02 janvier 2013

Réveillon de la St Sylvestre


Lundi 31 Décembre et Mardi 1er Janvier


C’est reparti pour les festivités. Les 2 jours qui arrivent vont être identiques à la semaine dernière : moi en cuisine, moi qui fait la vaisselle, moi qui décore la table,…. (ça me fait penser  aux livres de Martine quand  j’étais petite, vous savez, « Martine prend l’avion », « Martine au zoo », « Martine petite maman »,….). En effet, à peine réveillée, petit déjeuner avalé et pas le temps de dompter mon super volume genre  brushing année 80 d’Eden de Santa Barbara (oh, ne faites pas semblant de ne pas savoir de qui je parle, à cette époque, nous étions tous fans), et direction la cuisine pour préparer le menu du soir. J’ai déjà fait la Charlotte des Iles qui devait reposer 24h au frigo la veille (en espérant qu’elle ne fasse pas Tour de Pise au démoulage), je commence la préparation de la mousse aux crevettes (RAS tout va bien), du crumble de saumon (comme d’hab, la pâte à crumble ne me satisfait pas totalement- j’en profite pour passer un appel, qui a une bonne recette de pâte à crumble sucrée et salée ?-), de petits en-cas au saumon fumé pour l’apéritif de demain (avec mon super moule à gâteaux forme sapin, Père Noël et bonhomme de neige), et enfin le dessert du 1er qui doit lui aussi être au frigo, un moelleux poires-vanille.  A priori, rien de compliqué, une base biscuit de Savoie, que je ne réussis pas mal, si ce n’est son léger problème de hauteur  (je ne sais pas si vous avez remarqué, mais sur les photos des recettes, les gâteaux ont toujours une hauteur  inouïe, alors que dans la réalité, c’est une autre histoire !). Je suis sensée couper le gâteau en 2 pour y mettre une préparation à base de Chantilly, gélatine œufs battus en neige et morceaux de poire. Défi n°1, réussir à couper le gâteau en 2 parts (horizontalement j’entends). Armée d’un couteau à pain, j’entreprends la découpe. Ouf,  j’y arrive. Je m’attaque à l’appareil qui doit garnir le biscuit. Au 1er essai, un jaune d’œuf vient contaminer les blancs que je devais  monter. Au 2ème, la gélatine  a trop pris pour être mélangée à la mousse Chantilly et blancs en neige, et au 3ème, je transforme la crème Chantilly en beurre.  Au lieu d’avoir une belle masse volumineuse et aérée, je me retrouve avec une crème au beurre bien lourde ! Tant pis, pas le choix, je n’ai plus les ingrédients nécessaires pour recommencer. Je vous assure que cuisiner ici, dans ces conditions météorologiques, ça relève de l’exploit  (ils peuvent venir ici, les «Masterchef » et autres « Qui est le meilleur pâtissier », ils feraient moins les malins, je vous le dis).  Bref, je suis en nage, bien énervée par mon cafouillage sur ce dessert et à la tête d’une montagne de vaisselle (j’ai l’impression de ne faire que ça les derniers temps, laver et ranger la vaisselle).  J’en ai plein les pattes, direction mon lit pour une petite sieste qui va durer quasi 2 heures au final, oups !! Connexion avec Dominique et sa sœur, puis avec mon amie Anne, ça fait partie des bons moments de la journée. Le  temps de bavarder un peu, il est temps pour nous de passer à l’apéritif. Le menu de ce Réveillon sera : Mousse de crevettes, Crumble de saumon et charlotte des Iles (alors pour ceux qui s’inquiétaient, le démoulage a été une réussite, la charlotte a tenu ses promesses). La soirée sera aussi tranquille qu’à Noël, quelques bons moments de rigolade quand même, avec les petits chapeaux dorés, langues de belle-mère, serpentins et sarbacanes que j’avais acheté pour décorer la table et amuser les enfants. Au dodo vers 23h, pas de lumière dans le quartier, tout le monde est à nouveau sorti. Pas de feu d’artifices ou de concert de klaxon (pourtant sport national ici), à peine un peu de bruit dans l’escalier vers 4h du matin (des chanceux revenus de la fête ?). Seule la pléiade de voeux échangés sur Facebook nous confirme que nous avons bel et bien entamé une nouvelle année (que j’espère riche et inspirée pour continuer à écrire).



