07 septembre 2013

C'est la rentrée

Lundi 02 Septembre


Prêts !
Ca y est, c'est la rentrée pour Geoffrey. Le voilà habillé, toilette faite et petit déj avalé à même pas 7h du matin ! Il avait hâte, "et ça va être tous les jours comme ça" me dit-il ! Sous une moiteur incroyable, parents et enfants sont alignés en rang d'oignons devant la grille de l'école, avec des kilos de fournitures scolaires et le "must have" de la saison, la serviette éponge ! En attendant l'appel, on coule de tous les côtés, bientôt on sera des fruits secs à force de se vider de toute notre eau ! Même le maquillage, pourtant waterproof, a déclaré forfait  ! Le nez goutte, le menton aussi. On sent la sueur dégouliner le long des jambes, c'est désagréable et ça chatouille ! Glam, quand tu nous tiens ! Allez c'est parti, Geoffrey en classe et moi à la maison. Il est 10h, j'en suis déjà à ma deuxième douche et à mon second changement de garde robe de la journée ! Je trouve cette moiteur insupportable, les température ont un peu baissé, mais c'est pire que début juillet avant mon départ. Après un peu de ménage, je suis à essorer comme ma serpillière !

Petite course en ville, il faut reconduire l'assurance habitation. J'aime pas trop aller en ville toute seule, mais pas le choix. Comme d'hab, les chouffs se précipitent pour te faire garer sur leurs emplacements. Bon ben va falloir assurer, s'agirait pas de se laisser marcher sur les pieds parce qu'on est une fille. Le chouff veut me laver la voiture "elle est sale madame !". Merci je sais et j'ai vu (en même temps, c'est la faute de votre vent du désert), mais c'est non ! Tu la gardes, tu la laves pas. Au retour, il y a un scooter garé derrière la voiture, des fois que je voudrais partir sans payer. C'est un autre gars qui vient, "tu peux me donner à moi, celui que tu attends c'est mon frère, c'est pareil !". OK je suis une fille, OK je ne raisonne plus qu'à 50% de mes capacités (les 50 autres % ayant déjà fondu avec cette chaleur), mais bon ! "Il est habillé comment ton frère ?". "Il a un pantalon noir". "Ben non, c'est pas ça" (bien essayé). Au final, c'est quand même bien son frère, j'essaye de me justifier qu'on ne sait jamais, un qui bosse et c'est un autre qui récolte ! Ca les a bien fait rire tous les 2, et mon chouff qui me dit que j'ai eu raison, genre c'est mon frère jusqu'à ce qu'il s'agisse d'argent ! Surprise par ma propre audace je suis ! Lol !

Geoffrey et sa rentrée, suite : tout s'est bien passé, pendant que certains enfants sortaient de l'école en disant à leurs parents avoir déjà fait une dictée, mon loulou me parle de sport, de cinéma, d'une future visite à l'aéroport pour voir les avions,.... Sympa le programme de CM1 ! Y'a pire comme première journée de classe ! Et comme ici nous avons 24h d'avance pour la date de rentrée par rapport à la France, je tiens à rassurer les papas et les mamans : au 2ème jour, l'enthousiasme de la rentrée est déjà retombé comme un soufflé au fromage, on traîne des pieds et on n'a plus envie de se lever si tôt ! Allez, bonne rentrée à tous et bon courage pour l'année qui s'annonce !


Ce mercredi matin, on va nous changer la clim de la chambre à coucher. ENFIN ! Elle était cassée depuis plusieurs mois, et notre demande de travaux n'est jamais arrivée à destination, contrairement aux 2 gars qui étaient passés constater le trépas de notre climatiseur (dont le moteur usé et fatigué a fini par lâcher) et que j'ai vu en chair et en os, preuve qu'ils  ne sont pas sortis de mon imagination ! Nous allons enfin récupérer notre chambre et notre lit, qu'on va trouver bien haut par rapport au petit matelas à même le sol sur lequel nous avons passé les derniers mois ! Gare au vertige ! C'est presque une clim high-tech, avec télécommande...... et donc mode d'emploi ! Les premiers essais ne sont pas concluants, elle tourne toute l'après-midi, en se coupant très souvent et ne rafraîchit même pas ! C'est une clim réversible, et là, j'ai comme dans l'idée qu'elle est en mode chauffage ! C'est pas comme s'il faisait chaud et moite dehors ! Bon, au final ça fonctionne, mais pas aussi bien que les anciennes qui rafraîchissent bien mieux. Eh ben on va faire avec ! Au pire, on peut retourner dormir dans la salle de jeux, ça va nous rappeler des souvenirs, et en plus j'avais moins mal au dos sur le petit sur-matelas à même le sol que sur mon lit avec le matelas "Au chic parisien chez Ali" (le nom est véridique), qui tient plus du trampoline que du matelas !

