ! La plage de Khor Ambado est encaissée, emprisonnée par de petites falaises noires couvertes de rochers (dont je me demande à quel moment ils vont se détacher pour venir nous transformer en crêpes, j’adore les crêpes, c’est pas le problème, mais j’ai d’autres ambitions que celle-là !!), qui tranchent avec la couleur beige clair du sable. Pas de coquillage, le sable dans l’eau est doux comme du velours (comme un doudou a dit Gabriel), chouette, nos petons vont pouvoir respirer  et les filles coquettes que nous sommes vont pouvoir faire admirer leur vernis ! Ben oui, on est des filles, et on lit des magazines à la noix qui veulent que nous soyons glam en toutes circonstances, sur la plage y compris ! Pas gagné !

et côté plage

En bonne organisatrice, Joanne a prévu la petite collation de 10h avec café et gâteau. Raf et les garçons se précipitent à l’eau, quant à moi, je commence par installer le campement et je mets tous les habits à sécher  (les petits ont été mouillés aussi à la descente du bateau, c’était marée haute). L’eau est comme à chaque fois délicieuse et rafraîchissante, encore peu de monde sur la plage, il  est  trop tôt. Nous pouvons profiter du calme. Euh, presque, légèrement troublé par le « bêêêê » des biquettes qui passent sur la plage et qui vont brouter un peu plus loin. Je les suis pour les prendre en photo, mais elles sont craintives, l’instinct de survie est plus grand que la nécessité de se nourrir.  Et là on dit merci à l’inventeur du zoom sur les appareils photos ! Je pars faire mon petit reportage photo de l’autre côté de la plage, je ne peux pas aller bien loin, la plage se termine par des rochers dans l’eau, et pour rejoindre la plage suivante, il faut aller dans l’eau pour contourner les rochers. Mais avec le courant et les vagues, je ne vais pas m’y aventurer, toujours cette petite crainte de finir en crêpes contre les rochers, à la manière de celles collés dans le four de chez Youssouf ! Merci, mais non merci !!

Les petites falaises qui entourent la plage

La matinée s’écoule entre baignade et jeux de plage pour les loulous qui s’éclatent comme des fous. Petit apéritif les pieds dans le sable (la chaise et les pieds dans l’eau pour certains. Bon là, on peut plus trop frimer, en France vous commencez à avoir du beau temps, il ne vous manque plus que la mer, et encore, pas à tous !).


Le repas arrive, au menu, couscous.  En fait, c’est plutôt un mégamix entre couscous et pot-au-feu, car s’il y a bien semoule, pois chiches et boulettes de viande, le plat de légumes est composé de pommes de terre, carottes et choux servis avec un bouillon. Celui des viandes contient poulet et agneau mijotés avec oignons et tomates. Un autre petit bol de sauce arrive, et là, comme dans les films, une lumière de fond  rouge, on entend des sirènes et une voix métallique qui dit « danger, danger ». Les piments qui flottent à la surface du bol annoncent la couleur  (ou plutôt la douleur), c’est la sauce qui arrache ! Je passe mon tour ! Au moment du dessert,  ce sont les crêpes (encore elles, décidément) et les beignets de bananes au chocolat qui sont plébiscités. Et qui feront un retour triomphal à l’heure du goûter, avec café et chaï ! L’après-midi se passe entre baignade et papotage, il fait chaud, il faut aller se rafraîchir plus souvent ou  se cacher sous la paillotte, à l’ombre, enfin c’est ce que je croyais, encore mauvais choix, pas assise du bon côté de la table. C’est ce que me dis mon dos depuis hier soir ! Bref !! Nous avons passé une bonne après-midi avec les histoires de Jennifer, nous racontant les quelques semaines passées en vacances en France, et le décalage, inverse cette fois-ci, de nos nouvelles habitudes acquises ici, confrontées à la vie française. Ou comment ne plus savoir se servir d’une carte bleue et oublier son code à force de tout payer en liquide ici. Sentir la douleur du porte-monnaie au premier plein d’essence. Tout trouver froid, des draps du lit à la cuvette des toilettes. Etre perdu dans la grande surface et faire une crise de panique devant tant de m2 et la foule. Rester 30 minutes la bouche grande ouverte et dans la plus totale confusion lorsqu’il s’agit de décider quels yaourts acheter.  Penser que la caissière s’est trompée dans les prix de nos courses, et trouver que c’est peu cher (par rapport aux prix des aliments ici bien sûr).  Avoir oublié qu’en France, on ne donne plus de poches plastiques et qu’il faut penser à ramener ses paniers. Attendre béatement que quelqu’un vous emballe vos courses. Réapprendre à se servir de 2 robinets et arriver à maîtriser la température,….. Il y a une quantité de petites anecdotes de ce style, toutes plus amusantes les unes que les autres ! Nous avons bien ri ! Dernière baignade avant le retour, l’eau a pris une couleur plus ambrée, la marée remonte, et avec elle sable et algues (celles qui ressemblent à des salades).



Retour un peu « tape-cul », il y a du vent, des vagues et comme je vous disais, pas la bonne place sur le bateau (à force de faire des sorties en mer, je vais finir par savoir où m’asseoir pour éviter de ressembler à un marais salant avant récolte). Mais leçon apprise de la fois dernière quand même, j’ai gardé mon maillot de bain et mon t-shirt anti-UV ! Bien m’en a pris ! Puisqu’au final, je me retrouve à nouveau mouillée et en plus de la « grande bleue », je me retrouve avec de …….grands bleus ! Les enfants, par contre, ont adoré ! Comme d’hab, plus ça roule, ça tangue, ça saute,… mieux c’est (ils risquent de trouver les manèges bien ennuyeux après ça) ! Retour à la maison, et légère  hésitation du gardien à la barrière. Eh oui, entre Raf et ses marques de lunettes genre raton-laveur, Geoffrey avec son teint rosé et ses yeux gonflés qui font penser à une crevette qui aurait une allergie oculaire et moi avec mes cheveux hirsutes gominés au sel de mer et mon front peau-rouge, il ne nous avait pas reconnu ! « Ah c’est vous ?! » nous dit-il ! « Eh oui, c’est nous » je lui réponds (aussi étonnant que ça puisse paraître ! Euh, si on pouvait rentrer chez nous maintenant, je rêve d’une bonne douche, en espérant qu’il n’y ait pas de coupure d’eau !).  Ouf, nous avons de l’eau, l’opération désensablage et désalinisation est une réussite ! Vite, il faut coucher sur le papier tous les souvenirs de la journée pour vous les faire partager. Bonne soirée à tous, je m’y mets !

C'est bon la honte !