Mardi idem à lundi. RE-cuisine, RE-vaisselle,…. Au programme : aumônières de crêpes pommes-foie gras (enfin, mousse de canard pour dire la vérité, j’ai encore le prix du foie gras de la semaine dernière en travers de la gorge) avec une petite pensée pour Soso la Normande (j’ai fait une incursion dans ta jolie région par la voie culinaire), escalopes de veau à l’italienne et mon fameux moelleux poire-vanille (le biscuit est bon, mais pour ce qui est de la crème, disons qu’on a l’impression de manger de petites mottes de beurre. Bref, passons !). Après-midi cool, connexion avec ma sœur et maman pour échanger les vœux, … qui ont duré 1h30 !! Puis spectacle des enfants (clown, magie, musique,….) et découverte de notre chez nous  redécoré par leurs soins (arghhhhh !!!). Il y en a partout, des chaises dans toutes les pièces, des serpentins pendus le long des armoires et aux fenêtres, les tables de nuit changées d’emplacement (ça me fait penser à une certaine Anne qui avait pour habitude de redécorer, voir de changer les meubles de place de ses amis en guise de blagounette de mariage. Eh oui Anne, tu pensais qu’il y avait prescription depuis le temps, mais je n’ai pas oublié la chambre pleine de « guirlandes » de papier toilette, les ballons remplis d’eau et les milliers de confettis dans le lit). Le temps pour eux de ranger (et de râler, ils trouvaient ça joli et ne voyaient pas du tout pourquoi il fallait tout remettre en ordre), et c’est à nouveau le moment de l’apéritif. Dernière journée de ce marathon culinaire, je ne suis pas fâchée, je commence à en avoir un peu assez, j’ai l’impression de ne faire que manger. Alors pour la dernière fois, je vous donne le menu : gazpacho de courgettes et vache-qui-rit (merci Dominique pour le livre de recettes à base de vache-qui-rit, c’est très utile ici), capitaine avec salsifis et burgers végétariens, et bûche glacée. Demain, retour à la normale, on range la belle vaisselle et on se contente de plats plus modestes (ce sont nos estomacs qui vont être contents.... et mon porte-monnaie aussi).

BONNE ET HEUREUSE  ANNEE A TOUTES ET A TOUS


01 janvier 2013

Divine surprise


Dimanche 30 Décembre

Ce matin, Rv à la base pour faire enlever les points de suture de Geoffrey. Je dois revenir plus tard, il y a du monde. 2-3 petites courses dans le coin, et retour à la maison. J'ai promis à Geoffrey de jouer à un jeu de société avec lui (ben oui, c'est les vacances, il faut bien les occuper). Ce sera "Destins", le jeu de la vie. Alors pour ceux qui s'en souviennent, c'est un jeu MB où il faut faire tourner une roue et faire avancer des petites voitures sur un plateau de jeu. Vous pouvez être professeur, journaliste, docteur, avoir une tribu d'enfants, ou pas,... Par curiosité, je suis allée dans les archives de l'INA retrouver les publicités de l'époque, je n'ai pas été déçue ! Super slogan et scénario élaboré : toute la famille autour d'une table qui joue et rigole, même la grand-mère, qui à cette époque là ressemblait encore à une vraie mamie du genre Nova (cheveux blancs et petites lunettes sur le devant du nez) et non à une cougar super liftée. Bon, j'ai promis, je dois m'y plier. Merci soeurette de nous avoir grâcieusement offert tous ces jeux de société dont tu ne voulais plus (il y a bien longtemps, pour son Noël, ma petite soeur n'avait commandé que ce type de jeux, et nous avons tellement joué, que je suis guérie de la "bonne paye" et du "monopoly" à vie). Avantage, Geoffrey s'occupe de la banque (tiens, les lois de la génétique qui parlent) ça lui permet de réviser ses maths l'air de rien. 


Il est temps de retourner faire enlever ces points. Tout se passe bien, le médecin est charmant et en profite pour nous faire une ordonnance pour le vaccin typhoïde (histoire qu'on soit encore plus "piqués" qu'on ne l'est déjà).

Repas puis préparation de la Charlotte des Iles pour demain soir, l'opération a l'air de s'être bien déroulée, on verra demain au moment du démoulage ! Raf rentre et là, SURPRISE, un paquet de Castelnau, de Michelle ! Armée de mon cuter, j'essaye de l'ouvrir, mais il résiste, il faut dire que Michelle a dû utiliser un rouleau entier de scotch havane pour le fermer (je vais comprendre pourquoi un peu plus tard). Je le pose sur le lit (erreur fatale) et le combat reprend de plus belle. J'ai le sourire aux lèvres, le paquet cède enfin, mettant fin au suspense qui me ronge depuis au moins 5 minutes, mais avant de rendre l'âme, c'est l'ultime vengeance, une espère de poudre brillante se répand sur le lit. C'est de la "neige" (sucre) qui m'est envoyée de France, pour me rafraîchir un peu (je pense que ce soir, je vais bien penser à vous lorsque je vais me gratter). Une jolie carte "home made" par Michelle avec un petit mot pour les fêtes de tous les amis de Castelnau, les photos de classe des garçons que j'avais commandé, et la magnifique Barbie de Collection Noël 2012 dans sa sublime robe rouge. Pour une surprise, c'est une surprise. Encore une fois, je ne m'y attendais pas, les filles ont réussi leur coup (bon, il faut dire qu'elles ont pu comploter dans mon dos sans être dérangées cette fois-ci). C'est trop beau. Je suis au bord des larmes à nouveau (même si loin, vous arrivez quand même à me faire pleurer. Trop fort). Vous aurez donc droit à un paragraphe dans mon blog, c'est mérité et la moindre des choses ! Je pose la carte et la poupée sur mon étagère, je peux voir mes cadeaux toute la journée. Ils sont la première et la dernière chose que je vois au réveil et au coucher. Trop bien. Petite tour sur Facebook pour remercier tout le monde. Les filles sont fidèles au R.V. et fières de leur surprise ! Vous êtes des amours, je vais y prendre goût, ça peut bien être Noël tous les jours comme ça ! MERCI DE TOUT COEUR !!