Et pour finir, je souhaite la bienvenue à mes voisins, dont je ne connais pas encore le visage, mais la voix d'un de leurs enfants (j'ai cru que notre ex petit voisin était revenu !) Welcome !

03 septembre 2013

C'est reparti pour une deuxième année

Dimanche 25 Août

Les lumières 1001 nuits du Kempinski
Réveil en fanfare ! Au cas où j'aurais encore des doutes, nous sommes bien rentrés ! Le marteau-piqueur nous réveille, plusieurs appartements de notre immeuble sont en travaux. Chouette ! On sent les vibrations à travers les étages, le sol et même le matelas ! Welcome home !

La fontaine de l'entrée by night
Il faut  remettre la machine en route, du boulot en perspective : tout sortir des valises et des sacs, faire le tri, ranger et enchaîner les lessives. Typique d'un retour de vacances quoi ! Une fois les yeux grands ouverts, inspection générale de l'appartement. Malgré qu'il ait été fermé, il est couvert de poussière. Un pinceau d'archéologue ne serait pas superflu pour retrouver nos affaires ! Entre les travaux et le Khamsin, c'est l'horreur ! Juste avant notre retour, il y a eu un bel orage qui a laissé des traînées d'eau et de sable le long des murs et du sol de la cuisine, et des parois et du bac de douche. C'est dire l'étanchéité des fenêtres ! Sur ce coup là, j'aurais bien besoin de Danièle et Béatrice, les reines du plumeau et des gants en plastique customisés pour tout remettre en état. Il va bien me falloir une semaine pour que notre home sweet home fasse à nouveau bonne figure ! Rajouter à cela qu'il va falloir se réhabituer à la chaleur et retrouver le rythme. Le matin on se lève plein de bonnes intentions, mais la chaleur et la transpiration ont vite raison de notre enthousiasme. L'après-midi on ralentit d'office, et on se contente d'activités pas trop "violentes" genre classement de papiers sous la clim ! Il va falloir également reprendre le pli de boire plus, de se contenter d'un seul robinet sans eau froide, de se cramer les fesses sur la lunette à 40° et de ne pas raser les murs de trop près pour éviter la brûlure au 1er degré, de sentir la transpiration goutter partout sur nous et de devoir se changer 3 fois par jour, de mater le super volume capillaire qui est de retour malgré les kg de cheveux en moins (mais il va faire moins le malin le volume, maintenant que j'ai le fer à lisser, na !), de constater impuissante que les poils poussent à la vitesse de la lumière (faisant notre désespoir de fille coquette, mais le bonheur et la fortune des esthéticiennes, et comme les "bottes de Yéti" ne sont ni à la mode, ni supportables par cette chaleur, pas le choix !).... Bref, tout se qui fait le charme de la vie à Djibouti ! Allez, courage, encore 10 mois à tenir ! Positivons ! Pensons Kempinski, sorties en mer, baignades, cuisine éthiopienne, copines du club, activités intéressantes,.... Ouf, ça va déjà mieux !

Après 2 jours en quasi autarcie, il a bien fallu se résoudre à aller se ravitailler en eau et vivres. Je me réjouis de sortir par cette chaleur et de revenir chargée comme une mule pour gravir tous ces étages ! Au supermarché, de nouvelles têtes, quelques familles fraîchement débarquées....et un peu larguées ! On lit la panique dans leurs yeux, on devine les points d'interrogation au-dessus de leur têtes et on voit leur air dubitatif devant les prix affichés ! Bienvenue à Djibouti ! Bon il faut dire que ça fait un choc, la première fois qu'on voit le Rambol aux noix à quasi 22€ ! Il y a de quoi avoir les noix coincées en travers de la gorge ! Un peu plus tard, la même scène de la Française nouvellement parachutée qui ne comprend pas pourquoi elle ne peut pas acheter de carte téléphonique dans un bureau télécom ! Courage madame, vous allez vous y faire ! Je suis passée par là aussi il y a quelques mois, il faut vous trouver une plus ancienne qui vous prendra sous son aile et vous coachera pour vous aider à survivre en milieu hostile ! A ce propos d'ailleurs, un grand merci à celles qui l'ont fait pour moi, principalement Geneviève et Patricia ! Merci les filles ! Du coup c'est moi qui sourit sous cape en voyant les nouvelles "recrues" et en pensant à leurs futures aventures ! On rit, mais on ne se moque pas !


D'ailleurs à ce propos, je voudrais en profiter pour faire taire une rumeur qui court sur mon compte depuis quelques temps (merci les collègues de Raf), qui dit que quand vous passez à l'aéroport CDG, terminal 2E, il y a, par endroits, de profondes traces de griffures sur le sol et les murs, témoins de mon envie folle de prendre l'avion pour Djibouti, et qu'il a fallu me traîner de force ! Lol ! Ce n'est qu'une légende urbaine !

Samedi, on finit le week-end (ben oui, pour nous c'est la fin du week-end) et on débute la deuxième année par un dîner au Kemp, histoire de se remotiver ! Au programme, buffet américain-Tex Mex : Hamburgers et frites, maïs, porc sauce BBQ, pdt farcies, wraps, tortillas,...... Je goûte à l'enchilada de poulet qui est très bonne, épicée juste comme il faut. Au dessert, cookies, cupcakes, donuts,.... Au final, le buffet est plus mexicain, qu'américain et n'égale pas celui du vendredi. Mais ça a été une bonne soirée de retrouvailles . La première d'une nouvelle série !

Mon assiette gourmande

01 septembre 2013

C'est la fin des vacances !

Jeudi 22 Août

Que serait Paris sans sa Dame de fer ?

Ca y est, la période tant attendue des vacances touche à sa fin, aujourd'hui, c'est rangement et préparation des bagages. Et il faudra bien la 1/2 journée pour tout remettre en ordre et essayer d'optimiser le moindre recoin dans la valise et les sacs. Je repars avec 1 sac en plus, mais aussi l'homme musclé qui avec avec pour le transporter ! Comme 2 semaines plus tôt, si les fermetures lâchent, tout nous explose au visage ! Vendredi 23, direction la gare de Mâcon pour nous rendre à Paris chez Ben et y passer la dernière journée avant le grand départ de samedi. Les enfants ne sont jamais allés à Paris, c'est l'occasion, et comme ça nous sommes déjà sur place pour prendre l'avion, on ne sait jamais (une grève est si vite arrivée). Le voyage est tranquille, les enfants ont bien aimé le train et nos sièges situés dans le duplex haut. Le trajet jusque chez Ben est un chemin de croix (oui, encore un)  tant les bagages sont lourds dans ce dédale de couloirs sans fin du métro (je me demande franchement comment font les non-parisiens pour s'y retrouver). Les enfants trouvent l'appartement petit, et Gab se demande où est la salle de jeux !