Exploration de la cuisine éthiopienne


Jeudi 27 Décembre


Ce soir, nous sortons pour apprendre à connaître la cuisine éthiopienne. Raf nous amène au restaurant Bafena, situé non loin de la maison, à côté du magasin Bambis, dont je vous ai déjà parlé. A l'extérieur, il y a un grand sapin décoré et une crèche illuminée (il y a une communauté copte en Ethiopie), ainsi qu'une table et des chaises, et un petit autel avec des tasses, servant à la préparation du café traditionel. L'intérieur est chaleureux, tables et chaises au centre comme dans un restaurant français, et sur un des côtés, un aménagement plus "couleur locale", avec des tables basses rondes en vannerie qu'on appelle "mesob" et qui quand elles ne servent pas, sont coiffées d'une sorte de chapeau qui fait penser à un couvercle de tajine, et de fauteuils avec et sans accoudoirs garnis de coussins brodés de la croix traditionnelle éthiopienne (qu'on retrouve également sur les vêtements). Au mur, il y a des lances, des sabres, des boucliers, des peintures et de nombreux tableaux de la vie quotidienne en Ethiopie. Raf a découvert ce restaurant avec son collègue, lors de leur semaine en commun, lorsqu'ils ont fait la tournée des endroits à connaître, comme de vrais critiques des guides touristiques. Il nous commande un assortiment, en précisant bien que nous le souhaitons sans piment (c'est une question de survie, sans quoi nous risquons d'avoir la tête qui se détache du corps tellement la cuisine est épicée). Le temps de prendre un rafraîchissement, le serveur arrive avec une bassine et une cruche pour le lavage des mains.
Ca amuse beaucoup les enfants, qui pour une fois, prennent plaisir à se laver les mains. Je mitraille, le serveur à une patience d'ange, ça ne doit pas être facile de se faire prendre en photo par les touristes tous les jours ! Nous attendons mains en l'air pour ne plus rien toucher jusqu'à ce que le plat arrive. Ce qui ne tarde pas. Et quel plat !! Le serveur nous le pose, il dépasse un peu de la table. Le fond du plat est une "injura", c'est une sorte de grande crêpe qui fait bien 1 m de diamètre, et qui est élaborée à partir de teff, une céréale qui ne pousse qu'en Ethiopie. L'injura sert à la fois d'assiette et de couverts. Elle est recouverte de diverses préparations de légumes, légumes secs et viandes, disposés en petits tas (la variété du climat éthiopien permet de faire pousser un grand nombre de féculents et de légumes). La cuisine éthiopienne est conviviale, le principe est que chacun plonge la main dans le plat posé au centre de la table (et là, Raf et moi pensons à la tête de maman si elle avait été à notre place !!). On prend des morceaux de crêpes, qui nous aident à ramasser les différentes préparations.Les enfants sont ravis de manger avec les doigts (pour une fois que c'est permis. Je sens que demain, ça va être dur de reprendre les bonnes habitudes). Il faut y aller de bon coeur et y plonger la main sans hésitation. C'est absolument DELICIEUX !! Il y a de la viande hâchée, du poulet aux oignons, du boeuf à la tomate, de la salade, du chou, des carottes et des pois chiches, le tout, délicatement cuisiné avec des épices douces. Ca sent le curry, le gingembre, ...


C'est une très belle expérience pour les papilles. Comme tout est en petits tas, on ne se rend pas compte, et on mange,on mange, on mange. L'injura s'est bien imprégnée des différentes sauces, c'est divin. Les garçons prennent de la glace en guise de dessert, Raf se commande un chai (subtilement parfumé à la cannelle) et moi un café éthiopien, qu'une dame prépare dans le restaurant devant les clients, comme je l'ai vu faire lors de mon petit goûter traditionnel d'il y a quelques semaines. Une fois torréfiés, elle fait le tour des tables et nous montre les grains . Mon café est servi traditionnellement, avec le petit seau rempli de cailloux qui dégagent une odeur d'encens boisé. Voilà une bien belle découverte culinaire, que je conseille vivement.