Jardin des Tuileries
Pique-nique au jardin des Tuileries sous un soleil radieux puis direction la Tour Eiffel où il a été impossible de monter tant les files d'attente étaient impressionnantes (idem pour les toilettes qui ont été carrément fermées pour cause d'embouteillage ! T'avais envie ? Eh ben tant pis pour toi !). Retour par les berges de la Seine aménagées avec bars, jeux, musique, jardins flottants,....
Petite pause sur les berges de la Seine
Au total, 3 heures de marche dans Paris et mes pieds qui demandent grâce ! Mais à peine le temps de se poser, on repart pour l'étape culturelle du jour, petit détour par le Louvre pendant 2 heures, il n'y a pas d'âge pour se cultiver (et pour moi, un petit flash-back, me voilà transportée quelques années en arrière, en plein cours d'histoire de l'art. Spéciale dédicace à Simone mon prof, à ses dias des années 60 et à ses colliers d'art barbare. Mes petits copains de tourisme se souviendront !). Geoffrey rêvait de voir la Joconde, et Gabriel s'est fait remarquer par un "on ne court pas dans le Louvre" (désolée, il n'a pas l'habitude, il n'y a pas de musée là où nous habitons) ! 2 heures au pas de charge, on finit la visite par des chutes en série dans les escaliers en marbre ! La soirée se termine à la fête foraine des tuileries, avant un bon repos bien mérité avec 5 couchages dans 28m2 (et Ben qui dort dans la cuisine, et dont je soupçonne que les pieds ont dépassé dans le couloir, lol) ! Bien sympa cette halte, merci Ben !

On laisse une trace de notre passage
Et nous voilà déjà samedi, jour du retour vers la fournaise ! Dès 9h30, tout est bouclé, nous voilà harnachés comme des chevaux de trait, direction le métro et le RER pour aller à l'aéroport. Toujours pas simple de déambuler dans les couloirs du métro avec nos 80 kg de bagages ! Arrivée sans encombres après 1h de trajet, l'urgence c'est de se débarrasser de nos valises ! Comme d'hab, mon "mauvais" fluide fait que je ne peux pas imprimer ma carte d'embarquement à la borne, il faut demander l'aide de l'hôtesse ! Heureusement que nous sommes assez tôt, pas besoin de paniquer (de trop). Fardeaux déchargés, on passe dans la zone d'embarquement, et l'étape suivante consiste à remplir les estomacs. Et là, le choc, je me retrouve déjà à Djibouti quand je regarde les prix des produits de la cafétéria : 4.95€ le coca, entre 8 et 12€ le vulgaire sandwich, presque 5€ le yaourt ! Non mais c'est quoi ce délire ?! On a beau être à Paris, faudrait voir à ne pas exagérer ! Ce n'est pas un restau étoilé avec vue imprenable tout de même ! Ca reste une cafet' avec des sandwich banals et vue sur les pistes de l'aéroport ! Et ce n'est pas parce que le nom est très "fashion", qu'il faut payer le prix qui va avec ! Au 1er étage, ce n'est pas mieux, rien ne nous convient ! Tant pis, plutôt que de jouer les touristes pigeons, on se cale avec les bonbons à la fraise que Dominique nous a donné en attendant le repas servi dans l'avion ! Mon conseil du jour : mieux vaut manger avant la zone d'embarquement, votre porte-monnaie vous remerciera !
La Victoire de Samothrace
Petit cachet anti mal des transports, et c'est parti, au milieu de nouvelles familles et de têtes plus connues ! Qui va être malade ? Les paris sont ouverts, réponse à la fin du chapitre ! Décollage un peu retardé pour cause de petite dame qui avait momentanément égaré un passeport en changeant 3 fois de place dans l'avion (avec toutes les familles à bord, toutes n'ont pas pu trouver des places les unes à côté des autres). Il est plus de 15h, nos estomacs voient enfin leur patience récompensée, le déjeuner est servi ! Le vol se passe bien entre repas, films, petite sieste (c'est l'exploit du jour, j'ai réussi à lâcher prise et à dormir un peu) et baby-sitting (la dame devant moi avait 3 enfants dont 1 bébé que j'ai eu de temps en temps dans les bras quelques instants). Nous arrivons en avance à Djibouti, il fait encore 35° ! Il fait donc chaud, nous sommes fatigués, mais il faut encore et toujours se soumettre aux formalités de police et sourire sur la photo (quand on peut encore). On reprend le chemin de la maison, un dernier effort avec les bagages et tous nos étages, c'est le retour dans notre étuve ! Ca y est les vacances sont vraiment finies ! Welcome to reality !

La Vénus de Milo
P.S. : réponse à la devinette posée plus haut : c'est Geoffrey, qui nous a fait son "vomito" alors que l'avion était à l'arrêt et nous déjà dans les couloirs pour en sortir ! Donc merci à la dame encore assise pour le sachet et la petite serviette !

Mona Lisa et son sourire énigmatique